Beni Mellal Khénifra: Pour le développement de la médecine dentaire    Trump à l'ONU menace de "détruire totalement" la Corée du Nord    Les ambitions de Solar Reserve pour le Maroc    OMS: objectifs pour les maladies non-transmissibles hors de portée    40 millions d'esclaves modernes dans le monde    Le banc de la Liberté installé à Casablanca    Habib El Malki s'entretient avec le président de l'Assemblée nationale du Monténégro    L'Arabie Saoudite perd de son attrait pour la main-d'œuvre marocaine    Aung San Suu Kyi se dit prête à organiser le retour des réfugiés Rohingyas    L'ouragan Maria, après Irma, balaie les Antilles    Cavani-Neymar ou le risque de la guerre des ego    En Chine, dans le plus grand parc de ski en salle du monde    Coupe du Trône : Un match show à Tanger    Des réalisations semestrielles au beau fixe de Taqa Morocco    Hausse des arrivées touristiques au Maroc    Divers    Opération Marhaba 2017 : l'Espagne se félicite de l'étroite collaboration avec le Maroc    Divers Economie    Les meilleurs films de tous les temps    De l'or pour "SmartiLab" au Salon international de l'innovation en Inde    Les Britanniques sous le charme du caftan marocain    Trump : "Si on est obligé de détruire la Corée du Nord, nous le ferons"    Forum économique Maroc-Gabon : Des investisseurs marocains prêts à se rendre au Gabon    Crise politique : Où va le Togo ?    Ciment : Le volume consommé en baisse de 10,30%    Du nouveau chez le réalisateur : Abdeslam Kelai prépare un long métrage et une série télévisée    Le documentaire...un acte de résistance    Irma annonce le début d'une dynamique dangereuse dans l'Atlantique qui s'accentue avec le réchauffement climatique    Le Maroc au service de la paix et de l'hydrodiplomatie mondiales    Wafasalaf veut lever 250 MDH    Concours officiel de saut d'obstacles 3* de la Garde Royale    Angleterre: Permis de conduire suspendu deux ans pour Wayne Rooney    Le Kawkab de Marrakech prend le leadership    «TANJAzz» ou Tanger la Jazzy: Clap de fin en beauté!    Hassad : « La réforme de l'école est possible »    Ligue des champions. Ahly: Walid Azaro-Emad Meteeb, le choix de la discorde    Ligue des Champions. Wydad-Sundowns: les Rouges privés d'un joueur clé    PJD: Benkirane jettera-t-il l'éponge?    Bourita s'entretient à New York avec son homologue italien et le nouveau président gambien    Sahara : Baptême du feu pour Köhler    Madrid décide d'expulser l'ambassadeur de la Corée du Nord    SM le Roi Mohammed VI distingué par The Global Coalition for Hope    Représentation politique des femmes : La HACA fait le point avec les Africains    Le Roi Mohammed VI reçoit le Prix de la Coalition Mondiale pour l'Espoir    Ouverture du Forum des managers territoriaux et des instituts de formation au profit des collectivités territoriales en Afrique    Divers    Le monde peine à éliminer la tuberculose et le VIH    Insolite : Des éléphants noctambules    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





PJD: le parti dévasté par une guerre intestine
Publié dans HibaPress le 17 - 08 - 2017

Au moment où rien ne va plus entre Benkirane et Yatim, Ramid menace de démissionner. Une véritable guerre entre les proches de Benkirane et le «courant des ministres» déchire le PJD, à moins de trois mois du prochain congrès du parti.

En attendant son congrès, prévu en décembre, le PJD bouillonne. Ainsi, Mohamed Yatim a dernièrement tenu, lors d'une rencontre de la jeunesse du parti islamiste tenue à Fès, des propos peu amènes sur la présence de «gauchistes» proches du PJD. Abdelilah Benkirane lui a rendu la politesse en recevant, chez lui, ces mêmes «gauchistes» en présence de nombreux militants du parti, en prenant soin de ne pas convier Yatim. Pendant ce temps, Mustapha Ramid évoque une hypothétique démission du gouvernement à la prochaine rentrée. Une semaine mouvementée, donc, et largement commentée par la presse nationale.

D'après Al Ahdath Al Maghribia, dans son édition du jeudi 17 août, certaines personnalités considérées de gauche et rejetées par leur partis, notamment Hassan Tariq, Abdessamad Belkébir et Latifa Bouhssini, chercheraient à se créer une popularité en se rapprochant du PJD. Ils ont d'ailleurs assisté à une manifestation de la jeunesse du parti. Mohamed Yatim, le ministre de l'Emploi, n'apprécie guère ce stratagème et a profité de l'occasion pour le leur faire savoir. Il les accuse notamment, indique pour sa part Al Massae dans son édition du même jour, de «chercher auprès du PJD ce qu'ils ont échoué à obtenir au sein de leurs partis», soit, en d'autres termes, la popularité et la crédibilité.

Or, poursuit Al Ahdath Al Maghribia, Benkirane, encore secrétaire général du parti, n'a, pour sa part, aucunement apprécié les déclarations de celui qui était considéré, jusque-là, comme son bras droit et son porte-voix. D'ailleurs, Mohamed Yatim, dirigeant et membre fondateur du parti, commence à recevoir des coups de partout, y compris de la part des députés et des membres de la direction du parti.

Par ailleurs, lors de cette rencontre, qui a eu lieu mardi et à laquelle a également assisté Adil Benhamza, ancien député et porte-parole de l'Istiqlal, Benkirane a mis l'accent sur «la nécessité de l'ouverture de la jeunesse sur d'autres courants de pensée et d'autres écoles politiques en dehors de la mouvance islamiste», relève le quotidien Al Massae. «Ceci, explique Benkirane, est notamment important pour renforcer les valeurs de la différence et mettre un terme aux idées reçues et aux préjugés qui ont mené les acteurs de la scène politique à des confrontations sans fin», rapporte le même quotidien.

Le journal Assabah, qui s'est également intéressé à ce sujet dans son édition du jeudi 17 août, estime que Mohamed Yatim a reçu un véritable camouflet de son ami, Abdelilah Benkirane. Les deux dirigeants étaient en effet très proches, surtout lors des négociations pour la formation du gouvernement El Othmani.

Le quotidien Al Akhbar, dans son édition du jour, estime que cette réaction de Benkirane n'est pas étonnante, au vu de la guerre qu'il mène contre le «clan des ministres» au sein du parti et, surtout, de sa campagne pour un troisième mandat à la tête du parti. C'est, de même, dans le cadre de ces luttes internes que s'inscrit l'annonce de la démission du ministre d'Etat chargé des Droits de l'Homme, Mustapha Ramid.

Selon Al Akhbar, cette annonce de démission intervient en réponse à la campagne de dénigrement que subit actuellement «le clan des ministres», et Ramid en fait partie. La campagne conduite par les proches de Benkirane se déroule surtout sur les réseaux sociaux, dans des groupes de discussion fermés, et sur les applications de messagerie instantanée. Selon le journal, certains dirigeants se sont également joints à cette campagne.

Par ailleurs, affirme le journal qui cite des sources du parti, Ramid aurait pris cette décision après l'accueil froid, pour ne pas dire désagréable, qui lui a été réservé lors de son déplacement à Fès pour participer à la dernière rencontre nationale de la jeunesse du parti. Il en a ensuite fait part au chef du gouvernement, mais refuse toujours de confirmer ou d'infirmer cette décision.

En définitive, assure le journal, toute cette campagne qui vise les ministres fait partie d'un projet fomenté par le secrétaire général. Il s'agit d'évincer complètement ces ministres, actuellement membres du secrétariat général. Pour cela, Benkirane et ses proches plancheraient actuellement sur un amendement de l'article 37 des statuts du parti.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.