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Bras de fer Istiqlal/PJD: Les scénarios pour sauver la majorité
Le retrait du gouvernement décidé à l'unanimité par le Conseil national Mais l'intervention du Souverain maintient les ministres istiqlaliens dans leurs postes
Publié dans L'Economiste le 13 - 05 - 2013

Benkirane face à deux pistes: reconfigurer les partis de la majorité ou élections anticipées
Rien ne va plus entre le Parti de l'Istiqlal et le PJD qui conduit le gouvernement. Après des semaines de bras de fer entre les deux formations, le Conseil national de l'Istiqlal a décidé à l'unanimité de se retirer du gouvernement. Une décision annoncée par Hamid Chabat, secrétaire général du parti, lors de la clôture de la 3e réunion du Conseil national, samedi dernier à Rabat. En effet, tous les membres du Parlement du parti se sont déclarés favorables au divorce avec les autres composantes de la majorité, le PJD en tête. Ceci jette les bases d'une véritable crise politique. Surtout que Chabat a clairement indiqué que la direction du parti «va respecter et défendre la décision du Conseil national». Néanmoins, le communiqué final de l'Istiqlal fait référence à l'article 42 de la Constitution, relatif au rôle du Souverain en tant que garant de la continuité de l'Etat et arbitre entre ses institutions. Donc, l'arbitrage royal sera déterminant pour la résolution de cette crise. Et la réaction du Souverain a été rapide. Quelques heures seulement après l'annonce de cette décision, il aurait réclamé au secrétaire général de l'Istiqlal, lors d'une conversation téléphonique, de «maintenir ses ministres au sein du gouvernement dans le souci de préserver son fonctionnement normal». Parallèlement, Chabat a été invité à soumettre au Souverain un mémorandum expliquant les motifs du retrait. C'est ainsi que le Comité exécutif du parti de l'Istiqlal qui s'est réuni dans la soirée du samedi a fait part de son «adhésion totale à la volonté royale de garantir les conditions de stabilité et de servir les intérêts supérieurs de la Nation». Pour sortir de cette crise, plusieurs scenarios sont possibles, dont notamment celui de faire appel à une autre formation pour renforcer les rangs de la majorité, comme le RNI. Salaheddine Mezouar avait déclaré être «prêt à rejoindre le gouvernement, si les intérêts du pays l'imposent» (cf.www.leconomiste.com). Néanmoins, les différends entre les deux formations sont un secret de polichinelle. Ce qui compliquera davantage la tâche de Abdelilah Benkirane. D'autant plus que le PAM, autre formation dont le poids parlementaire pourrait compenser la sortie de l'Istiqlal, a toujours été considéré comme un opposant irréductible par les dirigeants du PJD. Ce qui réduit les possibilités de Benkirane, qui devra démarrer des négociations dans ce sens, afin d'éviter une paralysie du gouvernement. Reste l'autre option prévue par la Constitution et qui consiste en l'appel à des élections législatives anticipées. Les premières réactions du parti islamiste ont considéré la décision de l'Istiqlal comme «une affaire interne». C'est ce qu'a affirmé Abdallah Bouanou, Chef du groupe parlementaire du PJD, qui a fait savoir que la direction du parti et son Conseil national devront se réunir pour examiner les mesures à prendre face à ces évolutions. Par ailleurs, plus tôt dans la journée du samedi, des pétitions appelant au retrait du parti du gouvernement ont été signées lors de cette rencontre. A 16h, les organisateurs ont annoncé plus de 600 signatures sur plus de 990 membres du Conseil.
Cohabitation impossible?
Lors de leurs interventions, les membres du Conseil national, présidé par Taoufiq Hejira, ont été virulents dans l'attaque de Benkirane qu'ils ont traité de tyran. Ils ont également scandé des slogans considérant que «la participation au gouvernement était une grande erreur». Mais Chabat n'était pas du même avis, considérant que sa formation «se devait de participer à la réussite de cette expérience, en raison du contexte particulier de 2011, comme cela a été le cas lors du gouvernement de l'alternance». Mais il n'a pas manqué de tirer à boulets rouges sur le Chef du gouvernement lorsqu'il a affirmé que l'Istiqlal «avait accepté de participer à la majorité parce qu'il ne savait pas qu'il était face à un dictateur. Nous avons rejoint le gouvernement sur la base d'un programme qui n'a pas été respecté». Voilà qui relance la guéguerre entre les deux formations, et amenuise encore plus les chances du maintien de la cohabitation au sein de la majorité.
A la clôture, la décision a été prise à l'unanimité. Maintenant, les choses sont entre les mains du Comité exécutif pour gérer les modalités du retrait, en conformité avec l'article 42 de la Constitution, comme cela a été annoncé par le patron de l'Istiqlal. Cet article stipule que «le Roi chef de l'Etat, son représentant suprême, symbole de l'unité de la Nation, garant de la pérennité et de la continuité de l'Etat est arbitre suprême entre ses institutions». Car, la décision du parti de Chabat aura certainement un impact sur la stabilité du gouvernement. Néanmoins, les dirigeants de l'Istiqlal indiquent avoir «épuisé toutes les possibilités de mise en garde et de conseil et s'être acquittés de tous leurs engagements envers ses alliés et envers la conjoncture délicate que traverse le pays». D'ailleurs, Chabat a estimé que «si le Chef du gouvernement avait prêté attention aux propositions de l'Istiqlal, nous aurions pu éviter la situation de crise économique que traverse le pays». Dans son discours à l'ouverture de la réunion du Conseil national, il n'a pas été tendre avec Benkirane qu'il a accusé de «monopoliser la prise de décision et de marginaliser les autres composantes de la majorité». Pour lui, «les différends avec le Chef du gouvernement sont dus au fait que le PJD est plus préoccupé par les élections que par la résolution des problèmes que connaît le pays». Il en veut pour preuve «le transfert de 15 milliards de DH à 2014 suite aux coupes budgétaires afin de pouvoir les utiliser pour préparer les élections locales en 2015». Pire, Chabat a estimé «qu'au moment où les ministres de l'Istiqlal se penchent sur la résolution des problèmes des citoyens, ceux du PJD se chargent de mener une campagne électorale en faveur de leur parti». Les critiques des membres du Conseil national du parti de la balance ne se sont pas limités à cela. Ils ont approuvé les déclarations de Chabat, «refusant toute tutelle sur les ministres istiqlaliens de la part du Chef du gouvernement».
Benkirane: Bouche cousue.
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Abdelilah Benkirane était sonné par le séisme dans l'échiquier politique provoqué par la décision de l'Istiqlal de quitter le gouvernement. Dans la soirée du samedi, le patron du PJD a publié un court communiqué de presse. Selon lui, toute déclaration de la part d'un dirigeant ou d'un membre du parti concernant la décision du Conseil national du parti de l'Istiqlal n'engage que sa personne. Ce n'est pas une prise de position officielle du PJD. Benkirane reste le seul habilité à parler au nom de son parti. Une manière de calmer ses lieutenants qui avaient multiplié les sorties.


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