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Le représentant du Polisario à Madrid cité à comparaître devant un tribunal espagnol pour esclavagisme
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 07 - 12 - 2007

Le représentant du Polisario à Madrid, Brahim Ghali, doit comparaître le 10 décembre devant un tribunal de Murcia, suite à une plainte pour esclavagisme à Tindouf.
Soltana n'aurait peut-être jamais imaginé que ses bourreaux soient un jour traduits en justice. Aujourd'hui, elle peut même crier victoire face à ses geôliers. Elle a réussi, grâce à ses parents adoptifs en Espagne, à porter une affaire digne d'un autre âge devant un tribunal de Murcia. Les péripéties remontent à l'été 2002, quand cette fille, âgée de 14 ans, est arrivée à Murcia, en provenance des camps de Tindouf, à l'invitation de «l'Association des amis du peuple sahraoui», à l'origine des colonies de vacances organisées à Murcia au profit des enfants de Tindouf. Passées les vacances, et alors que les enfants sahraouis se préparaient à regagner les camps du Polisario, l'ONG espagnole découvrira que la petite Soltana s'était enfuie. Elle sera retrouvée dans un centre d'accueil des mineurs nommée Santo Angel, basé à Murcia. «Je veux plutôt mourir en Espagne que retourner à Tindouf », dira la petite Soltana, après avoir été interrogée par la présidente de l'ONG «amie du peuple sahraoui», Rosa Maria Sanchèz, citée par le quotidien El Païs, dans son édition du 17 janvier 2007. Cette dernière, connue pour sa sympathie à l'égard du Polisario, ne savait pratiquement pas qu'elle allait se trouver au cœur d'un scandale inédit.
Elle réalisera, avec son époux Gregorio Martinez, que la petite Soltana, au teint noir, était employée en tant qu'esclave par une famille sahraouie appelée El Bardi, qui n'avait pas la même couleur de peau qu'elle, et que sa mère biologique était originaire de la région de Zouérate, en Mauritanie. Informée de l'affaire, une ONG mauritanienne chargée de la lutte contre l'esclavage ouvre une enquête.
Cette ONG n'est autre que SOS Esclave, en pointe dans le combat contre la pratique de l'esclavage en Mauritanie. « Après plusieurs interviews avec Knana (mère biologique), notre représentant en Zouérate (lieu de naissance de Soltana) pense que c'est fort probable que Gueiwarra El Bardi (employeur de Soltana à Tindouf) soient les “propriétaires” de Knana et de sa fille», conclut l'enquête de SOS Esclave, citée par le quotidien El Païs, le 12 mars 2007. Une conclusion qui sera confirmée par des témoignages émouvants de la petite Soltana. «Quand j'étais petite, ma mère (Knana Saleck) m'a abandonné avec une autre famille (El Bardi) afin de me traiter aussi mal (…) Etre esclave chez cette famille était très dur (…) Si je ne me réveille pas pour le matin, on me réveille avec de l'eau froide», témoigne la petite Soltana, sur les colonnes de la presse espagnole. Un témoignage à la limite d'un véritable coup de massue. Mais voilà : Aux grands maux, les grands remèdes. La présidente de cette ONG, Rosa Maria Sanchèz, décide de devenir la mère adoptive de la petite Soltana. Et ce n'est pas tout … Rosa Maria était convaincue que ce geste n'était pas pour panser la plaie profonde de Soltana. Elle a décidé de porter l'affaire devant la justice, en poursuivant «les amis d'hier» devenus «les ennemis d'aujourd'hui». Elle portera plainte contre la direction du Polisario, auprès d'un tribunal de Murcia. Le représentant du Polisario à Madrid est cité à comparaître le 10 décembre devant ce tribunal, où il sera confronté aux témoignages de la petite Soltana. Une fille qui porte bien son nom, puisque d'esclave elle devient désormais le symbole de la lutte contre l'esclavage dans les camps de l'horreur.

Indignation de la
communauté internationale
Une vague d'indignation se déclenche suite aux témoignages livrés sur l'esclavage à Tindouf par deux reporters australiens, sur la base de leur investigation en mai dernier dans les camps de Lahmada. Les deux reporters, Violeta Ayala et Daniel Fallshaw, qui se trouvent actuellement en voyage aux Etats-Unis, avaient rédigé un rapport cinglant sur cette pratique institutionnalisée et courante dans les camps, suscitant des réactions énergiques de la part de plusieurs organismes internationaux. Le Comité américain pour les réfugiés et les immigrants a récemment réagi à la poursuite de cette pratique, en précisant que ces actes, avalisés par la direction du Polisario, viennent remettre sur le tapis la question des violations des droits de l'Homme devenues « endémiques » à Tindouf. Une association des Marocains établis aux Etats-Unis a par ailleurs saisi le secrétaire général de l'ONU, dans une récente lettre où elle a appelé Ban Ki-moon à ouvrir une enquête sur cette affaire. «A l'heure où les Nations unies et son Conseil des droits de l'Homme s'activent pour défendre et protéger les droits de l'Homme, l'esclavage semble être une pratique institutionnalisée dans les camps de Tindouf», écrit l'Association «Le Congrès des Marocains aux Etats-Unis». Une autre ONG américaine, nommée «Together Fundation», a invité dernièrement des journalistes accrédités auprès de l'ONU, à suivre un film documentaire réalisé par les deux journalistes australiens auprès d'esclaves séquestrés à Tindouf.


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