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Chabat veut rempiler à la tête de l'Istiqlal
Publié dans L'Economiste le 13 - 09 - 2017

Les multiples pressions et son abandon par les membres du comité exécutif, voire ses trois derniers fidèles, n'ont pas découragé Hamid Chabat. Il veut rempiler à la tête de l'Istiqlal malgré la candidature de Nizar Baraka dont la cote monte dans les congrès provinciaux (Ph. Bziouat)
«La candidat du peuple contre celui du makhzen». C'est ainsi que Hamid Chabat résume l'enjeu du prochain congrès de l'Istiqlal qui aura lieu du 29 septembre au 1er octobre. L'actuel secrétaire général, qui a donné une conférence de presse hier au siège du parti, s'accroche à sa candidature pour sa propre succession. Attention, il précise d'emblée que lorsqu'il évoque «le makhzen», c'est pour désigner le ministère de l'Intérieur et non SM le Roi. Son mot d'ordre est «la résistance pour l'indépendance de la décision politique».
Pour minimiser davantage le poids de Nizar Baraka, il l'attaque sur deux aspects. Pour lui, le candidat est toujours président du Conseil économique, social et environnemental. Il reste moins de trois semaines sans voir sa démission annoncée. Du coup, d'ici la fin du mois, «une autre candidature pourrait surgir, dit-il, mais elle sera celle du makhzen», note Hamid Chabat. Le second aspect de la critique porte sur la campagne menée par le candidat et ancien ministre des Finances.
A en croire Hamid Chabat, «lors de ses tournées dans les régions pour sensibiliser à sa candidature, Nizar Baraka affirme que l'Etat ne veut pas de l'actuel secrétaire général de l'Istiqlal au gouvernement. Si Nizar Baraka devient patron, le parti intégrera l'exécutif». Ce qui aiguise les appétits de beaucoup de prétendants au sein du comité exécutif et du Conseil national.
Sur ce point, la réponse de Hamid Chabat est toute prête: «Le gouvernement nous importe peu. Si nous entrons au gouvernement, c'est pour appliquer le programme de l'Istiqlal et non pour faire de la figuration et profiter des situations de rentes que procure les portefeuilles ministériels».
En tout cas, Hamid Chabat espère que le congrès se déroule dans un contexte calme, tout en évitant que la compétition soit personnifiée. Les congressistes istiqlaliens doivent juger sur les programmes. C'est dans cet esprit que l'ancien maire de Fès invite les postulants à la conduite de l'Istiqlal à organiser une conférence-débat sur les différents thèmes devant les membres du Conseil national pour leur permettre de choisir en connaissance de cause.
Curieusement, même si Chabat est seul dans cette épreuve, avec un comité exécutif hostile, y compris ses trois derniers fidèles (Abdelkader El Kihel, Abdallah Bekkali et Adil Benhamza) qui ont changé de casaque à la dernière minute, il maintient le cap. Il croit qu'au moment de l'isoloir, «les militants de l'Istiqlal se ressaisiront pour le choisir lui, le candidat du peuple». Des congrès provinciaux, qui choisiront les congressistes, ont été perturbés. Même si l'écrasante majorité de ces rencontres semblent favorables à la candidature de Nizar Baraka, Hamid Chabat demeure confiant. «Le congrès sera un moment de démocratie. Avec les cartes électroniques, les élections seront transparentes et honnêtes», souligne-t-il.
Il rappelle que la question de la démocratie au sein du parti est tranchée depuis le dernier congrès où il y avait, pour la première fois, deux candidats pour le poste de secrétaire général. Auparavant, cette affaire était réglée dans un consensus. «Aujourd'hui, les militants sont contre l'interventionnisme. Ils veulent décider de leur propre sort. Ils sont convaincus que la compétition est naturelle et saine. Chaque militant a le droit de se défendre. L'Istiqlal doit sortir plus renforcé de cette épreuve», a ajouté Hamid Chabat.
Alliances
Le désaccord entre les deux candidats devient profond sur les alliances. Hamid Chabat est déterminé à développer la coordination de l'Istiqlal avec le PJD. Pour lui, Abdelilah Benkirane est toujours présent. «Les gens n'arrêtent pas de mentionner son nom puisqu'il parle le langage du peuple», a souligné le secrétaire général du parti.
Nizar Baraka n'est pas dans le même état d'esprit. Dernièrement, il a tiré à boulets rouges sur le PJD qu'il accuse d'exploiter le discours de l'Istiqlal et de réanimer la Koutla pour construire une nouvelle légitimité. Selon l'ancien ministre des Finances, le PJD a exploité le gouvernement pour s'implanter dans la société et particulièrement dans le monde rural. Autre critique: Benkirane place l'intérêt de son parti le PJD au-dessus de l'intérêt général.o


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