Attentat Strasbourg : Le roi adresse un message de condoléances à Macron    CAN 2019 : le Maroc se met volontairement hors-course    COP24 : Une coopération environnementale entre le Maroc et le Sénégal    Saisie par la Marine royale de plus de 300 Kg de Chira à bord d'un Go-fast en Méditerranée    Maroc-France : Signature d'un accord pour le renforcement des compétences en langue française des jeunes    Glamour, stars et paillettes sont au rendez-vous    Tanger : Deux malfrats condamnés à 10 ans de prison    Juan Carlos Garrido, le maître d'œuvre    En vertu d'une convention entre la FNM et Renault : Un véhicule Renault Master pour transporter les toiles en toute sécurité    Real Madrid.. 63 millions de livres sterling sur la table pour Hazard    Casablanca : Remise des prix aux lauréats de l'African Entrepreneurship Award 2018    Accord agricole : Les eurodéputés disent oui    BCIJ : Démantèlement d'une cellule terroriste composée de trois «Daechiens» à Kénitra    Projet de loi de Finances 2019 : Les amendements des conseillers bien accueillis    Lutte contre la spoliation immobilière : Aujjar s'attaque à la mafia du foncier    Les droits sociaux et juridiques de l'artiste à l'ordre du jour    Malgré l'adoption formel, le combat se poursuit    Espagne : Pedro Sanchez annonce une hausse de 22% du SMIC    Fès-Meknès. Dardouri communique autour de l'INDH    Le groupe Attijariwafa bank remporte deux prix à Londres    Où en sont les pourparlers de paix inter-yéménites?    PLF 2019 en phase finale chez les conseillers    «Réhabiliter la politique et le politique»    «L'autisme est un prétexte pour parler de nos différences»    Ligue des Champions : Messi, Salah, Kane et Hakimi disputeront les huitièmes    Le gel des biens de Hosni Moubarak maintenu par l'UE    L'ES Tunis souhaite rencontrer River Plate au Carré d'AS    Apple. Voici les meilleures applications de 2018    Royal Air Maroc réceptionne à Seattle un nouveau Boeing 787-9 Dreamliner    Entreprises : De nouveaux textes législatifs approuvés par la Chambre des représentants    Le transfert des compétences toujours en stand-by    Noël endeuillé pour Strasbourg    E-commerce : Le Maroc classé 5ème pays africain    Le taux de mortalité infantile a baissé à 2,9% en 2018 au Maroc    Madrid menace d'assumer le maintien de l'ordre en Catalogne    Carlos Ghosn, l'empereur déchu de l'automobile    L'Iran déterminé à poursuivre ses essais de missiles    Le secret de la longévité des tortues géantes des Galapagos    Rencontres de concertation au sujet des colonies de vacances    Lancement à Kénitra d'un modèle de classes d'enseignement préscolaire    Marcelo Gallardo Stratège et idole de River Plate    Valverde : Nous voulons aider Dembélé    Ronaldo : J'aimerais que Messi vienne en Italie    Abdelali Hamieddine de nouveau rattrapé par l'affaire Aït Ljid    La Cour béninoise de répression des infractions économiques et du terrorisme menacerait-elle l'Etat de droit ?    Insolite : Bague perdue    L'OCP Policy Center devient le "Policy Center For The New South"    Azoulay appelle les Souiris à s'enquérir des intérêts de leur cité    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Malgré la tempête, Trump persiste et signe sur les séparations d'enfants migrants
Publié dans La Nouvelle Tribune le 20 - 06 - 2018

Tenant le cap malgré le déluge de critiques, Donald Trump revendique sa politique de « tolérance zéro » aux frontières, appelant les républicains à avancer sur une vaste réforme de l'immigration qui mettrait fin aux séparations des familles de clandestins tout en finançant son mur.
« Vous avez pourtant des enfants M. le président. Est-ce que vous aimeriez qu'on sépare vos enfants? », lui a crié un élu démocrate à sa sortie d'une rencontre mardi sur ce sujet brûlant avec sa majorité républicaine.
Une interpellation virulente rarissime de la part de parlementaires dans les couloirs du Capitole, qui témoigne bien de l'indignation provoquée par l'affaire des plus de 2.300 enfants séparés de leurs familles depuis début mai.
Sans leur répondre, le président a salué les caméras avant de s'éloigner. Se réjouissant d'avoir eu une « excellente réunion » de 45 minutes, il a déclaré aux journalistes que les lois sur l'immigration en vigueur sont « violées depuis des années, des décennies ».
Pendant la réunion, le président a assuré qu'il soutiendrait tout projet républicain de loi qui réglerait « la crise à la frontière et le problème des séparations de familles en permettant la rétention et l'expulsion des familles » sans les séparer, à condition qu'il inclue ses autres exigences: « construire le mur » à la frontière mexicaine et limiter l'immigration légale, selon son porte-parole, Raj Shah.
Parmi ces « piliers » réclamés par Donald Trump figurait également jusque-là une solution pour les centaines de milliers de jeunes arrivés sans papiers aux Etats-Unis, les « Dreamers », qui ne sont pas mentionnés ici.
– « Sans attendre » –
« Nous avons une seule occasion de faire ça bien », avait-il lancé avant la réunion, mettant la pression sur ses troupes républicaines qui peinent depuis des mois à trouver un consensus entre conservateurs et modérés.
« Il nous a juste dit de boucler ça et de nous y mettre sans attendre », a déclaré aux journalistes un élu du puissant groupe ultra-conservateur (Freedom Caucus), Mark Meadows, se disant satisfait de la réunion.
Si Donald Trump s'est dit attristé par la situation, plusieurs hauts responsables de la Maison Blanche ont eux ouvertement salué son effet dissuasif.
Signe de la polémique qui fait rage, la ministre américaine à la Sécurité intérieure Kirstjen Nielsen, qui se retrouve en première ligne, a été prise à partie mardi dans un restaurant mexicain.
« Ministre Nielsen (…), comment pouvez-vous prendre plaisir à manger mexicain alors que vous déportez et emprisonnez des dizaines de milliers de personnes venues demander l'asile aux Etats-Unis? », lui lance un homme dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux par une organisation socialiste. « Honte à vous », scandent des militants de Metro DC Democratic Socialists of America.
Images de petits en pleurs, enregistrements de leurs voix angoissées: les séparations systématisées à la frontière depuis début mai hérissent jusqu'au sein même de son parti républicain, qui jouera sa majorité au Congrès lors des élections de mi-mandat en novembre.
Mais porté par des sondages montrant un soutien majoritaire à sa fermeté chez les électeurs républicains, Donald Trump et son gouvernement assument la logique derrière la nouvelle politique annoncée début mai: pour lutter contre l'immigration illégale, tous les clandestins franchissant la frontière sont désormais poursuivis au pénal.
Puisque les mineurs ne peuvent pas être incarcérés avec leurs proches, il faut donc « séparer les enfants » jusqu'à ce qu'on change la loi, a-t-il encore martelé mardi.
Démocrates comme républicains, les précédents présidents américains avaient privilégié des poursuites au civil, ce qui évitait ces situations.
– Familles « otages » –
Donald Trump les accusent d'avoir laissé la situation se détériorer, et ciblent sans relâche l'opposition.
« Les démocrates sont le problème. Ils se fichent de la criminalité et veulent que les immigrés illégaux, peu importe à quel point ils sont dangereux, déferlent et infestent notre pays », a-t-il tweeté.
« Le président continue d'utiliser ces familles séparées comme des otages » pour obtenir sa réforme de l'immigration, a rétorqué mardi le chef des sénateurs démocrates, Chuck Schumer. Et de lancer: « Monsieur le président, vous seul pouvez régler » le problème des séparations.
Affichant leur malaise face au sort des enfants soumis à une « souffrance inutile », mais sans remettre en cause la politique de Donald Trump, des sénateurs républicains ont eux assuré mardi vouloir voter sans plus attendre une loi « d'urgence » qui permettrait aux familles de rester ensemble.
– « Politique cruelle » –
D'autres exprimaient clairement leur dégoût face à cette pratique « cruelle », comme le sénateur républicain John McCain, critique habituel du président, qui a dénoncé « un affront » aux valeurs américaines.
Pour protester contre une politique qu'ils ne veulent pas endosser, deux gouverneurs républicains et deux démocrates ont refusé d'envoyer leur Garde nationale pour contrôler la frontière avec le Mexique, tandis que le dirigeant démocrate de la Virginie a rappelé mardi ses troupes déjà déployées.
Depuis l'annonce de la politique américaine de « tolérance zéro » début mai, 2.342 enfants et jeunes migrants ont été séparés de leurs familles (du 5 mai au 9 juin), fuyant pour la plupart la violence qui ronge l'Amérique centrale.
Une pratique « inadmissible » pour l'ONU, « cruelle et inhumaine » aux yeux du Mexique, également critiquées par d'influents dirigeants religieux et de grandes entreprises américaines.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.