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L'INFO
Publié dans L'Economiste le 11 - 04 - 2017

Si le Maroc a poussé un «ouf» de soulagement après la formation du gouvernement, dans les états-majors des partis de la majorité, c'est la consternation. Après la colère, la riposte s'organise, avec des pétitions qui circulent pour exiger des explications devant les instances du parti. A l'exception du RNI qui surfe sur la vague des portefeuilles économiques et la montée en puissance de son président au cours des négociations pour la formation de l'exécutif, les autres sont anéantis. En tête, le PJD qui traverse une tempête particulière qui pourrait laisser des traces indélébiles sur cette formation islamiste, souvent présentée unie comme les doigts de la main.
Schématiquement, le conflit interne oppose le groupe de Abdelilah Benkirane à celui de Saâdeddine El Othmani, épaulé par les ministres de son parti. Le chef du gouvernement sortant est contrarié par le comportement de son camarade El Othmani, qui, à ses yeux, a fait de nombreuses concessions au cours de la formation du gouvernement. Outre des membres du secrétariat général, la jeunesse du parti de la lampe s'est également jointe à la contestation avec un appel à un rassemblement devant le siège du PJD ce jeudi. Ils ont le sentiment d'être dépossédés de leur victoire et d'avoir obtenu des strapontins au niveau du gouvernement.
Ce sentiment est alimenté par la signature de pétitions pour réclamer la convocation d'un Conseil national extraordinaire, le parlement du PJD, pour en découdre. Ces vagues sont-elles importantes au point d'annoncer des fissures profondes dans le parti et de compromettre le vote de confiance en faveur de la déclaration de politique générale qui sera prochainement présentée au Parlement? Difficile de trancher, mais une chose est sûre, c'est que le PJD se banalise comme les autres formations avec des dirigeants comme les autres qui veulent obtenir leurs parts du butin électoral.
Une autre crise, celle qui s'abat sur l'USFP. Son premier secrétaire, Driss Lachgar, fait l'objet d'une contestation et d'une pétition signée par 10 membres du bureau politique dont Mohamed Alami, chef du groupe parlementaire de la Chambre des conseillers, l'ex-députée Hasna Abou Zaid et Mohamed Darouich. D'autres, employés par le parti, ne peuvent signer ce document de peur des risques de représailles. Traditionnellement, le mécontentement se limitait à des bruits de couloirs. La plupart finissait par accepter le fait accompli, sachant que les ministères obtenus absorbaient plusieurs cadres au niveau des cabinets. Là, officiellement, ils lui reprochent des erreurs au niveau de la préparation du prochain congrès.
En fait, ils rouspètent depuis l'annonce de la liste des ministres. Dans la réalité, les camarades de Driss Lachgar lui doivent une fière chandelle pour les exploits accomplis. L'USFP, qui a obtenu à peine 20 sièges lors des dernières élections législatives, est parvenue à décrocher la présidence de la Chambre des représentants, confiée à Habib El Malki. Dans les négociations pour le gouvernement, ce poste, le troisième dans la hiérarchie de l'Etat après le Souverain, vaut deux portefeuilles ministériels.
Dans l'actuelle majorité, Lachgar a décroché trois ministères dont un Secrétariat d'Etat pour ses camarades (Rkia Derham, Abdelkrim Benatik et Mohamed Benabdelkader), sans qu'il se serve lui-même. C'est aussi la manière choisie par Driss Lachgar pour baliser la route à un deuxième mandat. Au prochain congrès de l'USFP prévu le 19 et 20 mai, le premier secrétaire veut rempiler, affirment ses adversaires.
L'UC, qui s'est ralliée au RNI en vue d'une prochaine fusion, est également secouée par la contestation. Plusieurs membres du bureau politique ont été surpris par la nomination de Othman Firdaouss, secrétaire d'Etat chargé des investissements. Son père, Abdallah, est membre de l'état-major du parti. Une pétition signée par 13 parlementaires et des membres du bureau politique vise à convoquer le secrétaire général Mohamed Sajid pour venir s'expliquer devant les instances du parti. Des responsables se comparent au PPS avec 12 sièges ayant obtenu trois portefeuilles alors que l'UC a 19 sièges et a à peine un ministère et un secrétaire d'Etat. Ce mécontentement était nourri par leur traitement au niveau des instances de la Chambre des représentants où ils n'ont décroché aucun poste de responsabilité ni au bureau ni à la tête des commissions spécialisées.
Le MP encore sonné
Le coup de grâce est porté au Mouvement populaire de Mohand Laenser, secrétaire général depuis plus d'une trentaine d'années. Les ministrables proposés comme Mohamed Ouzine, Mohamed Moubdiê, Driss Merroune, Khalid Berjaoui,... n'ont pas été retenus dans le casting de l'actuel exécutif. Au lieu de ceux-là, c'est l'ancien ministre de l'Intérieur Mohamed Hassad et Larbi Bencheikh DG de l'OFPPT qui sont devenus ministres aux couleurs du MP. Un troisième Mouha Ouhelli, ancien du FFD et ex-secrétaire d'Etat à la solidarité avec l'équipe de Abderrahman Youssoufi, entre au gouvernement avec la casquette de l'épi. Dans les rangs de l'état-major, la colère ressentie est mal contenue. Certains responsables au bureau politique saluent du bout des lèvres l'arrivée d'un poids lourd comme Mohamed Hassad. Ils n'ont pas le choix de faire autrement. Et pour cause, ils ont encore en mémoire le sort qui a été réservé au MP en 2007 lorsque les instances du parti avaient refusé de parrainer Aziz Akhannouch et Amina Benkhadra qui allaient entrer au gouvernement de Abbas El Fassi au nom du MP. Finalement, ils avaient intégré l'exécutif sous l'étiquette du RNI.


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