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Les sociétés cotées pas toujours transparentes
Publié dans L'Economiste le 24 - 11 - 2010

· Le CDVM relève des irrégularités dans les informations financières
· Une amélioration de la fréquence de publication recommandée
Le consommateur veut comprendre avant d'acheter. Il en est de même pour les placements en Bourse. Sur les marchés financiers, la crise est venue renforcer cette évidence face à une perception plus importante du risque. Aujourd'hui plus que par le passé, les informations financières des entreprises cotées sont scrutées dans le moindre détail. Les entreprises du Masi n'y échappent pas. Et selon un rapport du CDVM, elles ne sont pas toujours aussi transparentes dans les informations publiées et encore moins pressées de les dévoiler. Pour l'exercice 2009, 49 sociétés ont divulgué leurs états financiers à la date limite contre 34 en 2008.
L'étude révèle par ailleurs un certain nombre de manquements et d'irrégularités dans les comptes. Il s'agit notamment du non-respect de la comparabilité surtout pour les petites entreprises ou la non-publication de périmètre de consolidation. L'absence d'explications sur les variations importantes de certains postes et sur les écarts significatifs entre les prévisions et les réalisations est pointée du doigt. En outre, les informations contenues dans les notes explicatives restent insuffisantes selon le rapport du CDVM, sauf celles fournies par les banques et les entreprises qui diffusent leur publication financière en ligne. Il convient de rappeler que 13 sociétés cotées ne disposaient pas d'un site internet à fin 2009.
Au-delà des carences relevées jusque-là, le gendarme de la Bourse recommande d'aller vers une logique de publication trimestrielle. Idéalement, le but recherché est de fournir plus d'informations aux investisseurs. Il s'agit en outre d'abolir les communications purement comptables et financières et d'évoluer vers plus d'informations sur la stratégie d'entreprise, le changement de modèle économique ou encore la description des risques et les mesures mises en place. Globalement, pour les entreprises cotées, l'augmentation du cours de l'action passe par la publication de bons résultats. Cela pourrait expliquer une certaine opacité des informations fournies au public pour préserver le cours de l'action en Bourse. Une situation qu'illustre bien Sonasid avec ses résultats au titre du premier semestre 2010. Le sidérurgiste n'a pas jugé opportun de publier un profit warning suite à une forte détérioration de ses indicateurs financiers alors que les analystes avaient anticipé une forte hausse et recommandé l'action à l'achat. La filiale d'Arcelor Mittal a écopé d'une amende de 67.000 DH - le maximum pour ce genre d'affaire - assortie d'un avertissement. L'attitude de Sonasid a certainement favorisé la publication de ce premier rapport sur la communication financière des entreprises cotées.
La crise financière a laissé de nombreuses séquelles dans les entreprises notamment du point de vue des risques encourus. La tendance s'oriente davantage vers plus de transparence et une amélioration de la fréquence des communications à l'intention des investisseurs. C'est l'un des constats de l'enquête de Ernst & Young menée auprès de 1.400 patrons dans le monde.
A ce jour, seules 4 sociétés publient trimestriellement leurs résultats. Les responsables de la Bourse ne cachent pas l'intérêt d'aller vers une publication tous les trois mois et en version anglaise également. Sauf que ce rythme pourrait être handicapant pour les petites entreprises, reconnaissent-ils. En France, par exemple, le coût minimal de la communication financière d'une société cotée est estimé à 500.000 euros (5,5 millions de DH) par an. Contrairement aux entreprises du Masi, à l'exception de quatre, les sociétés cotées sur la place parisienne sont tenues à une publication trimestrielle de leurs résultats.


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