Esbroufe    USA/UE: La coopération réglementaire au menu des discussions    Brèves Internationales    Un show pour valoriser les inventeurs arabes    Bachir Demnati: Un oublié de l'histoire de l'art au Maroc    Examen en plénière de la première partie du PLF par la Chambre des représentants    Driss Lachguar reçoit une délégation de l'OSPAA    Mohamed Benabdelkader : L'administration, pilier de tout développement économique    Démissions en série du gouvernement Theresa May    Fayez al-Sarraj fustige l'hypocrisie européenne sur les migrants    News    Ligue des Nations : Löw promet de poursuivre le rajeunissement de la Mannschaft    N'Golo Kanté, salarié "normal", a renoncé à un montage offshore    Prisme tactique : Trois pistes pour conjurer le sort    Organisation d'une journée "Jeunes leaders marocains" à la Faculté d'Aïn Sbaâ    Le développement humain au Maroc est loin d'être satisfaisant : Le classement PNUD en dit long    Les bénéficiaires d'un projet immobilier à Ben Slimane expriment leur ras-le-bol    Rencontre sur le judaïsme marocain : "Marocains juifs, des destins contrariés" projeté à Marrakech    Présentation à Rabat de la pièce de théâtre chorégraphique "Les hommes meurent mais ne tombent pas"    Création de trois prix régionaux de littérature dédiés à l'enfant    L'ATTRAIT DE LA METROPOLE    Le TGV Al Boraq, un projet royal susceptible de mettre le Maroc sur la voie de la modernité    Deux fonctionnaires de police impliqués dans une affaire de corruption à Rabat    PLF 2019 : 200 DH et non à 1.000 DH pour les compromis de vente    Co-produit par la chaîne 2M et réalisé par Hind Bensari : Le documentaire «We Could Be Heroes» en avant-première à Casablanca    Khashoggi : Le procureur saoudien dédouane le prince héritier    Theresa May lutte pour sa survie sur le Brexit    Kénitra : L'auteur d'un meurtre activement recherché    Tamansourt : Elle trompe son mari avec son beau-père    Pour favoriser leur accès au sport : TIBU et la MDJS partagent la passion du basket avec les jeunes ruraux    La Chambre des représentants poursuit l'examen de la première partie du PLF 2019    Evénement biennal organisé par l'association Racines : Les états généraux de la culture font escale à Tiznit        Casablanca American School : Adoption d'un plan d'action pour les 3 années à venir    Des réunions entre députés marocains et européens pour renforcer les relations    Maroc-Algérie: Le ministère fédéral des Affaires étrangères salue la proposition royale    «La saison agricole a démarré dans des conditions plus favorables que la précédente»    1er Forum africain de la sécurité routière. Vivo Energy partenaire    WAC : Girard sur le départ, Benzarti revient    El Khalfi : Vers une refonte du financement public des associations    Plus de 2 millions de Marocains sont diabétiques    Vernissage à Rabat de l'exposition «Illuminer le futur» de l'artiste-peintre américain JonOne    Le GMT+1 n'est pas définitif : Le gouvernement prêt à faire des concessions    INDH : 46 millions de DH mobilisés pour la province de Laâyoune    Un pendentif de Marie-Antoinette adjugé 36 millions de dollars    L'écrivain El Miloudi Chaghmoum va à la rencontre des prisonniers de Kénitra    Commémoration du 63ème anniversaire des Trois glorieuses    La maladie de Parkinson au cœur d'une journée organisée par le ministère chargé des MRE et des Affaires de la migration    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Retrait d'un traité nucléaire : Washington vise autant Pékin que Moscou
Publié dans La Nouvelle Tribune le 23 - 10 - 2018

En annonçant leur retrait d'un traité de désarmement majeur sur les armes nucléaires, les Etats-Unis visent autant la Chine, qui a développé ces dernières années des armes interdites par ce texte dont elle n'est pas signataire, que la Russie, accusée de le violer.
Officiellement, c'est la Russie qui est citée comme coupable de violation du traité sur les armes nucléaires de portée intermédiaire (INF) avec son nouveau système 9M729, des missiles tirés à partir d'un dispositif terrestre et dont la portée dépasse, selon Washington, les 500 km, ce que Moscou dément.
« La Russie n'a pas respecté le traité. Nous allons donc mettre fin à l'accord et développer ces armes », a déclaré Donald Trump en annonçant le retrait américain du traité INF (Intermediate Nuclear Forces), signé en 1987 par les présidents américain et soviétique de l'époque Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev.
M. Trump n'a pas précisé si un nouveau traité pourrait être négocié, mais il a indiqué lundi que les Etats-Unis développeraient ces armes à moins que la Russie et la Chine n'acceptent d'arrêter elles-mêmes de les développer.
« Tant que les gens ne seront pas revenus à la raison, nous en développerons », a déclaré le président à des journalistes à la Maison Blanche. « C'est une menace pour qui vous voulez. Et ça inclut la Chine, et ça inclut la Russie, et ça inclut quiconque veut jouer à ce jeu-là. »
Depuis plusieurs années, Washington accuse Moscou de ne pas respecter ce traité qui, en abolissant l'usage de toute une série de missiles d'une portée variant de 500 à 5.500 km, avait mis un terme à la crise déclenchée dans les années 1980 par le déploiement des SS-20 soviétiques à têtes nucléaires ciblant les capitales occidentales.
C'est donc en Russie que le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton, s'est rendu aussitôt la décision annoncée, mais il a noté qu'il y aurait « d'autres participants » au processus de négociation.
Il a précisé à la radio Echo de Moscou que des consultations seraient ensuite menées « avec nos amis en Europe et en Asie ».
Pour John Lee, un expert du centre de réflexion conservateur Hudson Institute, « le problème de la Chine, qui n'est limitée par aucun accord, est très différent et beaucoup plus pressant » que celui de la Russie.
– Mattis « parfaitement d'accord » –
Ces dernières années, Pékin a « développé des missiles de portée intermédiaire terrestres capables d'emporter des charges conventionnelles et nucléaires », ajoute cet expert dans une tribune publiée lundi sur le site de CNN. Quelque 95% des missiles de l'armée chinoise violeraient le traité INF si la Chine en était signataire, ajoute-t-il.
Sur ce dossier, le Pentagone et la Maison Blanche paraissent sur la même longueur d'onde.
Le ministre de la Défense Jim Mattis « est parfaitement d'accord avec le président et il est en contact étroit avec lui là-dessus », a indiqué lundi un porte-parole du ministère, le colonel Rob Manning.
Dans sa nouvelle « posture nucléaire » publiée en début d'année, le Pentagone affirme que « la violation la plus grave de la Russie porte sur un système interdit par le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire ». Mais le document mentionnait aussi les missiles développés par la Chine, qui cherche à affirmer sa suprématie militaire en Asie.
Au début du mois, M. Mattis avait prévenu que la Russie devait « se conformer de nouveau au traité INF ou les Etats-Unis ser(aient) dans l'obligation de réagir au mépris cavalier (de ses) limites spécifiques ». La situation actuelle est « intenable », avait-il précisé à l'issue d'une réunion des ministres de la Défense des pays de l'Otan à Bruxelles.
Signe que le Pentagone envisageait ce retrait du traité INF depuis des mois, la nouvelle politique américaine sur ses missiles balistiques, annoncée pour début 2018, n'a pas encore été publiée, et sa sortie est annoncée depuis des mois pour « dans quelques semaines ».
Interrogé à ce sujet lundi, le colonel Manning a indiqué qu'il n'avait aucune date précise à annoncer, mais il a souligné que « tous les facteurs seraient pris en compte avant sa publication ».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.