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Désordre dans les Ordres
Fissures béantes chez les architectes
Publié dans L'Economiste le 02 - 05 - 2011

LA situation de l'Ordre des architectes est au bord de la guerre civile. Depuis quelques mois, une commande de l'Education nationale portant sur la construction de 593 écoles est au centre d'une interminable querelle dans la profession.
Deux camps s'affrontent avec une rare véhémence. Le premier, à la tête duquel se trouve le président du Conseil national de l'Ordre, Omar Ferkhani, estime que le marché a été entaché d'irrégularités. Par conséquent, demande-t-il, il faut tout revoir. Les détracteurs du président actuel l'accusent de s'accrocher au pouvoir.
Le second camp, conduit par un collectif d'architectes, et pas seulement des opposants au président actuel, soutient le contraire. Au milieu, le ministère de l'Education nationale qui, à la demande de la profession, avait entériné le principe d'un appel à projets pour la construction d'un millier d'établissements scolaires dans le cadre du plan d'urgence. L'idée était de rendre plus transparent le processus de désignation des architectes. Aujourd'hui, l'Education nationale doit s'en mordre les doigts.
A l'origine, les résultats d'un appel à projets mettant en compétition 160 architectes répartis en 24 groupements. Le Conseil national demande ni plus ni moins une redistribution desdits projets selon des critères «plus transparents». Cette position que défendent les instances nationales de l'Ordre est violemment critiquée à l'intérieur même du Conseil national. Reste qu'à cause de ces déchirements, le chantier du plan d'urgence en infrastructures scolaires est mis en veilleuse. Le Conseil national considère que les critères ne répondent pas aux exigences d'équité et qu'ils ont été établis sans consultation des membres de l'Ordre. De ce fait, il demande une nouvelle répartition des marchés sur la base de critères de la proximité avec les architectes et à la représentativité géographique. Le Conseil cherche également à faire appliquer un plafonnement de la commande de façon à ce que tous les architectes puissent avoir au moins un projet. «Il est inconcevable que six projets soient accordés au même architecte alors que d'autres n'en reçoivent aucun. On aimerait bien savoir sur quels critères ces choix ont été faits», confie Omar Ferkhani, président du Conseil national de l'Ordre des architectes. Parmi les critères proposés, l'intégration d'équipes de jeunes, de femmes et d'anciens architectes et la mise en place de groupements plus restreints en nombre. «Il est clair que 14 architectes par groupe demeure un nombre trop grand à gérer dans une équipe». Ce que le président de l'Ordre ne dit pas, c'est que le marché des prestations des architectes est structurellement concentré. 80% des projets sont traités par 20% des cabinets. Ce sont les «stars» de la profession et quelques figures montantes qui trustent l'essentiel des commandes, qu'elles soient publiques ou privées. Et sur cette concentration, le Conseil national de l'Ordre n'y trouve rien à redire.
24 groupements
LA répartition du gâteau par tranches telle que suggérée par le président du Conseil national est bien évidemment contestée par les architectes qui ont remporté les marchés de l'Education nationale. Ceux-ci assurent que la procédure d'octroi était parfaitement légale et répondait à des critères objectifs. Ils assurent même que le Conseil national de l'Ordre n'aurait à aucun moment contesté la procédure pendant la réalisation de l'appel à concurrence. «Ce n'est qu'une fois les architectes désignés, c'est-à-dire deux mois après l'annonce des résultats, que les réactions du Conseil ont commencé», s'étonne Youssef Hajhouj, l'un des architectes sélectionnés.
Pour les 24 groupements, demander le partage est en soit une reconnaissance de la légalité de la procédure. «Or, si nous partageons, nous allons créer un précédent, ce qui perpétuera ce problème pour les prochains appels à manifestation». Organisés en comité, ces derniers nient avoir été contactés par le ministère pour annulation des commandes. Le Conseil, pour sa part, affirme qu'il n'y a jusqu'ici aucun engagement de la part du ministère, ni contrat, ni confirmation formelle de commande.
Devant la paralysie de la situation, le ministère est tenu d'intervenir et mettre fin au désordre. Contacté par L'Economiste, le ministre est resté injoignable. De l'avis des architectes mandatés, «le département de l'Education nationale doit endosser sa part de responsabilité dans l'histoire». Pour certains membres de l'Ordre, la mauvaise gestion de l'appel à manifestation par le ministère serait à l'origine du conflit. Ce dernier n'aurait à aucun moment communiqué les critères sur lesquels il allait se baser pour opérer la sélection «le plus naturellement du monde, ces résultats ne pouvaient être que contestés», affirme Benjelloun Azelarab, président du Conseil de l'Ordre régional du Centre-Casablanca.


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