Le ministère de l'Intérieur fait une annonce importante    Automobile : Le Maroc importe 1,1% de voitures espagnoles en 2021    Risques climatiques: la Banque mondiale soutient le Maroc    Energie renouvelable: Des Israéliens à l'assaut du marché marocain    Immobilier : l'offre et la demande sur les appartements se dynamisent    Tunisie: la nouvelle constitution adoptée à près de 95% des voix    Transfert de Ziyech: Man United fait une offre à Chelsea mais...    Universités marocaines : Grandes absentes du Classement de Shanghai    Incendie de forêt près de M'diq: les précisions du procureur du roi    Météo Maroc: temps assez chaud et rafales de vent ce mercredi    Pour la fête nationale, les Gabonais choisissent Laâyoune, une première    La police de proximité au centre du nouveau numéro de la revue de la Gendarmerie royale    «La Marocanité du Sahara, une vérité incontestable, le plan d'autonomie, un choix stratégique»    Au moins 50 morts depuis juin au Nigeria    L'armée se retire du Mali après plus de neuf ans d'intervention    Dossier Spécial: Fête du Trône 2022    Géopolitique, l'humanité en « stand by », comment réinventer l'ordre mondial ?    La tribu Ouled Dlim réitère son engagement au processus de développement régional    Liverpool cale encore contre Crystal Palace    En attendant fin novembre prochain...    Programme PRIM : 5 projets en matière de migration sélectionnés dans l'Oriental    Covid-19 au Maroc : 100 nouvelles infections et aucun décès ce mardi    Un film brésilien remporte le Léopard d'Or    La pièce « Al Majdoubia » de Sami Saâdallah remporte le Grand Prix    Le Maroc prépare son dossier de candidature    Abdallah Bouhamidi: Quand le vélo devient un moyen de mesure du degré de la civilisation    Le Maroc, un pays très dépendant du cash, selon une étude    Criminalité: opération coup de poing du pôle DGSN-DGST à Fès    Covid-19 / Maroc : La situation épidémiologique au 16 Aout 2022    Jerada: trois morts par asphyxie au dioxyde de carbone dans un puits d'extraction de charbon    Casablanca / Film éducatif : « La dernière vague » décroche le Grand Prix    Khadija El Bidaouia rassure ses fans et garde espoir (VIDEO)    La Turquie annonce le départ de 5 navires supplémentaires de céréales ukrainiennes    20e édition de L'Boulevard : Le Tremplin du 23 au 25 septembre au R.U.C Casablanca    Lions de l'Atlas. Adil Ramzi: «Je contacterai Ziyech, une fois nommé adjoint de Regragui»    Ligue des champions de la CAF (Dames) : L'AS FAR exemptée des éliminatoires zonales en cours (Agadir)    Crise sino-américaine : Mise en garde US contre les manœuvres chinoises "irresponsables"    Football : le tirage au sort de la Botola Pro D1 et D2 le 19 août    Tournoi feu Ahmed Ntifi : L'Oriental accueille la 34ème édition    Revue de presse quotidienne de ce mardi 16 août 2022    Immigration clandestine: L'UE alloue 500 millions d'euros pour soutenir le Maroc    Le jury du Prix international Booker 2023 présidé par la Franco-marocaine Leïla Slimani    Festival des Marocains du Monde d'Imilchil : Forte participation de la diaspora marocaine    Kitesurf : La 7ème édition de «Dakhla Downwind Challenge» se poursuit jusqu'au 20 août    Dette intérieure : Un encours de 666,1 milliards de dirhams à fin juillet    HCP. 3 chômeurs sur 10 sont des jeunes    Afrique du Sud: Jacob Zuma bataille contre son renvoi en prison    Le Celtic pense toujours a Ryan Mmae    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



En Algérie, les étranges manœuvres d'un président mal élu pour se survivre
Publié dans Barlamane le 06 - 07 - 2022

L'Algérie a célébré mardi le 60e anniversaire de son indépendance après 132 ans de colonisation française. Isolé, confronté à de graves problèmes politiques, le régime algérien veut trouver le temps et les moyens de s'intéresser aux affaires du monde, mais avec de vieilles recettes : le populisme paternaliste qui s'empare de la cause palestinienne et qui s'en tient, surtout, aux constats et aux dénonciations ; sans s'engager dans le maquis des conclusions politiques concrètes.
Vainqueur mal élu de la présidentielle contestée du 12 décembre 2019 en Algérie et considéré comme illégitime par le puissant mouvement de contestation qu'il a durement matraqué, Abdelmadjid Tebboune, qui a remporté le scrutin ayant connu la plus faible participation de toutes les présidentielles pluralistes en Algérie (39,38 %), se sait très faible. L'homme, qui n'a été élu que par 20 % des inscrits et qui est soumis au bon vouloir du haut commandement militaire, se permet tout pour se survivre.
Si les grands hommes d'Etat sacrifient leurs fantaisies et leurs passions aux intérêts dont ils ont la garde, il paraît que M. Tebboune, poussé à bout, est résolu à détourner les symboliques du pays pour ses propres fins. Toutes les élections, le référendum sur la révision de la Constitution ainsi que le prochain sommet arabe ont été annoncés pour le 1er novembre est le jour anniversaire du début de la guerre d'indépendance de l'Algérie (1954-1962), un jour savamment orchestré par le régime.
Le nombre et la fréquence des démarches du régime algérien pour être audible sont incalculables. Abdelmadjid Tebboune a réuni mardi 5 juillet à Alger le président palestinien Mahmoud Abbas et le chef du mouvement islamiste palestinien Hamas, Ismaïl Haniyeh, pour assister aux festivités marquant le 60e anniversaire de l'indépendance de l'Algérie. Abdelmadjid Tebboune et son homologue palestinien ont par ailleurs cosigné un document portant baptisation d'une rue à Ramallah, en Cisjordanie occupée, du nom de l'Algérie. Les observateurs s'accordent à dire que le président algérien a déployé à cette occasion un zèle maladroit pour s'approprier la question palestinienne, vitale pour sa diplomatie agonisante qui se règle invariablement sur la température politique générale du pays.
Triste jeu en fin de compte, car il sacrifie la cause la paix au Proche-Orient à ce misérable calcul d'infiniment petits qu'on nomme parfois pompeusement en Algérie raison d'Etat. Le régime algérien donne par là une preuve péremptoire tout aussi bien de sa mauvaise volonté envers les bonnes causes que de ses dispositions plus qu'équivoques à l'égard de la politique internationale.
Personne, en revanche, n'a été étonné de la présence de Brahim Ghali, un homme accusé, entre autres, d'«arrestation illégale, tortures et crimes contre l'humanité», «génocide», «assassinat», «terrorisme», et «disparitions». La politique algérienne ne connaît pas les scrupules. Occupée de créer des embarras au Maroc, elle est médiocrement touchée des vrais intérêts du moment. Le président algérien; très timoré, se sert de beaucoup de choses, de beaucoup de gens et surtout de son pays, pour ne pas disparaître politiquement.
Kais Saied, le président tunisien, invité aux festivités, joue lui aussi ses dernières cartes. Il veut instaurer un système présidentiel accordant de très larges pouvoirs au chef de l'Etat sans véritables institutions intermédiaires. Dans une sortie qui a fait l'effet d'une bombe, Sadok Belaïd, juriste éminent, a affirmé dans une lettre publiée dimanche par la presse que la version de Kais Saied n'avait rien à voir avec celle qu'il lui avait remise, avertissant que le projet qui sera soumis à référendum le 25 juillet pourrait «ouvrir la voie à un régime dictatorial». Sûrement, le président tunisien a été mal inspiré par un voisin qui n'a jamais aux lèvres les mots de liberté et de garanties constitutionnelles.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.