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Grève dans la Santé
Les médecins exigent des excuses de l'Etat Les blouses blanches rejettent les propositions de la ministre Sit-in mercredi prochain: 10.000 personnes attendues
Publié dans L'Economiste le 30 - 05 - 2011

Baddou parle de «situation inadmissible et de non-assistance aux personnes en danger»
«On va tous démissionner…!» menacent les médecins de la fonction publique. C'est dire que l'heure est grave. Les hôpitaux et CHU sont paralysés à Casablanca, Fès, Marrakech, Tanger, Rabat.
. Les urgences et services de permanence sont quasiment sans praticiens. Et pour cause, depuis le 25 mai (journée de la marche de la colère) médecins, urgentistes, internes, stagiaires… sont en grève illimitée. Ils dénoncent vigoureusement l'intervention musclée des forces de l'ordre qui s'est soldée par plusieurs blessures. Bilan: 4 médecins dans un état grave. Aujourd'hui, les médecins grévistes exigent des excuses de l'Etat. Entre-temps, le bras de fer se poursuit et les patients sont pris en otage.
Aux yeux de la ministre de tutelle, Yasmina Baddou, «cette situation est devenue inadmissible. Ne pas assurer les urgences est contraire à la déontologie». Baddou dénonce «une non-assistance aux personnes en danger». En tout cas, la ministre interprète le débrayage comme «un moyen de pression qui n'est utilisé nulle part dans le monde. Et c'est finalement le citoyen et les démunis qui paient le prix fort».
La situation actuelle tendra vers une grève générale et nationale. «L'Etat doit impérativement revoir sa manière de gérer ce genre de dossiers. De plus, le gouvernement est sans vision et sans projet de société», martèle Mohamed Naciri Bennani, président de l'Union nationale des professions libérales.
Cette sortie intervient au lendemain de l'intervention musclée envers la corporation des médecins. En fait, l'histoire de ce bras de fer remonte à octobre dernier avec une grève au CHU de Casablanca. Depuis, les manifestations se succèdent. Malgré les négociations, le dialogue demeure non constructif. C'est le statu quo, même si le gouvernement a pris la décision d'injecter près de 1 milliard de DH, dialogue social compris. Un montant qui devrait, en principe, revoir à la hausse l'indemnité de garde, l'intégration des médecins résidents, ainsi que la création d'une indemnité de permanence. Sauf que ces «concessions» ne semblent pas calmer les blouses blanches.
Autre revendication: l'intégration des résidents dans le public dès la 1re année de spécialisation, au lieu de la 3e année de stage. En principe, d'après la tutelle, les résidents bénéficieront à partir de 2012 de ce statut dès leur 2e année de stage, puis en 1re année dès 2013. Quant aux indemnités de garde, des négociations «avancées» avec la tutelle les a fixées à 400 DH/ mois.
A l'heure où nous mettions sous presse, aucune avancée majeure n'a encore été enregistrée sur ce dossier. D'ailleurs, un sit-in sera organisé le 1er juin devant le Parlement. Mercredi prochain, le syndicat indépendant des médecins du secteur public compte mobiliser entre 8.000 et 10.000 médecins. A suivre!
Equivalence
La priorité des médecins demeure la question de l'équivalence du doctorat en médecine avec le doctorat d'Etat (au lieu d'un master pour les nouveaux diplômés). Une question qui prête à confusion, selon Baddou. «Il faut clarifier que l'équivalence des diplômes ne concerne que les diplômes étrangers par rapport à ceux nationaux. En plus, c'est une erreur de penser que le doctorat en médecine est l'équivalent du master», explique Baddou. En effet, il donne le droit d'accès direct au cycle de doctorat national de l'enseignement supérieur dans les autres spécialités, à l'instar des autres titulaires des masters. Par ailleurs, le diplôme de doctorat dans la fonction publique renvoie à l'indice 336 (échelle 11). Même avec l'équivalence du doctorat national, les médecins vont intégrer l'administration avec l'indice 336. «Malgré cela le gouvernement leur a proposé l'attribution de l'indice 509 au lieu de l'indice 336», annonce la ministre. Du côté des médecins, «cette augmentation ne concerne que le salaire de base, soit 500 DH».
Trois questions à Yasmina Baddou
- L'Economiste: Où en est le dialogue avec les médecins du public?
- Yasmina Baddou: Le gouvernement a répondu positivement à l'ensemble des revendications des médecins. De plus, nous avons créé deux commissions avec le ministère de l'Enseignement supérieur, pour examiner le système des examens et la problématique de l'équivalence du doctorat en médecine. S'y ajoute l'attribution de l'indice 509 au lieu de l'indice 336. Ce qui permet aux médecins d'avoir le même indice que les professeurs assistants. Avec le dialogue social, cet effort nécessite une enveloppe de 1 milliard de DH dans la santé.
- Qu'en est-il au juste de la question sur la revalorisation des salaires?
- Les propositions du gouvernement vont réviser le salaire des médecins qui va connaître une augmentation considérable. Le salaire net actuel des médecins spécialistes varie entre 10.991 et 21.659 DH. Après l'augmentation, il variera entre 12.735 et 24.217 DH. Sans prendre en considération d'autres indemnités prévues, notamment celles des zones enclavées, de la garde et d'astreinte, de rendement et de responsabilité.
- A priori, les médecins rejettent en bloc tout ce que vous leur avez proposé?
- Les cinq syndicats les plus représentatifs (CDT, FDT, UNTM, UGTM, UMT) ont accepté les propositions du gouvernement. Mais le syndicat indépendant des médecins du public et la commission nationale des médecins internes et résidents restent autistes face aux propositions tout en maintenant la grève à l'échelle nationale et dans les urgences. Ce qui est inadmissible, illégitime, et injustifié vu que toutes les revendications ont été acceptées et le dialogue est toujours ouvert.


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