Agence de développement social : le syndicat met en garde El Moussali contre le retour des protestations    11ème édition des Bâtisseurs de l'Economie Africaine : Hassan Sentissi El Idrissi primé à Abidjan    Enfin, les retrouvailles!    Réunion entre Benchaâboun et le président du Groupe de la BAD    Euro 2020 : 15 pays des 16 qualifiés dans le Top 25 du classement Mondial    L'ex académicien, Abdelwahed Wahib prolonge au Havre AC    Beach-Volley (JO) : Les Lions de l'Atlas dominent les Aigles de Carthage    Pass vaccinal: les précisions de la RAM    Pacte national pour le développement : Les consultations avec les partis politiques vont bon train    Interview avec Emmanuel Dupuy: « La reconnaissance américaine de la marocanité du Sahara est en stand-by »    Journée mondiale des Réfugiés: Le Maroc, pays référent en matière d'asile    Algérie : La liste des détenus politiques s'allonge    Cryptomonnaie. Abdellatif Jouahri s'exprime sur l'état d'avancement au Maroc [Vidéo]    Benchaâboun reçoit le trophée du "Ministre des Finances de l'année"    La fédération marocaine des professionnels du sport vient de voir le jour    Les aéroports du Maroc accueillent 195.547 passagers à travers 1.857 vols du 15 au 21 juin    Les tartarinades du président Tebboune    Sahel: Qu'essaie de manigancer la junte algérienne?    Sahara Marocain: Biden continue de doucher les espoirs d'Alger    Services publics : comment la nouvelle Charte sera appliquée    La CGEM élue membre du conseil d'administration de l'OIT    Violations des droits de l'Homme de la population sahraouie et des migrants : l'Algérie doublement coupable    Etalé sur une durée de 5 ans : Narsa scelle un partenariat avec l'Université Mohammed VI des sciences de la santé    36% des migrants au Maroc sont en situation irrégulière    Mehdia : L'afflux massif sur la plage inquiète !    LE RETOUR À LA NORMALE    Résistance aux antimicrobiens : le Maroc prépare son Plan d'action national    Maroc: Nouvelle condition pour les voyageurs en provenance d'un pays de la liste B    Philanthropie : Aawatif Hayar accueille le Lions Club Unité ENCG Casablanca    Rabat : Lancement du projet « Nouzhati »    Prix du Maroc du livre 2021 : L'appel à candidatures est lancé    Brésil: le ministre de l'Environnement annonce sa démission    Dossier Hakimi: l'Inter Milan rejette les offres de Chelsea et du PSG    Hakan Calhanoglu s'engage avec l'Inter Milan    Les Suns s'imposent sur un dunk à la dernière seconde    L'ex-président Mohamed Ould Abdel Aziz écroué    Washington demande le retrait des forces étrangères    Commémoration du 80ème anniversaire de l'agression de l'Allemagne nazie contre l'URSS.    L'Angleterre bat la République tchèque et s'adjuge la 1re place    Ouverture des candidatures pour l'édition 2021    Oujda : première exposition individuelle de l'artiste peintre Fatiha Rabhi    Le 42e moussem d'Asilah, une manifestation pluridisciplinaire d'envergure    Paysage après le Covid...    Netflix : Steven Spielberg signe un contrat réaliser une série de films    Les Marines chantent la Marocanité du Sahara    Maroc. Les greniers de Souss-Massa pourraient être les premières banques au monde    Trafic des armes à feu : l'administration Biden instaure des unités spécialisées dans certaines villes    Le rallye-raid aura son championnat du monde en 2022    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





France : Sarkozy lâche Al Assad
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 28 - 04 - 2011

Depuis le début des événements de la Syrie, la diplomatie française ne pouvait imaginer même dans ses pires cauchemars l'application du même traitement réservé à Mouammar Kadhafi.
La situation de Nicolas Sarkozy à l'égard de la Syrie devenait réellement intenable. Il ne pouvait se pavaner sur le théâtre libyen comme le chantre de la démocratisation du monde arabe, fusse-t-elle par la force et rester discret, voire silencieux sur la crise syrienne qui, toutes proportions gardées, possède de nombreuses similitudes avec le cas libyen. Depuis le début des événements de la Syrie, victime elle aussi de ce vent de liberté et d'aspiration démocratique, la diplomatie française ne pouvait imaginer même dans ses pires cauchemars l'application du même traitement réservé à Mouammar Kadhafi. Le Syrien Bachar Al Assad était décrit comme une pièce maîtresse du fragile équilibre de cette région qu'une petite étincelle pourrait faire imploser. Même quand la situation sécuritaire atteignait des niveaux d'alerte insupportables, Nicolas Sarkozy se contentait de faire parler la langue indignée de son ministre des Affaires étrangères Alain Juppé. De la mobilisation de la communauté internationale pour obliger le régime de Bachar Al Assad à se démocratiser, il n'en était pas question. Ce serait, pensaient les plus réalistes des diplomates, donner un coup de pied irresponsable dans un nid d'abeilles au dard empoisonné. C'est qu'entre Nicolas Sarkozy et Bachar Al Assad, la relation était beaucoup plus imbriquée, plus stratégique que celle qu'il entretenait avec des hommes comme Zine El Abiddine Ben Ali ou même l'Egyptien Hosni Moubarak. Avec le président syrien, Nicolas Sarkozy réalisa sa seule et vraie rupture avec l'ère de Jacques Chirac. Tandis que l'ancien président de la République poursuivait de sa haine et de sa vengeance le maître de Damas qu'il accusait d'avoir fomenté l'assassinat de son ami l'ancien Premier ministre libanais Rafiq Hariri, Nicolas Sarkozy se prit d'une soudaine passion pour Bachar Al Assad qu'il aida, parfois de manière ostentatoire, à soigner son image, au risque de jouer son attaché des relations publiques internationales. On voyait mal Nicolas Sarkozy changer de fusil d'épaule avec cette rapidité. La Syrie n'est pas la Libye et Bachar Al Assad n'exerce pas sa dictature avec la même brutalité que celle dont a fait preuve le rais libyen acculé à défendre un pouvoir chancelant et une influence qui se rétrécit à vue d'œil. Mais depuis que l'armée syrienne a utilisé des chars blindés pour casser les foyers de la contestation, Nicolas Sarkozy n'eut d'autres choix que de hausser le ton à l'encontre de Bachar Al Assad. Il l'avait fait à Rome après avoir donné son feu vert à ce que ses diplomates à l'Onu participent à générer une résolution qui condamne avec la plus grande solennité la politique du gouvernement syrien et qui envisage une série de sanctions ciblant des personnalités syriennes les plus impliquées dans le massacre de civils innocents. Nicolas Sarkozy a opéré ce tournant syrien sans aucun doute pour deux raisons principales. D'abord pour éviter les attaques de son opposition domestique qui commence à engranger des bénéfices en pointant les contradictions de sa posture sélective. Ensuite pour garder une cohérence qui justifierait toutes sortes de difficultés, que la coalition inspirée et menée par les Français rencontrent sur le théâtre libyen. Nicolas Sarkozy, qui semble avoir avancé à reculons sur le dossier syrien, pourra toujours se consoler par l'impossible consensus international à trouver aujourd'hui pour organiser une intervention militaire contre la Syrie.

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.