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Fume, c'est du Suisse !
Publié dans La Nouvelle Tribune le 30 - 12 - 2010

C'est ce samedi 1er janvier 2011 que devrait entrer en vigueur la nouvelle réglementation sur l'étiquetage fiscal du tabac et des cigarettes au Maroc. Cette réglementation, prise sous l'autorité de l'Administration des Douanes et des Impôts indirects, conformément aux stipulations de la Loi de Finances 2010, a prévu d'imposer aux importateurs et distributeurs de tabac et cigarettes dans notre pays, un nouvel étiquetage destiné à prévenir la fraude et la contrebande. Les étiquettes fiscales, différentes de celles qui existaient jusqu'à présent, seront confectionnées par SICPA, une société suisse spécialisée dans ce secteur d'activités et qui avait remporté l'appel d'offres international lancé par l'Administration des Douanes. On rappellera, à ce sujet, que la mesure, déjà appliquée aux producteurs et importateurs de boissons, naturelles, eaux minérales, alcools, vins et spiritueux, a fait l'objet de fortes contestations de la part d'embouteilleurs qui contestent notamment la différence des prix d'étiquetage établie en fonction de la nature du « liquide » commercialisé... Pour les cigarettes et autres cigares, alors que le monopole de fait détenu depuis la privatisation de la Régie des Tabacs par Altadis (filiale d'Imperial Tobacco), est désormais caduc, les nouvelles étiquettes, selon la tarification appliquée par SICPA, devraient entraîner une hausse conséquente des prix de vente au détail. En effet, et même si Altadis-Imperial Tobacco refuse de confirmer ou d'infirmer les rumeurs concernant l'augmentation du prix des cigarettes, locales et importées, le « timbre fiscal » de SICPA devrait être facturé à 0,50 Dh l'unité à Imperial Tobacco et aux autres distributeurs de cigarettes au Maroc. Cela, sur la base de la consommation annuelle des fumeurs nationaux, devrait représenter la bagatelle de 450 milllions de dirhams de revenus par année dont l'essentiel, comme cela a déjà été prouvé pour l'étiquetage des bouteilles, devrait aller directement dans les caisses de SICPA, la douane ne récupérant que 15% de ce montant et les Impôts 30% au titre de l'IS !
Peut-on imaginer que Japan Tobacco ou Imperial Tobacco acceptent cette hausse de leurs charges sans la répercuter sur le destinataire final, le consommateur marocain ? Selon toute vraisemblance, le prix du tabac pourrait donc augmenter, conséquemment, dans une fourchette allant de 0,50 dh à 1,50 Dh par paquet selon la nature des cigarettes (tabac blond, brun, importé, etc). Cette éventuelle hausse, que certains milieux tiennent pour inéluctable, même si les buralistes affirmaient en cette fin d'année n'avoir aucune visibilité sur la question et que la « Com » d'Altadis était injoignable, sera pourtant matérialisée en principe dès le samedi 1er janvier 2011 par de nouvelles étiquettes fabriquées et contrôlées par la société suisse SICPA et ses représentants au Maroc. Une mesure que les autorités présentent comme destinée à combattre la contrebande de cigarettes, effectivement forte dans notre pays, mais qui n'explique pourtant pas pourquoi, selon un benchmark que personne ne veut avouer officiellement, le coût de l'étiquetage fiscal SICPA au Maroc serait 13 FOIS PLUS CHER que les tarifs appliqués en Turquie par la filiale locale de SICPA. Au moment où le mécontentement social monte, et que les prix de certaines denrées sensibles augmentent (café notamment), une hausse sur les « clopes » ne serait sans doute pas de nature à calmer les esprits...
Fahd YATA


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