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Jeunesse/Istiqlal
Chabat fait main basse sur le parti
Publié dans L'Economiste le 08 - 06 - 2010


· Le nouveau patron «roule» pour le maire de Fès
· Profil bas des candidats potentiels à la succession
Les jeux sont faits. C'est Abdelkader Lkihale qui a été choisi comme secrétaire général de la Jeunesse istiq-lalienne lors de son congrès qui s'est tenu le week-end dernier à Rabat. Quoi de plus normal qu'une organisation renouvelle ses structures. Sauf que là, l'évènement, placé dans une perspective politique à moyen terme, prend une autre dimension. C'est de notoriété publique que le nouveau responsable de la jeunesse de l'Istiqlal est classé parmi les partisans de Hamid Chabat. Donc après l'UGTM, le maire de Fès élargit ses zones d'influence pour les étendre maintenant à la Chabiba Istiqlalia (jeunesse istiqlalienne). Et cette étape fait partie d'une stratégie soigneusement préparée: prendre le contrôle du parti le moment venu.
Depuis plus d'une année, il a décidé d'imposer à sa formation les débats qu'il souhaite lancer. Les autres, ministres ou membres du comité exécutif, devront suivre le mouvement. Et souvent se taire tellement il les mène vers des terrains glissants.
Les sujets abordés leur paraissent sensibles. Chabat l'a fait avec l'affaire Mehdi Benbarka. Il a récidivé avec
l'annonce de l'interdiction de la vente d'alcool à Fès, sans passer à l'acte. La dernière est l'attaque frontale avec le PAM.
Dans sa course à la succession de Abbas El Fassi, le patron du syndicat franchit ainsi un nouveau pas pour décrocher le secrétariat général du parti. D'autant qu'il sait que Abbas El Fassi devra passer la main après avoir rempli sa mission à la tête du gouvernement. Pour atteindre son but, il bouscule les coutumes figées de l'Istiqlal. Un parti qui avait l'habitude de choisir son patron à l'ancienne, dans le consensus et sans compétition.
Chabat est en train de se positionner pour lancer son OPA sur le parti le moment venu. En agissant ainsi, il dispose d'une longueur d'avance sur ses concurrents potentiels. Ces derniers, même nombreux, ne se sont pas déclarés pour l'heure. Certains croient que c'est encore tôt pour se jeter dans cette bataille.
Et le jour venu, qui va lui tenir tête? Qu'attendent les autres candidats à la succession de Abbas El Fassi? Où sont passés Taoufiq Hejira, Karim Ghellab, Nizar Baraka et les autres? S'ils ne se déclarent pas, ils auront un grand handicap à surmonter. Tant qu'ils gardent le silence, ils lui balisent la route sans le savoir.
Alors, revue des candidats potentiels. D'abord, Karim Ghellab n'avoue pas son ambition de vouloir succéder au secrétaire général. L'éventualité de devenir patron de l'Istiqlal ne semble pas constituer une de ses priorités. D'ailleurs, Ghellab ne travaille pas le volet politique de sa mission. Il n'est pas encore arrivé à prendre de la hauteur.
Il reste attaché à sa fonction technique, en voulant régenter tout, contrôler tous les détails… Beaucoup croyaient que les grèves essuyées avaient fini par lui donner de l'épaisseur. Dans le parti, Ghellab n'a pas encore un ancrage politique comme Nizar Baraka ou Taoufiq Hejira, présents dans l'appareil du parti avant de devenir ministre. La disparition de feu Abdelaziz Méziane Belfkih, son mentor, n'a pas arrangé les choses pour Ghellab.
Ensuite Yasmina Baddou. La ministre de la Santé a une légitimité politique, députée réélue et présidente d'un arrondissement à Casablanca. Elle pourrait secouer le cocotier. Sur le terrain, elle est visible. Ses actions dans son secteur commencent à donner des fruits. Mais, elle a besoin d'une plus grande confiance en soi avant de se lancer dans cette conquête.
Puis, Adil Douiri, ancien ministre du Tourisme, n'arrive pas à rebondir depuis l'échec de sa tentative de lobbying au sein du Parlement, contrée par ses propres amis politiques. Pourtant, il peut profiter des conseils d'un bon coach en la personne de son père Mhamed Douiri, figure incontournable de la vie de l'Istiqlal.
Et Taoufiq Hejira, ministre d'Habitat et coordinateur du parti dans l'Oriental, sa région natale. Il a les qualités d'un leader mais ne développe pas assez de forces politiques pour renverser la vapeur.
Enfin Nizar Baraka. En tant que ministre chargé des Affaires économiques et générales, il est associé à tous les dossiers que traite le Premier ministre. Depuis qu'il est à ce poste stratégique qui fait de lui un vice-Premier ministre, il a pris de la bouteille. Cette proximité avec Abbas El Fassi l'a beaucoup aidé à se tailler une posture. Alors si le Premier ministre décide de le coacher pour sa succession, tous les espoirs sont permis.


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