Covid-19 : le Maroc dément avoir fermé l'accès à quelques villes du pays    Maroc: report des festivités de la fête du Trône    BTP/Maroc: Les ventes de ciment progressent de 24,4% à fin juin (DEPF)    La Bourse de Casablanca dans le vert du 19 au 23 juillet    Aéroport d'Essaouira: forte chute du trafic aérien à fin juin    Covid-19 au Maroc: la vaccination élargie aux 25-29 ans    DGSN : Attaque à l'arme blanche dans un café, trois multirécidivistes interpellés    VIDEO// Paris - Cap Vert à vélo, l'incroyable challenge climatique de Nordine Fayek    Covid-19: les centres de vaccination ouverts tous les jours jusqu'à 20 heures    Casablanca-Settat : Les entreprises du secteur privé appelées à privilégier le télétravail    L'ICESCO apporte un fort soutien au système éducatif au Maroc    JO-2020 : Le programme de dimanche    JO Tokyo : Le programme des Lions de l'Atlas    JO-2020 (taekwondo/-58 kg) : Médaille d'argent pour le Tunisien Khelil Jendoubi    Une délégation américaine de haut rang en visite au Maroc dans les prochains jours    Pegasus : selon Me Olivier Baratelli, l'objet de la procédure lancée est de faire tomber les masques    La DGM se dote du supercalculateur le plus puissant des centres météorologiques africains    Pluies de mousson en Inde: au moins 76 morts et des dizaines de disparus    Maghreb-Afrique subsaharienne. Les hypothèses injustifiées de certains think tanks allemands [Par Lahcen Haddad]    Compteur Coronavirus : Explosion des contaminations, 5.494 nouveaux cas en 24H !    JO / Foot féminin : Deux joueuses ont marqué 7 buts lors du match Zambie-Chine (4-4)    La 4ème édition du festival du film éducatif pour les enfants des centres d'estivage du 28 au 31 juillet    Le marché monétaire retrouve légèrement son souffle (AGR)    Port d'Essaouira : Les débarquements de la pêche côtière et artisanale en baisse de 55% à fin juin    Décès de l'ancien dirigeant sportif Mohamed Moufid, à l'âge de 80 ans    Hakim Ziyech vers un prêt au Milan AC ?    JO-2020: le programme des épreuves olympiques perturbé par un typhon    368 migrants secourus en Méditerranée par la Marine royale    Un élan de développement tous azimuts, grâce au programme « Al Hoceima, Manarat Al Moutawassit »    La moyenne des délais de paiement à 40,4 jours à fin juin 2021 (DEPP)    ONU : la réunion de haut niveau de l'Assemblée générale en septembre, en présentiel à New York    Tunisie: prolongation de l'état d'urgence de six mois    France : les députés adoptent le projet de loi controversé visant l'islamisme    Fête du Trône 2021: les festivités et cérémonies reportées    Noyades : L'OMS appelle à l'action pour prévenir une cause majeure des décès    Fête du Trône: Report des festivités    Parlement: Présentation du PLF-2022, mercredi prochain    En Allemagne, 180 morts dans les inondations, selon un nouveau bilan    Maroc/Météo: Temps chaud, ce samedi 24 juillet    Israël rejoint l'Union africaine en tant qu'observateur    Le message du roi Mohammed VI au président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi    Pegasus. Les pseudos révélations ne valent rien    Une première, Rhita, chanteuse marocaine sur le billboard du Times Square    Magazine : Khadija Alami, fée et gestes    Festival : Khouribga accueille son premier navet    [Interview avec Sonia Noor, chanteuse, guitariste et compositrice] Le patrimoine marocain, un trésor à préserver et à transmettre    Une cérémonie en présence de sa veuve Hélène : Le legs de Abderrahmane Youssoufi pour les générations futures    Le monde de la culture en deuil : Le penseur et écrivain Mohamed Sabila n'est plus    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Deux ex-policiers français rejugés pour le viol d'une Canadienne
Publié dans Barlamane le 20 - 06 - 2021

Ils avaient été condamnés à sept ans de réclusion pour le viol en 2014 d'une touriste canadienne au siège de la Police Judiciaire (PJ) à Paris: deux anciens policiers sont rejugés à partir de mardi.
Lors du premier procès en janvier 2019, Antoine Quirin, 42 ans, et Nicolas Redouane, 51 ans, ex-membres de la prestigieuse Brigade de recherche et d'intervention (BRI), avaient été reconnus coupables du viol en réunion d'Emily Spanton, aujourd'hui âgée de 41 ans.
Dans son verdict, la cour d'assises de Paris avait mis en avant «les déclarations constantes» de la victime, jugeant que les accusés avaient, eux, fait des «dépositions évolutives (…) peu crédibles».
La cour avait également pris en compte «la particulière gravité des faits commis à l'encontre d'une femme sous l'emprise de l'alcool» et le «lieu de commission des faits», qui était alors le siège de la police judiciaire, en plein centre de la capitale.
Ces deux fonctionnaires, Emily Spanton les avait croisés le 22 avril 2014 dans un pub proche de l'Ile de la Cité. Bière, whisky, l'alcool avait coulé à flots et l'ambiance était au flirt. Peu après minuit, la Canadienne, très alcoolisée, et des policiers de la BRI s'étaient rendus au «36, Quai des Orfèvres» pour une visite nocturne.
«J'avais beaucoup bu, je me voyais mal rentrer à l'hôtel dans cet état et je pensais qu'en allant dans un commissariat, je me sentirais plus en sécurité», avait-elle expliqué aux enquêteurs, en rappelant que son père était lui-même policier au Canada.
Mais vers 02H00 du matin, en quittant les locaux de la PJ en état de choc, Emily Spanton dénonçait aussitôt un viol collectif. Des allégations contestées par les accusés. Les policiers ont «agi comme des soudards», avait dénoncé Philippe Courroye, l'avocat général en première instance.
«Des faits précis»
«Ce soir-là, ils n'étaient pas la police mais des usurpateurs indignes de brassards et ils se sont comportés comme ceux qu'ils pourchassent», avait tranché la magistrate. «Mon intime conviction, c'est qu'au cours de cette nuit du 22 au 23 avril, dans les locaux de la BRI, Emily Spanton a bien été une victime non consentante d'actes sexuels».
Rejugé pendant trois semaines, M. Redouane, actuellement sous contrôle judiciaire, va «contester fermement les accusations portées contre lui», assure un de ses avocats, Me Pascal Garbarini.
«Il n'est pas acceptable que des accusations non étayées et non corroborées soient suffisantes pour condamner un homme», estime-t-il à la veille du procès, en espérant «que le contexte actuel du mouvement #Metoo sera absent du dossier».
En première instance, des «éléments scientifiques et techniques», dont des expertises ADN et des analyses de téléphonie avaient néanmoins fragilisé la version des accusés.
D'abord l'examen médico-judiciaire de la victime, qui avait révélé une lésion gynécologique traumatique. Ou encore ce message compromettant envoyé par Nicolas Redouane à un collègue.
«Les accusés ont été condamnés sur des faits précis: l'ADN, la téléphonie, la vidéosurveillance, ce n'est pas un dossier parole contre parole», assure pour sa part Me Sophie Obadia, une avocate d'Emily Spanton. «Ma cliente n'a jamais varié dans ses déclarations et est tout à fait crédible». Emily Spanton sera de nouveau présente à l'audience.
Dans un entretien récemment accordé au magazine Elle depuis le Canada, elle a expliqué vivre toujours chez ses parents, notamment en raison du «sentiment d'insécurité» qu'elle a toujours, sept ans après.
«J'avais 34 ans au moment des faits. J'en ai 41 aujourd'hui. J'ai dû accepter l'idée que je n'aurai jamais d'enfants», dit-elle. Le verdict est attendu le 8 juillet.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.