Le 4è Forum parlementaire franco-marocain, du 12 au 14 décembre à Paris    4C Maroc- CGLU Afrique: Que prévoit l'accord signé durant la COP25?    Majda Moutchou remporte une compétition Onusienne    Lever de rideau sur le Festival international «Cinéma et migrations» d'Agadir    Le rêve s'éveille par le pinceau d'Abdellah Elatrach    Journées théâtrales de Carthage : «Un autre ciel» en lice pour le Tanit d'Or    Camp payant de l'Espayonl Barcelone pour enfants au Maroc    OCK-WAC et Raja-MAT ce mercredi    PISA 2018: ça va mal pour le Maroc!    Benmoussa dévoile sa méthodologie et son agenda    Hyundai dévoile son concept SUV hybride Vision T    Une structure intégrée dédiée à la performance et à l'excellence    Notre photographe Ahmed Boussarhane de nouveau primé au Grand Prix National de la Presse    Agadir: Une cérémonie voluptueuse!    Des membres fédéraux quittent la Fédération royale marocaine de rugby    Euro-2020 : La Suisse et l'Allemagne en match préparatoire en mai    Chiffres record pour Audi en Novembre    La Fondation Mohammed VI pour la protection de l'environnement fait son bilan    Le dépistage précoce pour une génération sans Sida    Finlande: Sanna Marin, 34 ans, nouvelle cheffe du gouvernement…    Le Maroc des paradoxes!    Addoha, une augmentation de capital expression de la ténacité de son fondateur    Lubrifiants: Shell conserve son leadership    Mise à jour de la Botola Pro D1 : Le MAT défend son fauteuil de leader face au Raja    Les violences sexuelles et économiques prennent le relais    Haro sur la mendicité    Johnson brandit le risque de « paralysie » du Brexit en cas de défaite jeudi    Facebook et les ONG défendent à l'unisson les messageries cryptées    Le Lesotho fait évoluer sa position sur le Sahara    Le ministre Bill Barr, bouclier de Trump et fer de lance conservateur    Impeachment, quel impeachment? Trump retrouve des couleurs    Google rend ses produits plus accessibles pour les arabophones    Risques liés aux catastrophes naturelles : El Othmani promet une stratégie globale très prochainement    Rapport annuel Atlantic Currents, le Sud dans la tourmente    L'OMC paralysée par Trump    Nador: Arrestation d'un individu pour implication dans la constitution d'une bande criminelle    McLaren confirme le pilote marocain Michael Benyahia pour son programme de développement 2020    L'intégration financière, un impératif important pour l'Afrique    "Mains de lumière" fait escale à Tétouan    L'égalité genre, prélude à l'autonomisation de la femme    Mohamed Benabdelkader : La dématérialisation, un des principaux piliers de la transformation de l'administration judiciaire nationale    L'université et son importance dans l'épanouissement des personnes autistes    Une semaine décisive commence dans un Congrès divisé à propos de la destitution de Trump    Ligue 1 : Marseille inarrêtable, Saint-Etienne de nouveau en panne    Le gouvernement français s'apprête à lever le voile sur sa réforme des retraites    Boris Johnson, le Brexit à portée de main    Un musée privé de musique voit le jour à Marrakech    Upton Sinclair Un écrivain socialiste engagé    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Pyongyang dit s'entraîner pour frapper les bases américaines au Japon
Publié dans La Nouvelle Tribune le 07 - 03 - 2017

La Corée du Nord a affirmé mardi que ses tirs de missiles balistiques étaient un exercice en vue de frapper les bases américaines au Japon, tandis que les condamnations du régime doté de l'arme nucléaire pleuvaient de toutes parts.
Trois des engins lancés lundi sont tombés dangereusement près du Japon, dans sa zone économique exclusive (ZEE), dans un nouveau défi à la communauté internationale et au président américain Donald Trump.
Celui-ci a réaffirmé lors d'entretiens téléphoniques l' »engagement à toute épreuve » de son pays derrière ses alliés japonais et sud-coréen, selon un communiqué de la Maison Blanche.
Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira mercredi, à la demande de Tokyo et Séoul, pour discuter de la situation.
Les résolutions de l'ONU interdisent à Pyongyang tout programme nucléaire ou balistique. Mais six volées de sanctions n'ont pas persuadé le régime de Kim Yong-Un d'abandonner ses ambitions militaires.
D'après l'agence officielle nord-coréenne KCNA, les tirs de lundi ont été supervisés en personne par le dirigeant nord-coréen.
« Se régalant du sillage des missiles balistiques », Kim Jong-Un a chanté les louanges de l'unité d'artillerie Hwasong à l'origine des tirs.
« Les quatre missiles balistiques lancés simultanément étaient si précis qu'ils ressemblaient à des avions faisant des acrobaties aériennes en formation », a-t-il dit.
– « Rayer de la carte » –
« L'objectif » était « de frapper les bases militaires de l'agresseur impérialiste américain au Japon en cas de besoin », selon KCNA. Ces tirs sont la démonstration que le Nord est prêt à « rayer de la carte » les forces ennemies au moyen « d'une frappe nucléaire sans merci ».
Dans des photographies publiées par le journal Rodong Sinmun, on voit Kim Jong-Un observer les missiles s'élancer dans le ciel, ou alors en train d'applaudir, tout sourire, aux côtés d'autres responsables nord-coréens.
Ces tirs sont-ils une réponse aux exercices militaires annuels conjoints entamés par Séoul et Washington la semaine dernière ? En tout cas, ces manoeuvres ne manquent jamais de provoquer la colère de la Corée du Nord.
Pyongyang menace régulièrement ses ennemis de ses foudres. L'année dernière, la Corée du Nord a mené deux essais nucléaires et toute une série de tirs de missiles. Lundi cependant, c'était seulement la seconde fois que des engins tombaient dans la ZEE japonaise.
Pour Choi Kang, analyste à l'Institut Asan des études de politiques, ces nouveaux tirs sont un avertissement clair pour Tokyo.
« La Corée du Nord démontre que ses cibles ne se limitent plus à la péninsule coréenne mais peuvent s'étendre à tout moment au Japon et même aux Etats-Unis ».
Le Nord ambitionne de mettre au point un missile intercontinental balistique (ICBM) capable de porter le feu nucléaire sur le continent américain.
Donald Trump a parlé de la Corée du Nord comme d'un « gros, gros problème ».
Le porte-parole de la Maison Blanche Sean Spicer a expliqué lundi que Washington prenait des mesures pour renforcer sa « capacité à se défendre contre les missiles balistiques nord-coréens ».
– Pékin ne décolère pas –
D'après le New York Times, l'ancien président américain Barack Obama avait ordonné au Pentagone il y a trois ans de multiplier les cyber-attaques contre le Nord pour tenter de saboter ses tirs de missiles, avant ou pendant le lancement.
L'armée américaine a commencé à déployer en Corée du Sud le bouclier antimissile THAAD destiné à protéger Séoul d'attaques venue du Nord, selon le commandement Pacifique. De premiers éléments sont arrivés mardi au grand dam de Pékin.
Pékin considère que le système THAAD et son puissant radar sont susceptibles de réduire l'efficacité de ses propres systèmes de missiles. La Chine a annoncé qu'elle défendrait « résolument » sa sécurité après le déploiement du bouclier, avertissant Washington et Séoul des conséquences.
Principal allié et partenaire commercial de Pyongyang, Pékin prend cependant ses distances vis à vis des ambitions nucléaires de Pyongyang. La Chine vient d'annoncer qu'elle cesserait d'importer du charbon de Corée du Nord jusqu'à fin 2017, la privant d'une source cruciale de devises.
Le Nord a fait de gros progrès dans le développement de ses programmes nucléaire et balistique.
Des questions se posent toutefois sur sa maîtrise de la technologie de rentrée dans l'atmosphère, après la phase de vol balistique, qui serait nécessaire pour toucher un territoire aussi lointain que les Etats-Unis.
Les spécialistes ne savent pas non plus dans quelle mesure Pyongyang est capable de maîtriser la miniaturisation d'une bombe pour pouvoir la monter sur un missile.
Le président sud-coréen par intérim Hwang Kyo-Ahn a jugé que les derniers tirs pouvaient être une tentative de diversion après l'assassinat de Kim Jong-Nam, le demi-frère du dirigeant nord-coréen tombé en disgrâce, le 13 février à Kuala Lumpur. Séoul a accusé Pyongyang de l'avoir orchestré.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.