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Grandes écoles
Les lauréats marocains présents en force
Publié dans L'Economiste le 26 - 08 - 2014

POUR cette rentrée, les grandes écoles d'ingénieurs françaises accueilleront près de 600 élèves marocains. Selon le collectif CPGE Maroc (Collectif des classes préparatoires aux grandes écoles) à la date du 10 août 2014, 11 élèves des prépas marocaines, dont un Mauritanien et une Algérienne, ont décroché le sésame pour intégrer la prestigieuse Polytechnique Paris. En parallèle, 8 Marocains des prépas en France et 4 autres Marocains venant d'écoles ingénieurs de l'Hexagone ont aussi intégré l'école. L'Ecole Centrale (Paris et autres villes) ouvrira ses portes à 26 Marocains dont 15 à Paris. Les trois campus de l'Ecole des Mines accueilleront 15 élèves à Nancy, 5 à Saint Etienne et 1 à Paris. Le plus gros «contingent» d'élèves marocains a été enregistré pour le moment à l'Enseiht (Ecole nationale supérieure d'électrotechnique, d'électronique, d'informatique, d'hydraulique et des télécommunications) de Toulouse, avec 67 admis. S'ensuit l'Enserb (Ecole nationale supérieure d'électronique, informatique, télécommunications, mathématique et mécanique de Bordeaux), où 57 élèves issus des classes préparatoires marocaines ont été admis. Pour sa part, Télécom Bretagne a donné le feu vert à 35 Marocains pour intégrer l'école dès cette rentrée. L'Ensica (Ecole nationale supérieure d'ingénieurs de constructions aéronautiques) de Toulouse a admis 12 lauréats des classes prépas marocaines. S'y ajoutent l'Ecole des Ponts (1), Télécom Paris (1) et Supélec (2). Au total, plus de 1.700 élèves des classes prépas nationales se sont présentés à l'édition 2014 des concours français d'accès aux grandes écoles. Près de 600 ont été admis dans de grandes écoles d'ingénieurs, dont plus de 100 dans des écoles relevant des concours d'école comme Polytechnique, Mines-Ponts et Centrales-Supélec.
Pour faciliter le déplacement en France des candidats marocains ayant réussi les épreuves écrites de ces grandes écoles, le collectif CPGE a mis en place tout un programme, avec l'appui de ses partenaires. La RAM a ainsi octroyé 300 billets d'avion à titre gracieux dans le cadre d'un protocole d'accord avec le ministère de l'Enseignement supérieur. Par ailleurs, diverses entreprises et fondations ont contribué directement ou indirectement au financement des droits d'inscription aux concours pour les candidats à revenu modeste, en plus d'une dotation en habillement et en dépenses diverses pour le séjour en France pendant le passage des oraux.
Les premiers de la classe
Ils s'appellent Rachid El Khattabi, Imane Belidan, Taha Yassine ou Omar Saadi... Rappelez-vous de ces noms, bien que leur âge varie entre 19 et 20 ans. Ils ont de grandes chances de faire partie dans un avenir proche de l'intelligentsia marocaine. Lauréats pour la plupart des classes préparatoires publiques aux grandes écoles et issus de milieux modestes, ces jeunes surdoués ont réussi à décrocher leur ticket d'entrée pour des véritables institutions comme Polytechnique, Centrale Paris, Mines de Nancy et Supélec Paris. Cette élite du système d'enseignement marocain a dressé pour les lecteurs de L'Economiste les principales tares qui handicapent les classes prépas. «Le côté pratique est complètement absent du cursus, le manque d'ateliers et de laboratoires constitue un handicap majeur», déclare El Khattabi Rachid, admis à Supélec Paris. «L'inspection est assez laxiste au niveau des classes prépas», relève pour sa part Omar Saadi, futur polytechnicien pour qui les enseignants se doivent d'être aussi exigeants envers eux-mêmes qu'envers les élèves.


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