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Saïd Ibrahimi : Casablanca Finance City parmi les 8 places financières au plus fort potentiel
Publié dans La Nouvelle Tribune le 23 - 06 - 2014

M. Saïd Ibrahimi, Directeur général de Casablanca Finance City Authority, aborde dans l'entretien qui suit les différentes et importantes avancées qui caractérisent aujourd'hui Casablanca Finance City.
CFC, qui dispose d'atouts considérables et d'une position unique en Afrique, se classe ainsi à l'échelle mondiale, parmi les huit places financières au plus fort potentiel
La Nouvelle Tribune :
Où en est Casablanca Finance City ?
M. Said Ibrahimi :
Casablanca Finance City s'inscrit sur le moyen et long terme avec des évolutions régulières.
Sur les 6 derniers mois, les avancées que nous avons connues sont importantes en particulier sur le plan institutionnel, la loi, 68-12 amendant la loi 44-10 relative au statut CFC a été adoptée au parlement en Avril dernier.
Le nouveau texte de loi vise à répondre aux attentes de l'ensemble des parties prenantes. Cette loi a été l'occasion d'introduire la notion de prestataires de services d'investissement (PSI) dans les activités éligibles, avec une définition qui regroupe des services de banques d'investissement, des services financiers spécialisés et des services d'intermédiation boursière.
Suite aux nombreux road show effectués, nous avons capitalisé sur les feed-back des institutions rencontrées, nous avons clarifié les critères d'éligibilité et permis aux succursales et aux bureaux de représentation de s'installer à CFC.
Enfin, nous avons changé le nom de MFBoard en CFCA pour plus d'harmonisation et de visibilité vis a vis des institutions.
Je voudrais insister sur le fait que le texte de loi régissant CFC, sera amené à connaître régulièrement des évolutions pour permettre à la place d'être plus compétitive.
Quelles sont les places financières internationales concurrentes de CFC, sachant qu'avec le printemps arabe, certaines ont pris de retard comme en Tunisie, alors que d'autres se sont effondrées, tel le Caire?
Je ne crois qu'il faut parler de places concurrentes. Je rappelle que les autres continents ont plusieurs places financières qui cohabitent entre elles, pourquoi voulez-vous que ce ne soit pas le cas pour le continent africain ?
CFC n'est donc pas là pour prendre la place de quiconque. Son objectif premier, est d'être un hub économique et financier dédié à l'Afrique. Nous travaillons dans une logique de partenariat pour rendre notre continent plus compétitif et plus prospère. Si aujourd'hui, CFC avance de manière soutenue, c'est parce que nous évoluons dans un environnement politique et économique stable, que nous jouissons d'une position stratégique unique avec une ouverture extraordinaire sur le monde.
Il est important également de souligner que grâce à la politique africaine visionnaire menée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Maroc joue aujourd'hui un rôle central en Afrique. Une suite naturelle des liens forts tissés depuis des siècles avec les pays africains.
N'oublions pas que nos acteurs économiques investissent en Afrique depuis plusieurs années. Le Maroc est aujourd'hui le deuxième investisseur africain sur le continent en valeur absolue, mais si l'on se base sur le rapport des investissements au PIB, le Royaume occupe la première place.
Les acteurs de la finance, des télécoms et de la construction sont prééminents en Afrique.
En un mot, le Maroc est résolument tourné vers l'Afrique et pour conforter ce positionnement, les pouvoirs publics ont mis en place une plateforme économique et financière dédiée à notre continent qu'est aujourd'hui CFC.
Les statuts CFC accordés sont-ils opérationnels? La plateforme de CFC n'est-elle pas incomplète du fait de la crise boursière?
CFC est une réalité opérationnelle, toutes les institutions qui ont demandé et obtenu le statut CFC sont installées physiquement à Casablanca.
Trois grandes cibles sont représentées, les institutions financières, les sièges régionaux et les services professionnels, tels les cabinets de conseil en stratégie, les grands cabinets d'avocats… Ces derniers ont des pratiques et un savoir-faire que l'on n'avait pas sur le marché.
Les institutions financières présentes aujourd'hui à Casablanca dans le cadre de CFC sont des banques d'affaires, des fonds d'investissements ou des assureurs qui travaillent sur la région.
L'écosystème de CFC se met en place et bien entendu, une plateforme boursière régionale est un élément qui doit venir compléter son implémentation.
Pourtant un marché financier dans une place financière est très important parce qu'il est censé apporter les financements nécessaires aux économies marocaine et africaine?
En effet, nous voulons que la Bourse de Casablanca devienne une plateforme de financement régionale, qu'elle accueille des entreprises africaines dans le cadre d'un compartiment devises qui devrait faire incessamment l'objet de la signature d'une convention de place. Nos institutionnels qui ont droit d'investir 10 % de leurs actifs en devises seraient les premiers à se porter sur ce marché, mais surtout, nous souhaitons que les détenteurs de capitaux étrangers viennent acheter du « papier Afrique »à Casablanca.
Car CFC n'est pas une plateforme offshore. Elle permet également une ouverture sur le marché marocain et doit profiter au financement de l'économie marocaine.
Concernant plus spécifiquement la bourse il faut activer sa démutualisation, fournir des outils qui vont dynamiser le marché boursier et profiter de la nouvelle loi sur le marché à terme.
Quelles sont les évolutions du futur immédiat de CFC ?
Sans cesse, nous travaillons à améliorer notre proposition de valeur, afin d'accueillir de nouveaux opérateurs financiers. Aujourd'hui, nous souhaitons attirer les fonds d'investissement. Je rappelle que les sociétés de gestion sont nombreuses à demander le statut CFC, en revanche les fonds qui leur sont adossés ne le font pas systématiquement.
La question de la fiscalité et notamment l'application de la règle de la transparence qui exonère les fonds de la fiscalité payée par leurs clients est à l'ordre du jour. Il nous faut donc un cadre spécifique et nous avons déjà fait une proposition dans ce sens.
Toujours dans notre rôle de pilotage global de CFC, nous menons également en parallèle une réflexion sur le private banking, la gestion de patrimoine, mais aussi sur la finance participative dont les textes sont en phase de mise en place.
Mais comment intégrer la finance alternative dans le statut CFC ?
Nous ferons une proposition de valeur sur ces produits, tout en restant fidèle à nos prérequis. Ne pourront être éligibles que les banques (en dehors des banques de détails) ayant une vocation régionale.
Parlez-nous de l'indice des places financières internationales que vient d'intégrer CFC?
C'est une entrée très remarquée, gage de la pertinence du positionnement et de l'attractivité de l'offre CFC.
Le GFCI est le classement international des places financières. C'est un indice influent utilisé par les firmes multinationales à la recherche de centres financiers pouvant servir leurs ambitions régionales.
Entretien réalisé par Afifa Dassouli
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PARAGRAPHE ENCADRE car explicatif du mode de fonctionnement du GFCI :
Le GFCI permet d'établir un classement des places financières en fonction d'un critère principal : leur compétitivité. Il se base pour cela sur deux sources de données, l'une externe qui agrège et intègre 103 indices de compétitivité parmi lesquels ceux de la Banque Mondiale, du WEF, de l'ONU, ou de l'OCDE. Le second est le résultat d'évaluations de professionnels internationaux de la finance qui doivent répondre à un questionnaire comparatif intégré évaluant les places entre elles.
Je précise que pour figurer dans ce classement, il faut d'abord être recensé comme étant potentiellement éligible. En septembre dernier, CFC est entré dans ce que j'appelle « l'antichambre du classement » et dès le mois de mars a intégré l'indice au 62ème rang mondial et au 2ème rang africain.
CFC est surtout considérée comme une place très prometteuse car elle fait partie des huit places considérées comme ayant le plus fort potentiel.


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