1,2,3, où va l'Algérie ?    Crédit du Maroc explose son bénéfice    Marrakech: Quand des personnalités parlent «identité»    Vidéo – Le Raja arrache une victoire dans les arrêts de jeu    Algérie : Un maire limogé pour avoir suscité une manifestation contre Bouteflika    Vidéo – Le Wydad s'impose face au Youssoufia de Berrechid et creuse l'écart    Le nouveau cadre de partenariat entre le Maroc et la Banque mondiale approuvé    Crédit du Maroc améliore son RNPG    Luis Planas : La visite de S.M Felipe VI témoigne de l'amitié maroco-espagnole    Insolite : Bagarre au Parlement    Affaire Benalla : "Dysfonctionnements majeurs" à l'Elysée    L'armée vénézuélienne déterminée à empêcher l'entrée de l'aide    Le satisfecit des syndicats : Grève réussie    Coopération CNDP-AUSIM : Un pas de plus vers la diffusion de la culture de la protection des données à caractère personnel    Haj Larbi Benbarek mis à l'honneur à l'IMA    Divers sportifs    Victoire de Keltoum Bouaâssria et Mustapha Hedadi au championnat national de cross-country    Grippe : Un nouveau pas dans la longue quête du vaccin universel    Le tatouage sur le visage, autrefois une rareté, aujourd'hui une mode    Divers    Cigarettes électroniques. Dangereuses ou pas pour les femmes enceintes ?    Soutien international à l'initiative "Ceinture bleue" lancée par le Maroc    Les infos insolites des stars : Le père de Sean Penn    Oggitani Quintet s'offre à nouveau la sympathie du public casablancais    "Le Ciel sous nos pas" de Leïla Bahsaïn, une lutte pour l'émancipation des femmes ici et ailleurs    La CGEM s'engage en faveur du financement de la TPME    Clash et ego trip, le rap avant l'heure de la poésie arabe    ODD : Le Maroc s'est engagé de « manière claire » dans l'absence d'un cadre institutionnel    Honda annonce la fermeture de son usine britannique de Swindon en 2021    L'UE va pour la première fois limiter les émissions de CO2 des camions    Voitures d'époque : La fédération dévoile son programme sportif de 2019    Affaire Benalla : Les conclusions du Sénat    Halieutis    Oulad Mogador Music Action : Trois jeunes groupes sélectionnés    «Le groupement artistique» honore Mohamed Belmou    «Ana nabghiha», nouveau single de Cheb Kadil    Sécurité routière: El Otmani appelle à accélérer la mise en œuvre de la stratégie nationale    Le Centre de santé urbain «Massira II» à Témara rénové : SAR la Princesse Lalla Hasnaa préside la cérémonie d'inauguration    Les profondes divergences entre Washington et les pays européens    Derby de l'Oriental : Une affaire entre voisins    SM le Roi reçoit les nouveaux walis et gouverneurs    Said Ahmiddouch installé nouveau Wali de Casablanca-Settat    Une justice propre aux mineurs au Maroc ?    Semences. La SONACOS poursuit la diversification de ses marchés    Top 5 des meilleurs buteurs actuels d'Europa League    Commerce en Afrique. Le Maroc approuve l'accord sur la zone de libre-échange    Edito : Du sang neuf    Première enquête sur les hépatites virales au Maroc    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Confiance ou pas : Tsipras joue son va-tout au Parlement grec
Publié dans La Nouvelle Tribune le 16 - 01 - 2019

Le Premier ministre grec Alexis Tspiras joue mercredi soir son va-tout devant le Parlement, appelé à lui voter la confiance au terme de débats acharnés sur l'accord avec le voisin macédonien quant à son nouveau nom.
Avant de s'exprimer sur l'accord de Prespes (ou Prespa) qui rebaptise République de Macédoine du Nord le petit pays balkanique, les députés grecs doivent décider mercredi à minuit (22H00 GMT) s'ils accordent ou non leur confiance au gouvernement Tsipras.
« Chacun doit assumer ses responsabilités en ce moment crucial », a martelé mardi le chef du gouvernement grec, dont la coalition a éclaté sous l'effet des divisions provoquées par cet accord gréco-macédonien conclu en juin.
Les traits tirés, le Premier ministre a demandé la confiance des députés après la démission de son allié, le ministre de la Défense Panos Kammenos, chef du petit parti souverainiste des Grecs indépendants (ANEL), qui a mis un terme à quatre ans de coalition.
« Ma conscience exige que nous exploitions cette opportunité historique, même si elle a un coût politique », a déclaré Alexis Tsipras à l'ouverture des débats mardi.
« Je demande au Parlement de renouveler sa confiance dans le gouvernement qui a sorti le pays de la crise », a rappelé le leader de gauche. Il a estimé que les prochaines élections n'auraient pas lieu avant l'automne: selon lui, le gouvernement « a encore neuf mois et de très importantes missions à mener ».
Son parti, Syriza, compte 145 députés sur les 300 du parlement grec. Or la confiance n'exige qu'une majorité simple, de 120 élus ou plus.
Alexis Tsipras est certes fragilisé par le départ de Panos Kammenos, qui a annoncé qu'il voterait la défiance en raison de son opposition à l'accord gréco-macédonien. Mais il doit pouvoir compter sur le vote de quatre députés ANEL ayant fait sécession, ainsi que sur celui d'une élue indépendante, à en croire les médias grecs, qui évoquent des « tractations en coulisses ».
« Cuisine politique » ou « concertations et marchandages »: les quotidiens Ta Nea (centre-gauche) et Kathimerini (droite) soulignent en outre le vote-clé d'un député dissident de Potami (pro-européen), qui aurait décidé d'accorder sa confiance à Tsipras au risque d'être exclu de son parti.
– Accord « dévastateur » –
À droite, la Nouvelle Démocratie (78 députés), en tête dans les sondages sur les prochaines législatives, votera contre le gouvernement, avec comme objectif de précipiter les élections.
« Pensez-vous que vous allez intimider les élus? Ils ne se laisseront pas terroriser », a fustigé le leader du principal parti d'opposition, Kyriakos Mitsotakis, à l'adresse du Premier ministre.
« Le pays a besoin d'un nouveau gouvernement, nous avons perdu trop de temps », a-t-il ajouté, lui qui juge « dévastateur » l'accord sur le nouveau nom de la Macédoine.
Au coeur des débats parlementaires, l'accord gréco-macédonien ouvre les portes de l'UE et de l'Otan à la jeune République de Macédoine, née de l'éclatement de la Yougoslavie. La Grèce avait jusqu'alors opposé son veto à cette adhésion, jugeant que le nom de Macédoine n'appartenait qu'au patrimoine historique grec et désignait exclusivement sa province septentrionale.
Pour Alexis Tspiras, l'accord qui rebaptise l' »ancienne république yougoslave de Macédoine » (Arym, Fyrom en anglais) en « République de Macédoine du nord », est « une occasion historique » de mettre fin à un litige politico-sémantique qui dure depuis 27 ans.
L'accord de Prespes devra être validé au parlement grec avant fin janvier, après l'avoir été par les élus macédoniens.
La bataille est loin d'être gagnée, l'accord devant recueillir la majorité absolue (151 voix) à la Vouli.
Mais, selon le Premier ministre, « un jour viendra où nous serons tous jugés par l'Histoire ».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.