Casablanca accueille l'assemblée générale de l'Union mondiale des professions libérales    Vidéo. Mine d'art de Khouribga: quand les artistes essayent de "passer le relais"    Textile : Les deux salons ont connu un beau succès, selon l'AMITH    Barid Al Maghrib étoffe son offre digitale    Couverture alimentaire : Le Maroc a atteint « un bon niveau », selon Sadiki    Le Maroc rejoint le Réseau des Autorités de prévention de la corruption    Brexit, politique étrangère… au sommet de Bruxelles    Brèves Internationales    Un Monde Fou    Brèves    Le Parquet général suscite la polémique au Parlement    BAM : L'encours des financements par Mourabaha totalise 7,17 MMDH    Maroc PME organise la Semaine de l'entreprise dans la Région de Laâyoune-Sakia El Hamra    La 4ème Commission de l'ONU exprime son soutien au processus politique au Sahara    Bachir Edkhil : L'option référendaire est caduque    Amar Saâdani : Le Sahara est marocain    Paris Jackson arrêtée en plein cœur d'Hollywood    Quand Donald Trump s'en prend à Bruce Springsteen et Beyoncé    Les glaciers suisses ont diminué de 10% en 5 ans    Insolite : Conférence record    Clasico au Camp Nou : Valverde a "confiance" malgré les violences    Réforme de la C1 : Lampard opposé à la multiplication des matches    Liga: Duel à distance entre Real et Barça    A Madagascar, l'électricité reste un produit de luxe    Bella Hadid se livre sur son état mental    La Twittoma, ou comment les réseaux sociaux servent la bonne cause    Divers    L'ANRUR, un mécanisme d'amélioration du paysage urbain et architectural    Le jour où un des acteurs de Friends a failli être renvoyé à cause de Jennifer Aniston    Pourquoi Kate Winslet s'est fait tacler par la Reine Elizabeth II    Pitt vs Jolie : Pourquoi le couple star n'a toujours pas entériné son divorce    Jack Lang : «Trésors de l'Islam en Afrique, de Tombouctou à Zanzibar témoigne de l'histoire du Maroc»    «Pour Sama» : Le témoignage bouleversant d'une jeune mère à Alep    Le CSCA sanctionne Radio Méditerranée    Filière équine : Une stratégie créatrice de richesse    Eliminatoires CHAN 2020 : Maroc-Algérie à guichets fermés    ITF juniors au Maroc: Le RUC passe le relais au Riad    Coupe du Trône de tennis: L'ACSA pour la 9e fois    Syrie: Washington arrache une trêve à Erdogan, en vue de la création d'une « zone de sécurité »    Les violations des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf mise à nu    Et la vie continue…dans un autre corps    Les lauréats du Prix de la culture amazighe dévoilés    Casablanca : Le groupe Akdital ouvre deux nouveaux établissements de santé    Réforme de l'enseignement. La Commission de suivi prépare sa réunion inaugurale    Loi de Finances 2020 : Benchaâboun passe l'oral devant les parlementaires    Raja. Le trésorier du club détaille le rapport financier    Météo: Le temps qu'il fera ce vendredi    Tanger : Un nouvel espace d'insertion pour les jeunes handicapés mentaux    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Khashoggi : Pompeo rencontre Erdogan, Washington ménage Ryad
Publié dans La Nouvelle Tribune le 17 - 10 - 2018

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo s'est entretenu mercredi avec des responsables turcs à Ankara sur l'affaire du journaliste saoudien disparu Jamal Khashoggi, Washington ménageant Ryad en dépit de nouveaux indices accréditant la thèse de son assassinat au consulat saoudien.
Le président américain lui-même semble accorder le bénéfice du doute à son allié, réclamant dans un entretien avec l'agence de presse AP l'application à l'Arabie saoudite du principe de présomption d'innocence et rappelant que l'Arabie saoudite menait sa propre enquête.
Mais des informations du New York Times, photos à l'appui, renforcent les soupçons à l'encontre de Ryad: selon le quotidien, l'un des hommes identifiés par les autorités turques comme faisant partie de l'équipe soupçonnée d'avoir perpétré l'assassinat appartient à l'entourage du prince hériter saoudien Mohammed ben Salmane, dit MBS, et trois autres appartenaient aux services de sécurité rattachés au prince.
Les autorités turques ont effectué une fouille au consulat lundi et ont entamé mercredi après-midi des recherches dans la résidence du consul Mohammad Al-Otaibi, qui, selon les médias turcs, était présent au consulat quand l'assassinat supposé à eu lieu.
M. Al-Otaibi a quitté Istanbul mardi après-midi à destination de Ryad.
Arrivé dans la matinée en provenance d'Arabie saoudite, M. Pompeo s'est entretenu à l'aéroport d'Ankara avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui s'est lui aussi à ce stade gardé d'incriminer ouvertement Ryad. Le secrétaire d'Etat américain a ensuite rencontré son homologue turc Mevlüt Cavusoglu.
Il est reparti d'Ankara sans faire de déclaration à la presse.
Cette visite intervenait au moment où la presse turque publiait de nouvelles révélations accablantes pour Ryad, selon lesquelles Jamal Khashoggi a été torturé et assassiné dans le consulat de son pays à Istanbul le 2 octobre.
– « Torturé et décapité » –
Le journal progouvernemental turc Yeni Safak, affirmant s'appuyer sur des enregistrements sonores réalisés à l'intérieur du consulat, rapporte mercredi que le journaliste y a été torturé avant d'être « décapité » par des agents saoudiens.
Le site Middle East Eye, citant une source ayant eu accès à ces enregistrements, a affirmé que l'assassinat a duré sept minutes et que les agents saoudiens avaient commencé à découper son corps en morceaux alors qu'il était encore en vie.
Des responsables turcs ont affirmé quelques jours après sa disparition que M. Khashoggi, un collaborateur du Washington Post critique du prince ben Salmane, avait été assassiné au consulat par une équipe de 15 agents spécialement dépêchés par Ryad, qui dément.
Des médias américains avaient rapporté lundi soir que l'Arabie saoudite envisageait de reconnaître que le journaliste de 60 ans qui vivait aux Etats-Unis depuis 2017 était mort lors d'un interrogatoire qui aurait mal tourné.
Selon CNN, Ryad préparerait un rapport concluant que l'opération a été menée « sans autorisation ni transparence », dédouanant ainsi l'Etat saoudien, et que « les personnes impliquées seront tenues pour responsables ».
Mais des observateurs mettent en doute l'éventualité qu'une telle opération ait pu être menée sans l'accord de Ryad où ben Salmane exerce un contrôle sans partage sur les services de sécurité, dirigés par des fidèles parmi les fidèles.
Une ligne de défense d'autant plus battue en brèche par les informations du New York Times sur l'appartenance de certains membres du commando aux services de sécurité rattachés au prince.
Un autre de ces hommes, un médecin légiste identifié comme Salah al-Tubaigy, a occupé des postes à hautes responsabilités au ministère saoudien de l'Intérieur, poursuit le journal.
– « Destructeur »-
Evoquant l'enquête que les Saoudiens affirment mener, M. Pompeo a indiqué à l'issue de ses entretiens à Ryad mardi que les autorités saoudiennes étaient « déterminés à aller jusqu'au bout » et qu'il n'y aurait d'exception pour personne.
Tranchant avec la ligne de M. Trump, qui a souligné l'importance des ventes d'armes américaine à l'Arabie pour exclure toute sanction contre son allié, deux influents sénateurs républicains ont promis mardi que le Congrès américain prendrait des mesures « fortes » si la responsabilité de Ryad dans la disparition du journaliste était avérée.
« Cet homme est destructeur. Il a fait assassiner » Jamal Khashoggi, a accusé l'un d'eux, le sénateur Lindsey Graham. « La personnalité de MBS est toxique selon moi. Il ne pourra jamais être un dirigeant mondial sur la scène mondiale ».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.