La CSMD à l'écoute des Marocains de France    Sanctions contre Manchester City: Guardiola va-t-il claquer la porte ?    New York : le Maroc organise au siège de l'ONU un événement sur l'arganier    Les jurys du 21e Festival National du Film dévoilés!    Chômage au Maroc: les derniers chiffres du HCP    Port Tanger Med 2 : APM Terminals dépasse son 1er million d'EVP traités    CMA CGM s'engage dans l'accompagnement des start-ups    Allemagne : deux attaques visant des bars font neuf morts près de Francfort    Elections régionales allemandes: Alliance Droite-Extrême droite    Données personnelles, les fortes recommandations de la CNDP et de la BM    Dortmund de Haaland et Hakimi s'offre le PSG de Neymar    Conseil de gouvernement : La sécurité sociale au menu    À Meknès, un mur ismaïlien sacrifié sur l'autel de chantiers bâclés du PJD    Maroc-Mauritanie : Vers un renforcement de la coopération    La FRMF annonce une bonne nouvelle au public de l'AS FAR    Bloomberg sous le feu de ses rivaux lors d'un débat démocrate tendu    Quelque 170 étudiants marocains participent à New York au programme «Jeunes ambassadeurs aux Nations unies»    Météo Maroc: nuages instables avec averses orageuses ce jeudi    Coronavirus: le point sur la situation en Chine    Ministère de la Justice : la liberté provisoire accordée au Koweïtien poursuivi pour viol fait suite à une décision judiciaire    L'inventeur du « copier-coller » est mort    Le plafond de verre de l'attentisme a éclaté    Les Algériens défilent toujours    Brèves    Réalité virtuelle: Et si les universités numérisaient le patrimoine architectural?    Tunisie: la composition du nouveau gouvernement annoncée (VIDEO)    La Côte d'Ivoire inaugure son consulat général à Laâyoune    Casillas prend sa retraite sportive    La Bundesliga dépasse les 4 Mds de chiffre d'affaires    Issue de parité entre Khouribguis et Mesfiouis    Maroc Telecom réalise un chiffre d'affaires de plus de 36,5 MMDH en 2019    Divers Economie    Erdogan menace la Syrie de déclencher rapidement une opération à Idleb    Transparence : L'indice d'opacité financière 2020 fait état de progrès dans le domaine de la transparence mondiale (1/2)    Luis Martinez : Au-delà du "Hirak", il y a la crise économique qui vient    10 000 pas par jour n'empêchent pas la prise de poids    Insolite : Accouplement de serpents    Débarquement au Japon des passagers du paquebot Diamond Princess    Divers    La régularité du dialogue politique entre le Royaume et le Pérou mise en relief    Aït ben Haddou : "Game of Thrones" aux portes du désert marocain    La 70ème Berlinale sous le signe du politique et de la diversité    L'album engagé du rappeur Dave rafle la mise aux Brit Awards    Cash Plus accompagne le groupe Fnaire pour leur 20 ans de carrière à Paris    Coupe arabe U20 : Le Maroc s'impose devant le Bahreïn    La pièce «Daïf Al Ghafla» présentée à Bruxelles    15 longs métrages, dont Adam, en lice    Nouveau coup de filet en Turquie contre le mouvement du prédicateur Gülen    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





MEDays 2019 : L'Afrique face aux défis de la ZLECA
Publié dans La Nouvelle Tribune le 15 - 11 - 2019

La ZLECA, un espoir de plus pour faire de l'Afrique un continent intégré économiquement ! A Tanger, dans le cadre de la 12ème édition du Forum MEDays dont les travaux se poursuivent jusqu'au 16 novembre, la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine est souvent au cœur des débats. En effet, et en plus d'une palette de thématiques en rapport avec le ‘‘Sud-Sud'', un intérêt particulier est accordé à la ZLECA. Des intervenants, des décideurs politiques et économiques, des experts et des spécialistes africains, mais aussi des représentants de la société civile, ont bien voulu démontrer à quel point le succès de la ZLECA pourrait recomposer l'ordre économique non seulement continental, mais aussi mondial. Aussi, et dans un contexte de globalisation économique accrue, Amadeus a saisi l'occasion pour accorder davantage d'importance à la ZLECA qui ambitionne d'augmenter de 60% le commerce intra-africain d'ici 2022, rappelant qu'aujourd'hui, seulement 16 % du commerce des pays africains s'effectuent avec d'autres pays du continent, et que ce dernier ne représente que 2% du commerce mondial.
Brahim Fassi Fihri, président de l'Institut Amadeus, ne cesse de le répéter à qui veut bien l'entendre : « Nous, Africains, avons un cap et les leaders africains ont su accomplir la signature puis la mise en œuvre de la ZLECA. Il s'agit là du début du chemin, mais je crois qu'il faut mesurer la dynamique engagée et l'option claire que posent les dirigeants africains de réussir à une meilleure intégration régionale, une meilleure complémentarité économique et une co-industrialisation ».
Therese Azeng, consultante au sein de l'UA, explique, pour sa part, qu'il est important de préparer une liste de produits, pour savoir qui va vendre quoi : « Malheureusement, la configuration de l'économie africaine est un héritage colonial, basé sur la production et l'exportation des matières premières. Maintenant, il est temps de repenser la transformation et la commercialisation de nos produits ». Et de poursuivre qu'il faut penser aussi aux droits de douane. Idem pour la logistique et les infrastructures routières : « Il faut que le projet de la ZLECA se concrétise sur le terrain pour qu'il soit rentable à l'ensemble des pays africains ».
L'expert marocain Mohamed Hmidouch se veut plutôt réaliste. La ZLECA est un projet continental certes ambitieux, mais sa mise en oeuvre est complexe et difficile. Et d'expliquer que les 54 pays aux langues différentes dont le français, l'anglais, l'arabe, le portugais ou encore l'espagnol rendent la tâche de la ZLECA ardue. Il ajoute que le ‘‘Made in Africa'' n'est qu'un simple slogan, et qu'il importe aujourd'hui de lui donner du sens, notant que la ZLECA reste une opportunité à même de développer les échanges intercontinentaux, sachant que dans le cadre de ce bloc commercial, 90% des produits ‘‘Made in Africa'' seront exonérés de taxes douanières.
D'autres spécialistes ajoutent sur le même registre que la libéralisation des échanges économiques va en pair avec la libre circulation des personnes, un chapitre de taille, mais, qui n'a pas réellement été au cœur des discussions initiales : ‘‘Par ailleurs, dans certaines sous régions, notamment en Afrique centrale, on constate que les accords de libre circulation ne sont pas toujours appliquées ». Les quelques tensions régionales, la position équivoque du Nigéria, les économies trop petites de certains pays africains en mal d'industrialisation, de logistique et autres infrastructures portuaires, routières, technologiques… risquent de freiner l'élan de la ZLECA.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.