Amnesty International appelle l'Algérie à libérer les prisonniers d'opinion    Déplafonnement de dette extérieure: Les mises en garde du PPS    Le Masi lâché parles secteurs Banques et Télécommunications    Masques, visières, valves: L'impression 3D à la rescousse des hôpitaux    DOC- Port du masque de protection: Voici ce que dit la circulaire du Parquet général    Tanger: Mobilisation pour la place d'Espagne    D'après Moulay Hafid Elalamy : Plus de 5,3 millions de masques ces dernières 48h    Remaniement partiel : El Firdaouss nommé ministre de la Culture, Amzazi porte-parole du gouvernement    Pour une application stricte de l'obligation du port du masque    L'engouement culturel à l'ère du confinement     Montée des défaillances et double choc d'offre et de demande    Mesures exceptionnelles pour le bon déroulement des travaux de la session parlementaire    L'hôpital militaire d'instruction Mohammed V de Rabat consolide ses structures dédiées à la lutte contre le Covid-19    L'hôpital Moulay Youssef de Casablanca renforce sa capacité litière    Session du printemps : Les parlementaires en mode crise    Direction du Trésor et des finances extérieures : Rachat de BDT pour un montant de 1 MMDH    Fonds de soutien : Le message de Crédit Agricole du Maroc aux ménages bénéficiaires    Casablanca : Une polyclinique CNSS mise à la disposition des autorités publiques    Les pharmaciens tiennent leur position avec conviction    Le port des masques de protection est obligatoire depuis hier    Coronavirus : l'UIR développe des solutions innovantes    Hicham Daoudi : «Pratiquement 60% de notre chiffre d'affaires est suspendu en ce moment»    Coronavirus : 21 nouveaux cas confirmés au Maroc, 7 nouvelles guérisons, mardi à 8h    Enquête auprès des entreprises :Le HCP recourt aux e-mail et fax    Changement de modèle ?    « Les Casques bleus ne sont pas le remède, mais ils tiennent une place dans la lutte contre le Covid-19 »    Secousse tellurique de magnitude 3,2 dans la province de Figuig    Rooney : Les joueurs de foot en Angleterre sont des cibles faciles    City n'aura pas recours au chômage partiel    Youssef El Arabi : Le plus important est de rester à la maison pour empêcher la transmission du virus    Les médecins privés de Marrakech appelés à prêter main forte à ceux du public    Journée internationale du sport : TIBU Maroc annonce plusieurs actions    Driss Lachguar : La grâce Royale est hautement noble et humaine    Le Premier secrétaire à la Fondation Fkih Titouani    Quand le poème se fait consolation au temps du coronavirus    Confiné en famille, Michel Drucker se rend utile    Le top 10 des meilleurs buteurs de l'histoire de la LDC    EST-WAC : le TAS rendra son verdict le 29 mai    Coronavirus : la France devrait connaître en 2020 sa plus forte récession depuis 1945    Un symbole de la mobilisation du monde sportif en faveur des valeurs de solidarité    Coronavirus : 40 marocains bloqués aux Maldives    Abdelkader Retnani : «Les éditeurs sont en confinement total, soit à l'arrêt à 80% du secteur»    Elisabeth II appelle à la résilience: «Nous vaincrons»    Quelle leçon nous apprend l'Histoire!    «La lecture, mon échappatoire!»    Football : Les clubs marocains dans le flou total    Assistance aux familles de nos compatriotes décédés en France et en Belgique    Grâce Royale au profit de 5.654 détenus    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Qualité des eaux de baignade
Les plages à éviter!
Publié dans L'Economiste le 18 - 06 - 2015

AU moment où la majorité des plages répondent aux critères de qualité des eaux de baignade, avec 23 stations
labellisées Pavillon bleu, d'autres pâtissent encore de l'effet de la pollution. Ces plages se concentrent essentiellement dans des zones connues pour leur vocation industrielle. C'est le cas notamment de l'axe Tanger-Asilah, avec 6 stations non-conformes, et de Casablanca, avec 4 plages, situées particulièrement à proximité des quartiers industriels entre Aïn Sbaâ et Zenata. Le rapport national a identifié les principales sources de dégradation des eaux de ces stations. Il s'agit notamment des dysfonctionnements au niveau des réseaux d'assainissement et des pollutions accidentelles.
Il faut souligner que l'opération de surveillance de la qualité des eaux de baignade pour cette saison a montré une évolution du nombre des stations propres de 0,54% par rapport à la saison précédente. Plus de 71% des plages ont maintenu la même qualité des eaux sur les deux ans. Cela concerne notamment les stations de la façade méditerranéenne, en dépit de l'augmentation de la pression lors de la saison estivale. En effet, près de 45% des estivants optent pour les plages de la zone allant de Saïdia à Tanger, qui s'étend sur 500 km. Des actions restent nécessaires pour protéger les écosystèmes diversifiés de cette région. Surtout qu'il s'agit d'un espace «dont l'équilibre écologique est précaire, à cause des activités d'urbanisation, mais également des pressions naturelles comme l'érosion des reliefs et paysages à proximité des plages», est-il indiqué. Sur les 97 stations contrôlées dans cette zone, le taux de conformité aux normes est de près de 97%. Sur ce total, 21 plages ont amélioré la qualité de leurs eaux, passant de la classe B à la classe A, dont Saïdia, Ras Kebdana et Oued Lao. Parallèlement, 3 stations à Tanger ville, non-conformes l'année dernière, sont passées à la classe B lors de cette saison. Cependant, 15 plages ont vu leur qualité se dégrader, passant de la classe A à la classe B, dont Souani, Quemado (El Hoceima) et Martil.
Au niveau de la zone Atlantique nord, qui s'étend de Tanger à Essaouira, les résultats de la surveillance ont montré que 96,86% des 223 stations répondent aux critères de qualité des eaux de baignade. Près de 70% de ce total sont classés dans la catégorie A. Surtout que 39 nouvelles stations ont amélioré leur qualité, passant de la classe B à la classe A, dont
Achakar, Mehdia, Plage des Nations, Harhoura et Bouznika. Cependant, 12 plages ont subi une dégradation de leurs eaux de baignade, passant de la classe A à B. C'est le cas notamment de Sablette à Mohammedia, Aïn Diab à Casablanca et Tamaris II. C'est la zone Atlantique sud, qui couvre la partie d'Agadir jusqu'à Dakhla, qui a maintenu la qualité de ses eaux de baignade, avec un taux de conformité de 100%. D'ailleurs, sur 61 stations contrôlées, 54 relèvent de la catégorie A et 7 de la catégorie B. 2 plages dans la région de Sidi Ifni ont amélioré leur qualité, passant de la classe B à A. Mais il faut noter que 7 stations ont régressé dans le classement, surtout dans la région d'Agadir, qui connaît une forte pression durant la saison estivale. Le rapport national précise que la qualité des eaux de cette zone a notamment souffert des inondations qu'a connues le sud du Maroc au début de l'année. Ce qui a «pollué les ressources en eau et les plages qui sont le réceptacle final des oueds en crue», est-il indiqué. C'est le cas pour les stations d'Agadir et de Foum El Oued. C'est pour cela que les conclusions de ce document mettent l'accent sur la nécessité de maîtriser l'impact des fortes intempéries. Cela devra passer par le renforcement des infrastructures de base comme les digues, les réseaux d'assainissement et les berges des cours d'eau. Globalement, les recommandations relatives à l'amélioration de la qualité des plages, à travers la mise à niveau de leur gestion, se rapportent à une série d'actions. C'est le cas du lancement d'une campagne sur smartphones offrant aux estivants une série d'informations sur les plages. Il s'agit de la météo, la hauteur des vagues, l'indice UV, mais aussi les sources de pollution et les actions menées pour réduire le
c
risque sanitaire. Cela devra être couplé à des mesures prises en amont, mettant à l'œuvre les différents intervenants, dont les agences des bassins et les communes. L'objectif est d'améliorer la gestion de l'assainissement liquide pour limiter les rejets polluants. Le renforcement des capacités du personnel communal en matière de gestion des plages est également au programme.
Bonne qualité du sable
La grande affluence que connaissent les plages du Royaume a un effet direct sur la qualité du sable. Car, «la contamination du sable par la flore fongique peut constituer une sources de transmission de certains agents pathogènes aux estivants», fait-on savoir. Cette année, 20 plages ont fait l'objet d'analyses chimiques, mycologiques et typologiques. Il en ressort que le sable des plages marocaines est généralement de bonne qualité. Surtout en l'absence de contaminations par les métaux lourds ou les hydrocarbures. Les déchets identifiés sont surtout des matières en plastique ou en bois.
Plans de gestion
LE ministère de l'Equipement et du Transport vient de lancer des plans d'utilisation et de gestion des plages. L'objectif est d'assurer la convergence de l'action des différents intervenant, selon une vision globale, qui répond aux recommandations du Comité national Plages propres, est-il indiqué. Ce programme vise à mettre en valeur les plages à travers une meilleure organisation de l'espace et des activités qui s'y exercent. La préparation de ces plans a pris en considération la fréquentation intensive des plages durant la saison estivale et la multiplication des intervenants dans la gestion de ces espaces. Ainsi, ces documents de référence permettent de localiser les aménagements et équipements existants, comme les corniches, les lieux de restauration et les espaces de loisirs, et déterminent les zones pouvant accueillir de nouveaux établissements. Cela devra notamment répondre aux exigences du cadre légal relatif à l'occupation du domaine public maritime. Une question qui a souvent suscité la polémique, à cause du non-respect de la réglementation au niveau de certaines plages.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.