Drone abattu par l'Iran : La version de Trump    Energies renouvelables : Rabbah promeut les financement alternatifs    Conjoncture : La DEPF sur le même trend que le HCP, BOF!    CAN 2019 : la CAF placée sous tutelle de la Fifa    Larache. Un Français arrêté pour trafic de drogue et de psychotropes    Les parents des étudiants en médecine du privé dénoncent la discrimination et le populisme    La CAF prévoit deux pauses fraîcheur entre les mi-temps    Exposition sur Eugène Delacroix à Rabat, une première dans le monde arabe et en Afrique    Musiques sacrées. Le festival bat son plein    L'Iran dit avoir abattu un drone américain et parle de « ligne rouge »    Jeux Africains de Plage : le Maroc bat l'Algérie au beach-soccer    Arts martiaux : Marrakech abritera le Championnat du monde professionnel de muay thai    Accueil en fanfare pour le président chinois en Corée du Nord    Objectif Downing Street : Place aux deux finalistes    Kenzi Tower Hôtel: Restaurant Sens, une carte joliment revisitée    Une nouvelle stratégie de financement de la santé s'impose    TE Connectivity inaugure sa deuxième usine de production au Maroc    L'OPM célèbre la fête de la musique aux rythmes de compositions dansantes    Jazzablanca : 80% des festivaliers ont un accès gratuit    L'exposition «Mains de lumière» éblouit des étudiants et chercheurs    Le temps est ainsi fait    Sécurité et développement en Afrique. Comment le continent peut se prendre en main    Rabat. EBM lance ses programmes préparatoires pour les tests d'admissions    Sahara marocain à l'ONU: L'initiative marocaine fortement soutenue    Marquage fiscal .L'ADII lance un appel d'offres    Journée mondiale des réfugiés    Déconcentration administrative : La Commission interministérielle fait le point    Les Lions de l'Atlas en Egypte pour un deuxième exploit    Inscriptions au doctorat. L'UM5R annonce une baisse des frais pour les fonctionnaires    Les stocks de sardinelles et de chinchards surexploités    Benslimane : 4 personnes périssent dans un accident de la route    Le Centre international Hassan II de formation à l'environnement voit le jour à Salé    Le peuple marocain célèbre ce jeudi le 49ème anniversaire de SAR le Prince Moulay Rachid    L'escalade des tensions dans le Golfe inquiète    Hausse attendue de la production dans l'industrie au deuxième trimestre    L'agriculture peut aussi rafraîchir la planète    L'équipe ghanéenne espère renouer avec le sacre africain    Dormir devant la télévision fait grossir    Bulletin de la CAN    Bouillon de culture    Le bureau de la Chambre des représentants tient sa réunion hebdomadaire    Habib El Malki en visite à Dublin    Le marché mondial du luxe poursuit sa progression, tiré par la Chine    Moussem de Tan-Tan Les tentes marocaines et mauritaniennes reflètent la richesse du patrimoine culturel commun    Saïdia accueille le 11ème Salon régional du livre    Canticum Novum transporte le public fassi aux confins des musiques anciennes    Meurtre de Khashoggi. Le chef de l'ONU lance une enquête internationale    Amazon détrône Google comme marque la plus puissante    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Julian Assange: Près d'une décennie de saga judiciaire
Publié dans La Nouvelle Tribune le 13 - 05 - 2019

La saga judiciaire du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, à l'encontre duquel la Suède a réouvert lundi une enquête pour viol, a été relancée le 11 avril après son arrestation par la police britannique à l'ambassade d'Equateur.
Voici les grandes étapes de l'affaire:
– Révélations et mandat d'arrêt –
Fin juillet 2010, la presse mondiale publie 70.000 documents confidentiels sur les opérations de la coalition internationale en Afghanistan diffusés par le site internet WikiLeaks. 400.000 rapports concernant l'invasion américaine en Irak sont publiés en octobre et, un mois plus tard, le contenu de quelque 250.000 câbles diplomatiques américains.
Le 18 novembre, la Suède lance un mandat d'arrêt européen contre Julian Assange dans le cadre d'une enquête pour viol et agression sexuelle présumés de deux Suédoises en août 2010. L'Australien assure que les jeunes femmes étaient consentantes.
Assange se livre à la police britannique le 7 décembre. Il est détenu neuf jours puis assigné à résidence dans le Suffolk (est de l'Angleterre).
En février 2011, un tribunal londonien valide la demande d'extradition de la Suède. L'Australien redoute d'être extradé aux Etats-Unis et d'y encourir la peine de mort, en raison de la publication des documents secrets américains.
– Réfugié à l'ambassade d'Equateur –
Le 19 juin 2012, Assange se réfugie à l'ambassade d'Equateur à Londres et demande l'asile politique. L'Equateur, présidé alors par la figure de la gauche sud-américaine Rafael Correa, le lui accorde en août.
En 2013, Quito exige en vain un sauf-conduit de Londres pour qu'Assange se rende en Equateur.
En janvier 2016, les autorités équatoriennes rejettent la demande de la justice suédoise d'interroger Assange, indiquant vouloir l'interroger elles-mêmes.
– Nationalité équatorienne –
En janvier 2017, Assange se dit prêt à se rendre aux Etats-Unis, à condition que ses droits soient garantis. Sa déclaration intervient alors que Chelsea Manning, condamnée en 2013 à 35 ans de prison pour avoir transmis plus de 700.000 documents confidentiels au site internet, voit sa peine réduite.
La jeune militaire transgenre sera libérée quatre mois plus tard. Elle sera à nouveau écrouée en mars 2019, en raison de son refus de témoigner dans une enquête sur WikiLeaks.
En mai 2017, faute de pouvoir faire avancer l'enquête, la justice suédoise classe sans suite les accusations de viol.
Le nouveau président équatorien, Lenin Moreno, annonce que le « hacker » peut rester dans son ambassade.
En décembre, Quito accorde à Assange la nationalité équatorienne et demande à Londres de lui reconnaître un statut diplomatique. Le Royaume-Uni refuse.
Quito perd patience –
En janvier 2018, l'Equateur dit rechercher une « médiation » pour trouver un accord avec Londres sur la situation d'Assange.
Fin mars, agacé par ses prises de position sur Twitter, le gouvernement équatorien coupe l'internet et les systèmes de communication de l'Australien (partiellement rétablis ensuite).
En octobre, Quito lui impose un protocole régissant ses visites, ses communications et même son hygiène dans l'ambassade, dont le non respect pourrait entraîner la « fin de l'asile ».
– Arrestation dans l'ambassade –
Le 2 avril 2019, le président équatorien — qui a rompu avec son prédécesseur de gauche — affirme qu'Assange a « réitéré ses violations » de l'accord sur ses conditions d'asile.
Le 11, Assange, déchu de sa nationalité équatorienne, est arrêté dans l'ambassade par la police britannique.
Son arrestation a eu lieu en vertu d'une demande d'extradition américaine pour « piratage informatique », passible de cinq ans de prison, et du mandat d'arrêt délivré en 2012 par la justice britannique pour violation des conditions de sa liberté conditionnelle.
Aussitôt, l'avocate de la femme qui accuse Julian Assange de viol en Suède en 2010 annonce qu'elle va demander au parquet la réouverture de l'enquête.
Le 14, l'avocate d'Assange déclare que son client est prêt à coopérer avec les autorités suédoises si celles-ci demandent son extradition mais que la priorité reste d'éviter une extradition aux Etats-Unis.
Le 1er mai, Julian Assange est condamné à 50 semaines de prison par un tribunal londonien pour violation des conditions de sa liberté provisoire. Le lendemain, il refuse lors d'une audience d'être extradé vers les Etats-Unis.
Le 13, le parquet de Stockholm annonce la réouverture de l'enquête pour viol.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.