Le projet de loi réorganisant l'Académie du Royaume disséqué en commission parlementaire    La Chambre des représentants salue l'interaction positive du gouvernement et sa position face à plusieurs propositions de loi    Post-Brexit : une opportunité pour le Maroc et le Royaume-Uni    Tabacs bruts et manufacturés: ce qui va changer avec le nouveau projet de loi    Sahara: le Bahreïn toujours aux côtés du Maroc    Abderrahim Benyazghi, directeur du Centre régional de transfusion sanguine de Fès    Tennis : Trois lieux pour trois milieux...    Le Maroc prend part au débat RésiliArt de l'Unesco    Paul McCartney sort un nouvel album solo enregistré pendant le confinement    Rabat: le roi Mohammed VI a présidé une séance de travail    Bourita s'entretient au téléphone avec son homologue maltais    Cri de détresse pour des jeunes disparus après avoir tenté de rejoindre l'Espagne    France: le couvre-feu étendu à d'autres départements    Le Think-Tank IMIS étudie la chaîne de valeur du textile marocain post-Covid    Le président libanais entame les consultations pour désigner un Premier ministre    Relations maroco-indiennes : une grande dynamique insufflée aux relations bilatérales    Driss Lachguar reçoit l'ambassadeur de Palestine à Rabat    Une cinquantaine d'exécutions en un mois en Egypte    France: alerte à la bombe dans une gare à Lyon    Evolution du Coronavirus au Maroc : 4151 nouveaux cas, 186.731 au total, jeudi 22 octobre à 18 heures    Covid-19, la CGEM met en garde les entreprises    Najlae Benmbarek: une consœur à la tête de la diplomatie publique    L'AMMC lance l' application Quiz Finance pour se familiariser avec le marché des capitaux    El Said, le milieu sensationnel et expérimenté de Pyramids    Le Maroc est-il menacé par un ouragan ? Une source sûre répond    Benslimane: l'administration de la prison locale dément les allégations publiées concernant la contamination d'un détenu par le Covid-19    Maroc : le confinement propice aux cyberattaques    Demi-finales de la LDC: les conseils de Fakher au Raja et au Wydad (VIDEO)    Cristiano Ronaldo risque de manquer ses retrouvailles avec Messi    Rabat : Mise en place d'un référentiel national pour la restauration du patrimoine bâti    L'Opinion : Sortir la culture de la logique de « sada9a »    Culture : Le Musée de l'Histoire et des civilisations rouvre ses portes avec une exposition    Classement FIFA : Les Lions de l'Atlas grimpent à la 39è place    Jeunes brûlés vifs à Tindouf : Des ONG sahraouies mettent les autorités algériennes et la communauté internationales devant leurs responsabilités    Coupes africaines : Le Wydad tentera un coup d'éclat face à Al Ahly, la RSB tout près de sa première étoile    Destruction à Casablanca d'une quantité de drogue et de produits de contrebande    Le Real Madrid de pire en pire avant le clasico    Marrakech. Le MACAAL rouvre ses portes avec l'exposition « Welcome Home vol. II »    La Guinée-Bissau réitère son soutien à la marocanité du Sahara    Bourita: «aucune alternative à l'accord de Skhirate qui constitue la référence»    Vaccin covid. Un volontaire est décédé    Intervention de l'Armée algérienne à l'Etranger : mesure anti-marocaine ?    Sahara marocain: Guterres somme les milices du polisario de quitter Guerguerat    «La création de la chaine amazighe (TV8) fut, à tout point de vue, une première dans le paysage audiovisuel marocain»    Engrais : OCP Africa et la BAD mobilisent 4 millions de dollars    Entrepreneuriat innovant : Un 1er Techshow maghrébin dédié aux startups signé 2M et inwi    Bilan et réalisations : Al Barid Bank souffle sa dixième bougie    Laâyoune-Sakia El Hamra : La CSMD à l'écoute des institutionnels    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Ghita Mouttaqi-Allah, présidente du Rotary Club Casablanca La Sqala : « On veut vulgariser et partager des expériences touchant la maladie d'Alzheimer »
Publié dans Challenge le 22 - 09 - 2020

Le Rotary Club Casablanca La Sqala a mis en place ses premières activités autour de son action phare : la maladie d'Alzheimer, en organisant le webinaire : « Alzheimer au Maroc, et si on parlait ? », lundi 21 septembre. L'occasion d'évoquer le quotidien des patients avec la présidente de l'ONG, Ghita Mouttaqi-Allah.
Challenge : Pourquoi avoir organisé ce webinaire ?
Ghita Mouttaqi-Allah : D'abord, nous avons placé ce webinaire sous un chapeau mondial à savoir la Journée mondiale de la maladie de l'Alzheimer qui est célébrée dans le monde depuis 1994. Le Rotary Club Casablanca La Sqala n'avait pas la prétention d'organiser un forum scientifique mais plutôt d'échanger avec une audience plus large un sujet à la fois peu connu, tabou et que certains membres du clubs ont réellement vécu en leur qualité de proches aidants de parents malade d'Alzheimer. On voulait vulgariser et partager des expériences touchant cette maladie à date incurable, une maladie si particulière, difficile à anticiper, difficile à diagnostiquer, à gérer et difficile à prendre en charge partout dans le monde mais encore plus sur le continent africain.
Lire aussi | Alzheimer : Rotary Club Casablanca La Sqala initie le débat
C'était aussi pour nous l'occasion de lancer un appel aux associations et aux bénévoles à qui nous avons tendu la main hier pour nouer des partenariats. Objectif : profiter des différentes expertises et ne plus travailler de manière séparée et individuelle sur des sujets comme celui-ci. La maladie d'Alzheimer est un problème qui concerne tout le monde, quel que soit son statut, âge ou sexe et qui mérite réflexion au Maroc.
Challenge : Quel état de lieu faites-vous aujourd'hui de l'accompagnement des malades d'Alzheimer au Maroc ?
Il est très faible malheureusement, voire inexistant. Le malade d'Alzheimer est comparé à un nouveau-né : il est fragile, sensible et a besoin d'être nourri, d'être changé plusieurs fois par jours, d'être transporté malgré son poids pour être lavé, etc. Il n'y pas de structure d'accueil capable de couvrir tous les besoins d'un malade et il n'existe malheureusement pas de structures ou cellules psychologique pour accompagner la famille pour qui la maladie représente de nombreux sacrifices. C'est dire que le système de santé actuel ne comprend pas de prise en charge pour l'Alzheimer.
Le malade a besoin d'être suivi régulièrement par une médecine pluridisciplinaire qui demande des moyens financiers. Même un gériatre, spécialistes des personnes âgées qui sont rares au Maroc, sont loin d'être suffisants par rapport au 10% de personnes âgées de la population marocaine (chiffres HCP 2019) : on parle d'un gériatre pour 1,2 million de personnes âgées. Vous voyez qu'il ne s'agit pas d'une priorité pour diagnostique et traiter l'Alzheimer!
Challenge : Selon vous, quelles sont les pistes à actionner pour à la fois alléger la souffrance des malades et de leurs familles et rendre cette maladie moins taboue au Maroc ?
Pour moi, et parce que je l'ai personnellement vécu pendant plus de 15 ans avec ma mère, le tabou ne peut être levé que par des partages d'expérience comme celui d'hier et de la sensibilisation dans les médias et auprès des leaders d'opinion.
Lire aussi | Les lunettes de vue offrent une protection contre le coronavirus [Etude]
Les pistes actionnables restent les caravanes massives dès que la pandémie du coronavirus soit passée pour diagnostiquer avec une équipe médicale pluridisciplinaire (généraliste, neurologue, neuropsychologue et orthophoniste) la maladie et l'expliquer aux familles que ce soit en milieu urbain ou rural.
En ce qui concerne les familles, il faut créer des cellules d'écoute et des outils pour atténuer leur souffrance psychologique. En effet, par le biais de kit de sensibilisation, ils auront une meilleure connaissance des actes à faire et ne pas faire vis-à-vis d'un malade au premier stade surtout, le stade où le malade commence à faire des bêtises comme un enfant et demande beaucoup d'énergie. Je finirai en disant qu'il faut développer l'aide à domicile comme le fait très bien la France pour les seniors dépendants. Cela soulage beaucoup les familles. Les maisons pour personnes âgées au Maroc ne peuvent se convertir en maison de retraite médicalisée à moins d'avoir les ressources et les compétences pour le faire.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.