Le CSCA avertit Radio Méditerranée Internationale pour « publicité clandestine »    Le Groupe Barid Al-Maghrib lance le e-paiement des impôts pour les auto-entrepreneurs    Plus de 7 milliards de DH de financements Mourabaha à fin juillet 2019    Jack Lang : «Trésors de l'Islam en Afrique, de Tombouctou à Zanzibar témoigne de l'histoire du Maroc»    «Pour Sama» : Le témoignage bouleversant d'une jeune mère à Alep    Journées musicales de Carthage. Vive la Tunisie libre !    Eric Zemmour saisit la Cour européenne des droits de l'Homme    Maroc-Afrique du Sud : Dégel des relations    Eliminatoires CHAN 2020 : Maroc-Algérie à guichets fermés    El Bouzidi: les étudiants (es) de Taounate sans bourse et sans cité universitaires?    Lancement du programme au titre de l'année scolaire 2019-2020 : «Etudes et sport» forme les champions en herbe    Nabil Benabdallah: «il faut être présent au sein des institutions qui font la loi»    SM le Roi Mohammed VI accorde Sa grâce à Hajar Raissouni et ses codétenus    Christine Lagarde formellement nommée à la tête de la BCE    Les dossiers du futur président tunisien    À Marrakech, Elalamy évoque les progrès du textile marocain    ITF juniors au Maroc: Le RUC passe le relais au Riad    Filière équine. L'écosystème se développe à grande vitesse    Coupe du Trône de tennis: L'ACSA pour la 9e fois    Les violations des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf mise à nu    Tanger-Tétouan-Al Hoceima : Qui pour remplacer Ilyas El Omari ?    Feu vert à la création de la zone d'accélération industrielle Fès-Meknès    AMMC. 3ème participation consécutive à la «World Investor Week»    Syrie: Washington arrache une trêve à Erdogan, en vue de la création d'une « zone de sécurité »    Et la vie continue…dans un autre corps    Les lauréats du Prix de la culture amazighe dévoilés    Brexit: Après l'accord trouvé à Bruxelles, Johnson s'attelle à convaincre Westminster    Casablanca : Le groupe Akdital ouvre deux nouveaux établissements de santé    Réforme de l'enseignement. La Commission de suivi prépare sa réunion inaugurale    Attijariwafa bank, Top Performer RSE de l'année    Loi de Finances 2020 : Benchaâboun passe l'oral devant les parlementaires    Raja. Le trésorier du club détaille le rapport financier    Gouvernement. Faut-il un nouveau programme ?    Météo: Le temps qu'il fera ce vendredi    Tanger : Un nouvel espace d'insertion pour les jeunes handicapés mentaux    Rencontre commémorative à Marrakech    Victoire des socialistes portugais aux législatives    Biles, à toute épreuve    Découverte au Maroc de la plus ancienne organisation collective et sociale datant de 480 millions d'années    Divers    La situation actuelle du KACM au centre d'une réunion à Marrakech    Sixième Soulier d'or pour Lionel Messi    Une progression de 93% des ordres de paiement entre 2006 et 2018    Activités de la Chabiba ittihadia à Bouznika    Annulation de l'élection d'Iman Sabir    Les films à voir absolument une fois dans sa vie    André Chénier : Le poète de la liberté    Yassine Belattar s'attire les foudres des Rifains    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Khashoggi : La presse turque implique « MBS » avant des révélations attendues d'Erdogan
Publié dans La Nouvelle Tribune le 22 - 10 - 2018

La presse turque a publié lundi de nouvelles informations impliquant le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane dans le meurtre à Istanbul du journaliste Jamal Khashoggi, à la veille de révélations promises par le président turc Recep Tayyip Erdogan.
Selon le quotidien turc Yeni Safak, l'homme présenté comme le chef d'un commando saoudien de 15 agents dépêchés à Istanbul pour tuer le journaliste, a ainsi été directement en contact avec le bureau de MBS après « l'assassinat ».
L'homme en question est Maher Abdulaziz Mutreb, un membre de la garde rapproché de « MBS », qui peut être vu sur des images de vidéosurveillance diffusées par les médias turcs arriver au consulat saoudien puis devant la résidence du consul le jour de la disparition de Khashoggi, le 2 octobre.
Le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir a indiqué dimanche que Jamal Khashoggi avait été victime d'un « meurtre », évoquant une « opération non-autorisée » par le pouvoir, dont Mohammed ben Salmane n'était « pas informé ».
Dans le quotidien Hurriyet, un éditorialiste proche du pouvoir turc, Abdulkadir Selvi, affirme que le journaliste a été immédiatement conduit vers le bureau du consul à son arrivée au consulat où il a été « étranglé » par les agents saoudiens. « Cela a duré entre 7 et 8 minutes ».
Le corps a ensuite été « coupé en 15 morceaux » par un médecin légiste faisant partie du commando saoudien, a ajouté M. Selvi, selon lequel le corps démembré a été sorti du consulat mais se trouverait toujours dans un endroit inconnu à Istanbul.
« Si le prince hériter ne rend pas de comptes et n'est pas évincé de son poste, nous ne devons pas clore ce dossier », a poursuivi l'influent chroniqueur.
Les aveux, émaillés de contradictions, de Ryad sur les circonstances de la mort du journaliste, continuent de susciter une vague de scepticisme dans le monde.
Ryad a annoncé le limogeage du numéro deux du Renseignement saoudien, le général Ahmed al-Assiri, et de trois autres hauts responsables de ces services, ainsi que d'un conseiller « médias » à la cour royale, Saoud al-Qahtani. Dix-huit suspects saoudiens ont été interpellés.
Mais des analystes occidentaux ont vu dans ces limogeages et arrestations une tentative de désigner des boucs émissaires et d'épargner le prince héritier ben Salmane, dit MBS, l'homme fort du royaume.
Sous le titre « l'étau de resserre autour du prince héritier », Yeni Safak affirme que le chef du commando a appelé « à quatre reprises le directeur du bureau du prince héritier, Bader Al-Asaker » après le meurtre de Khashoggi. « Au moins l'un de ces appels a été effectué depuis le bureau du consul général », a ajouté le journal, qui ne précise pas ses sources.
Mutreb a aussi appelé « un numéro américain », qui pourrait être celui de Khaled ben Salmane, frère de MBS et ambassadeur du royaume à Washington.
– « Toute la vérité » –
Ces nouvelles révélations surviennent à la veille d'une intervention très attendue de M. Erdogan au cours de laquelle il a promis dé révéler « toute la vérité » sur la mort de Khashoggi.
M. Erdogan s'est entretenu au téléphone dans la nuit de dimanche à lundi avec son homologue américain Donald Trump peu après la parution d'une interview dans laquelle ce dernier a dénoncé « des mensonges » et jugé que les versions données par Ryad « partent dans tous les sens ».
Dans un communiqué commun, Londres, Paris et Berlin ont estimé dimanche qu'il y avait « un besoin urgent de clarification » sur les circonstances de la mort « inacceptable » du journaliste, âgé de 60 ans.
Les autorités saoudiennes, après avoir soutenu que le journaliste était ressorti vivant du consulat, ont finalement admis samedi que Khashoggi y avait été tué.
Le procureur général avait alors affirmé que le décès avait résulté d' »une bagarre et sur une rixe à coups de poing » entre des agents saoudiens et Khashoggi mais d'autres responsables ont affirmé qu'il avait été « étranglé ».
Dans une nouvelle contradiction, M. Jubeir a affirmé dans son interview à Fox que les autorités saoudiennes ne « savaient pas comment, dans le détail » le journaliste est mort, tout en parlant de « meurtre ».
Outre une crise de crédibilité, ce scandale international a poussé au boycott, par des responsables occidentaux et des dirigeants de firmes internationales, d'une grande conférence économique, chère au prince héritier, prévue à Ryad à partir de mardi.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.