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La dernière bataille de Simon Lévy
Disparitions
Publié dans L'Economiste le 05 - 12 - 2011

Hier dimanche, la communauté juive marocaine et la grande famille des militants de tous bords ont inhumé Simon Lévy, au cimetière juif de Casablanca, décédé vendredi 2 décembre, après une longue maladie, à l'âge de 77 ans. Quelques semaines avant de mourir, il avait eu la satisfaction de voir la restauration de la synagogue des Fassis, dans la médina de Fès où il est né en 1934, achevée. Un projet qui lui tenait à cœur et, sachant que ses jours étaient comptés, qu'il voulait finir «avant de partir». Un legs de plus à son pays dont il défendait ardemment la cause et le patrimoine. Serge Berdugo, secrétaire général du Conseil des communautés juives du Maroc, salue «sa dévotion à la préservation des valeurs ancestrales du patrimoine du judaïsme marocain. Il s'est investi corps et âme dans cette cause exaltante qui a été son ultime combat». Aujourd'hui, l'on se demande qui reprendra le flambeau après lui? «Simon Lévy laisse derrière lui un grand vide», déclare Sion Assidon, fondateur de Transparency Maroc.
Des combats, Simon Lévy en a mené beaucoup dans sa vie. Dès 1953, il milite pour l'indépendance nationale du Maroc. Il commence son parcours dans la politique en 1954, d'abord dans le cadre de ses études, puis au sein du Parti populaire socialiste (PPS-ancien parti communiste) et comme syndicaliste à la tête de l'Union marocaine du travail (UMT). Il a connu la prison dans les années 60 et la marginalisation professionnelle pour ses idées. Défenseur des peuples opprimés, Simon Lévy s'est toujours opposé au sionisme et aux intégrismes de toutes sortes. «Aux côtés de ses concitoyens, il s'est mobilisé pour la préservation de l'intégrité de nos provinces sahariennes», ajoute Serge Berdugo. Ces positions lui ont valu le respect et l'estime unanimes sur les scènes nationales et internationales.
A la mort d'Ali Yata, c'était un candidat potentiel à la tête du PPS. Mais peu à peu, il prend un peu ses distances par rapport à la politique pour se consacrer entièrement aux affaires de la communauté juive de Casablanca dont il est le secrétaire général depuis 1997. Ainsi qu'à sa mission en tant que conseiller municipal de la ville de 1976 à 1983. Sa détermination et son engagement ont été couronnés par la fondation du musée judéo-marocain, l'unique du monde arabo-musulman, et qu'il a dirigé depuis 1998.
Licencié en littérature espagnole et portugaise, Simon Lévy était un fin linguiste et un grand connaisseur de l'arabe auquel il a consacré sa thèse de doctorat d'Etat.


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