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Filière pommes
Les producteurs déclarent la guerre aux distributeurs
Publié dans L'Economiste le 30 - 09 - 2014

«LA cascade d'intermédiaires entre producteur et consommateur constitue la principale entrave à la promotion de la commercialisation des produits arboricoles en général et le pommier en particulier. Ce diagnostic du président de la Fédération interprofessionnelle de la filière de l'arboriculture fruitière (Fedam), Aboubakr Belkora est quasiment transversal à tous les produits agricoles.
Le symposium de trois jours (du 26 au 28 septembre) a réuni une centaine d'agriculteurs à Ifrane, à l'initiative de la direction régionale de l'Agriculture (DRA de Meknès-Tafilalet), la province d'Ifrane, la Fedam, la Chambre agricole, l'association Adrar, le groupe Crédit Agricole du Maroc (CAM) et d'autres partenaires. L'exercice consistait à émettre des propositions pour développer la filière du pommier. Le choix du lieu de leur rencontre n'est pas fortuit. En effet, la culture du pommier vient en tête des produits agricoles dans les régions montagneuses avec une production estimée à 600.000 tonnes. La province d'Ifrane constitue un des gros producteurs de la pomme. La culture du pommier y occupe environ 7.000 ha, soit 22% de la superficie nationale.
«C'est d'ailleurs dans cette zone où les intermédiaires prennent en otage à la fois producteurs et consommateurs et portent préjudice aux objectifs du Plan Maroc Vert», accuse Belkora. Le président de la Fedam parle «d'un problème qui persiste depuis plus de 25 ans et qui nécessite, pour sa résolution, une réelle volonté politique du ministère de la tutelle et du gouvernement».
La pomme est achetée sur l'arbre à un dirham le kilo. L'intermédiaire se charge de la cueillette et du transport et la revend 10 fois plus cher, tempête le président de la Fedam. Et de poursuivre : «le circuit de distribution est archaïque et ne répond plus aux attentes de la société marocaine».
D'autres intervenants iront plus loin. Ils évoquent l'existence de «caisses noires et de mafias qui protègent un système mis en place en 1960». A l'époque, les prix n'étaient pas encore libéralisés et les différentes régions connaissaient des problèmes d'approvisionnement. Aujourd'hui, les professionnels du secteur sont unanimes. Tous soulignent la nécessité d'organiser les marchés de gros des fruits et légumes, afin de pérenniser le développement.
Outre la mise à niveau de la structure de distribution, Ahmed Oukabli, directeur de l'Office national du conseil agricole (Onca), propose aux producteurs «d'investir dans les chaînes de valeur». Pour lui, «si auparavant, les agriculteurs écoulaient rapidement leur production et dégageaient les bénéfices... aujourd'hui, le pommier subit la concurrence d'autres fruits». Toutefois, il a l'avantage de pourvoir être stocké et commercialisé durant une longue période (de septembre à mai). Un avantage que doivent saisir ses producteurs en installant des chaînes d'emballage et de stockage (frigos). Il en est de même pour les petits et moyens agriculteurs qui peuvent se regrouper en coopérative ou s'orienter vers les agrégateurs afin de pouvoir commercialiser, eux-mêmes, leur productions «La transformation peut s'avérer également bénéfique mais l'organisation du marché reste primordiale. Autrement, aussi bien les consommateurs finaux que les producteurs agricoles continueront de se plaindre», prévient le directeur de l'Office national du conseil agricole.
L'appui au financement
Les participants à la rencontre d'Ifrane ont été rassurés par les responsables du groupe CAM qui leurs ont présenté de produits financiers mis à leur disposition. «Nous avons en plus de Tamouil Al Fallah plusieurs propositions de financements pour les petits agriculteurs dans le cadre de l'accompagnement des projets d'arboriculture», expliquent-ils. De l'étude des projets, jusqu'à la commercialisation des productions en passant par le travail du sol, le stockage, les chaines de froid...CAM est engagé sur toute la ligne. Ses responsables savent que le Moyen Atlas ne compte que 72 unités frigorifiques d'une «petite» capacité de 50.000 tonnes. Pour améliorer la rentabilité de ses agriculteurs, il faut booster cette capacité, évaluer les besoins du marché local et propulser les productions vers l'export...et bien évidemment les banques et l'Etat doivent accompagner ce processus.


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