Kénitra: des motards utilisent leurs armes de service pour arrêter un récidiviste    Création d'un centre d'accueil pour les MRE à Tanger    Installation des agents d'autorité nouvellement nommés    Tanger : Un centre d'accueil pour la diaspora marocaine    Remaniement: Divisions de la majorité et compétences rares    Le Japon affiche de nouvelles ambitions africaines    Fête de la Jeunesse: Fini les cérémonies officielles…    Un Conseil de gouvernement jeudi prochain    Insolite : Mystérieux bienfaiteur    La Bourse de Casablanca clôture juillet en bonne mine    Le taux moyen de remplissage des barrages avoisine les 57% au niveau de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima    Création d'entreprises : 50.135 nouvelles entités au premier semestre    Grève de 48 heures des médecins du secteur public    Equipements télécoms : Le processus d'agrément dématérialisé    Télédéclarations: la CNSS s'associe aux banques participatives    Exploration pétrolière: Jeu de chaises musicales sur le permis Anoual    En Libye, la peur de finir à la rue après avoir fui les combats    Réfugiés: Le ras-le-bol des pays voisins de la Syrie, après 8 ans de guerre    Le commerce mondial des marchandises pique du nez au troisième trimestre    Commerce: Trump vante la perspective d'un accord « fantastique » avec Londres après le Brexit    Gibraltar autorise le pétrolier iranien à partir malgré la tentative américaine de blocage    Hong Kong, passerelle entre Pékin et le monde, malgré l'essor économique chinois    Les utilisateurs d'Instagram pourront bientôt signaler les « Fake News »    Taux négatifs    Coupe arabe Mohammed VI des clubs champions : L'IRT décidé à franchir le tour préliminaire    Fouzi Lekjaa Objectif : Qualifier l'EN au Mondial et au dernier carré de la CAN    Coupe du Trône : Tirage au sort fatal pour au moins sept clubs de la D1    Championnat de Portugal : Adel Taarabt renoue avec Benfica jusqu'en 2022    Kitesurf : Dakhla à l'heure de la 5ème édition de «Dakhla Downwind Challenge»    Athlétisme : Des records du monde en danger    Neymar convoqué pour les prochains matches amicaux du Brésil    Vahid Halilhodzic prend officiellement les commandes de la sélection nationale    De nouveaux ambassadeurs du Qatar et de la Finlande à Rabat    Myrtilles : Cet aliment miracle réduit le risque d'Alzheimer et d'infarctus    Augmentation du nombre de bénéficiaires de l'Entraide nationale    Divers    Fès: L'UEMF s'allie à l'Ecole polytechnique    La Marine Royale saisit 4 tonnes de chira au large d'Assilah    Vol de médicaments de l'hôpital multidisciplinaire d'Azrou : Un récidiviste interpellé    Tanger : Deux arrestations dans une affaire de coups et blessures ayant entraîné la mort d'une personne    Réhabilitation du cimetière juif d'El Jadida    Le film culte "Apocalypse Now" ressort dans une nouvelle version    Depuis sa cellule, MHD rend un hommage déchirant à Dj Arafat    Une MasterClass pour former les musiciens en herbe    Casablanca: Où sont les autorités et la Cour des comptes?    «Le festival Bab Souss» du 23 au 25 août    Pour présenter ses vœux de l'Aïd Al Adha : Karima Skalli lance «Alhawa rachiki»    Fast and furious : Hobbs et Shaw assurent l'intérim    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Accord nucléaire : Les grandes puissances présentent leur copie à l'Iran
Publié dans La Nouvelle Tribune le 06 - 07 - 2018

Les Européens, la Russie et la Chine, pressés de faire des propositions concrètes pour garantir la survie de l'accord sur le nucléaire, sont au pied du mur vendredi à Vienne où ils rencontrent les responsables iraniens qui ont posé leurs conditions pour maintenir le pacte.
La pression est grande sur les ministres des Affaires étrangères des cinq puissances restant partie à l'accord (Allemagne, Chine, France, Royaume-Uni, Russie): à quelques heures de la rencontre, le président iranien Hassan Rohani a fait savoir que l'offre des Européens pour compenser les effets du retrait de Washington n'était pas satisfaisante à ce stade.
Le paquet de mesures « ne répond pas à toutes les exigences de la République islamique », a indiqué M. Rohani au président français Emmanuel Macron lors d'un échange téléphonique, selon l'agence de presse officielle iranienne Irna jeudi soir.
Ces mesures seront au coeur des discussions prévues à partir de 09h00 GMT entre le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif et ses homologues à Vienne, où avait été signé l'accord historique de 2015.
Téhéran ne cache pas son impatience. « Le temps des négociations arrive à son terme », avait prévenu début juin le président du Parlement iranien, Ali Larijani, exhortant l'Europe à « se prononcer explicitement et rapidement ».
L'Iran tente d'obtenir des pays européens des compensations économiques au désengagement fracassant des Etats-Unis qui ont dénoncé l'accord début mai. Téhéran a menacé à plusieurs reprises de reprendre l'enrichissement d'uranium.
Le pacte historique de 2015 soumet l'Iran à un strict contrôle de ses activités nucléaires visant à empêcher le pays d'accéder à l'arme atomique. La contrepartie de l'accord pour l'Iran fut la levée des sanctions économiques internationales avec la perspective de nouveaux investissements.
Or depuis que le gouvernement américain de Donald Trump a dénoncé le texte validé par l'ONU, la perspective du retour des sanctions américaines a commencé à faire fuir les investisseurs étrangers.
La rencontre de vendredi doit donner « une impulsion » en vue de protéger les intérêts des acteurs économiques, selon le vice-ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Riabkov.
– Compte à rebours –
« Je suis certain que demain nous enverrons un signal uni et déterminé au monde (…) », a déclaré jeudi soir à Vienne le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi.
Dans sa liste de conditions présentées fin mai, le guide suprême de la République islamique, l'ayatollah Ali Khamenei, a notamment demandé aux signataires restants une garantie sur les ventes iraniennes de pétrole et sur les transactions commerciales.
Jusqu'ici la plupart des grands établissements financiers européens ont rechigné à garantir les échanges commerciaux avec l'Iran par peur de sanctions aux Etats-Unis où ils sont très exposés.
L'Europe se retrouve ainsi sous une double pression, celle de Téhéran qui a besoin d'investissements étrangers pour remettre à flots son économie, et celle de Washington qui pourrait s'en prendre à ses entreprises.
La Commission européenne a lancé en mai le processus de la loi dite « de blocage » visant à contrer les effets des sanctions américaines sur les entreprises européennes voulant investir en Iran. Mais ses effets sont incertains.
Signe de l'urgence, alors que les premières sanctions américaines doivent être réimposées début août, le président iranien était à Genève et à Vienne cette semaine où il a plaidé pour la sauvegarde de l'accord.
La visite de M. Rohani en Europe a été assombrie par la récente arrestation d'un diplomate de l'ambassade d'Iran en poste à Vienne, suspecté d'être impliqué dans un projet d'attentat en France.
« Tant que c'est possible pour l'Iran, nous resterons partie à l'accord, nous ne quitterons pas le JCPOA (le sigle officiel de l'accord, ndlr), à la condition que nous puissions aussi en profiter », a dit M. Rohani, conservateur modéré réélu en 2017.
« Les activités nucléaires de l'Iran n'ont toujours eu qu'un but pacifique », mais « c'est l'Iran qui décide de son niveau de coopération avec l'AIEA », a-t-il averti, selon Irna, lors d'un entretien avec Yukiya Amano, patron de l'agence des Nations Unies pour l'énergie atomique chargée de veiller au respect des engagements de Téhéran sur ses activités nucléaires.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.