« Mondafrique » revient sur les grandes avancées diplomatiques du Maroc pour régler la question du Sahara    Trump reçoit Netanyahu avec un plan de paix « déjà mort »    Bolton Claim Set to Scramble Impeachment Proceedings    Comme son père, pionnier et visionnaire    Evolution structurelle de l'économie nationale    Marathon international de Marrakech : Hicham Laqouahi pulvérise le record    Scène culturelle: la guerre des communiqués…    Mahi Binebine: «On donne de nous un triste spectacle !»    Soirée caritative au profit des enfants atteints d'un cancer    Soutien, assistance, financement… La FM6CS dresse le bilan de ses 9 ans d'action au profit des champions sportifs    Ligue des Champions d'Afrique : Le Wydad et le Raja accèdent aux quarts de finale    Le marché de tabac a rapporté 11,34 MMDH au Trésor en 2019    Huawei: Londres s'apprête à trancher sous la pression de Washington    NBA Superstar Kobe Bryant Dies in Helicopter Crash    NBA: Kobe Bryant en chiffres    L'initiative «100 jours, 100 villes» du RNI fait escale à Asilah    Les litiges relèvent désormais de la compétence des TPI    Le PPS perd un de ces doyens    Banque d'affaires: Les russes de Renaissance Capital tâtent le terrain    Algérie : après un an, la contestation populaire unit ses forces vives    «La confiance de Sefrioui dans Addoha est un signal positif»    Les jeunes et le discours religieux contemporain    Le sud-africain Aspen Pharmacare veut se développer au Maroc    La HACA à l'édition 2020 du Salon de la radio et de l'audio-digital à Paris    Point de vue : Dire pour construire et non dire pour détruire    Le groupe Addoha intensifie ses investissements au Ghana    Les nageurs meknassis se positionnent sur le podium du Championnat d'hiver de Meknès    CAN Futsal 2020 : L'Île Maurice a déja réussi sa CAN    Mission multi-sectorielle sur les mines et industries extractives à Nouakchott    Coronavirus : Aucun cas enregistré au Maroc    Nous sommes tous Nour    Chute d'obus de mortier sur l'Est de Tripoli : Un Marocain tué    CGEM-DGI : CGEM-DGI Une rencontre de communication sur les dispositions de la loi de Finances 2020    Produits impropres à la consommation : Près de 18.000 tonnes détruites en 2019    Une baisse du marché sans impact sur les recettes fiscales    L'épidémie de coronavirus est partie d'un marché à Wuhan en Chine    Abdelaziz Barrada rejoint les Lusitanos Saint-Maur    Edito : Triste déballage    Voici le temps qu'il fera ce lundi    Harvey Weinstein avait une "liste rouge" des femmes susceptibles de le dénoncer    Noureddine Saïl à Dakar : "Il faut multiplier les productions cinématographiques nationales afin de promouvoir le cinéma africain"    Le Roi félicite le Gouverneur général d'Australie à l'occasion de la fête nationale de son pays    Russie: Le nouveau gouvernement a du pain sur la planche…    L'ambassade du Maroc à Pékin rassure    Brexit : l'UE nomme un ambassadeur auprès du Royaume-Uni    Coronavirus : Voici les pays touchés    Capitales africaines de la culture : Rabat supplée Marrakech à la hâte    Piers Faccini, le maître de la complainte    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Combattre la désinformation en ligne: Ce que propose Bruxelles
Publié dans L'Economiste le 01 - 05 - 2018

Le réseau social Facebook a présenté ses excuses après le scandale Cambridge Analytica. La firme américaine a promis notamment de faciliter l'utilisation des paramètres de confidentialité
Les récentes révélations concernant Facebook/Cambridge Analytica (qui ont illustré comment des données à caractère personnel peuvent être exploitées dans des contextes électoraux) ont incité la Commission européenne à réagir. Celle-ci propose plusieurs mesures pour lutter contre la désinformation en ligne.
Cela concerne les «informations dont on peut vérifier qu'elles sont fausses ou trompeuses, qui sont créées, présentées et diffusées dans un but lucratif ou dans l'intention délibérée de tromper le public et qui sont susceptibles de causer un préjudice public». Détails:
■ Un code de bonnes pratiques commun: D'ici juillet, et dans un premier temps, les plateformes en ligne devraient mettre au point et suivre un code de bonnes pratiques commun. Objectifs: garantir la transparence du contenu sponsorisé, en particulier de la publicité à caractère politique, ainsi que de restreindre les options de ciblage pour ce même type de publicité et de réduire les recettes des pourvoyeurs de désinformation. Il est question de faire en sorte que les utilisateurs découvrent plus facilement des sources d'information différentes offrant des points de vue contrastés et qu'ils y accèdent plus aisément. Comme il est préconisé d'instaurer des mesures pour repérer et fermer les faux comptes et s'attaquer au problème des robots informatiques. Et surtout de promouvoir des systèmes volontaires d'identification en ligne.
■ Aider les vérificateurs de faits: Tout doit être fait pour permettre aux vérificateurs de faits, aux chercheurs et aux pouvoirs publics de surveiller en permanence la désinformation en ligne. Ils seront choisis parmi les membres européens du Réseau international de vérification des faits. Aussi, une plateforme en ligne européenne sécurisée concernant la désinformation sera créée pour aider ce réseau, les chercheurs universitaires concernés dans la collecte transfrontière et l'analyse de données.
■ Renforcer l'éducation aux médias: Cela permettra aux Européens de repérer la désinformation en ligne et d'appréhender le contenu en ligne avec un œil critique. A cette fin, Bruxelles encouragera les vérificateurs de faits et les organisations de la société civile à fournir du matériel pédagogique aux écoles et aux éducateurs. Une semaine européenne de l'éducation aux médias sera organisée.
La Commission européenne invite les Etats membres à intensifier leur soutien en faveur d'un journalisme de qualité. Les participants à la dernière enquête Eurobaromètre voient dans les médias traditionnels la source d'information la plus fiable (radio 70%, télévision 66% et presse écrite 63%). Les sources d'information en ligne et les sites d'hébergement de vidéos seraient les moins dignes de confiance, «26% et 27% des participants, respectivement, leur accordant du crédit».
■ La résilience des élections: Un soutien sera apporté aux Etats membres pour qu'ils assurent la résilience des élections contre les menaces informatiques sans cesse plus complexes (désinformation en ligne, cyberattaques...). Pour lutter contre les discours mensongers sur l'Europe et contre la désinformation, une politique de communication stratégique sera coordonnée. Dans la dernière enquête Eurobaromètre, 83% des personnes interrogées déclaraient que les fausses informations représentaient un «danger pour la démocratie».
■ Prochaines étapes: La Commission convoquera prochainement un forum qui regroupera les plateformes en ligne, le secteur de la publicité et les grands annonceurs. Les premiers résultats devraient constituer un code de bonnes pratiques européen contre la désinformation qui devrait être publié d'ici la fin juillet 2018, pour des effets concrets d'ici octobre prochain. D'ici décembre 2018, la Commission présentera un rapport sur les progrès accomplis. Par ailleurs, les mesures que Bruxelles propose complètent le règlement général relatif à la protection des données (RGPD), qui sera applicable dans toute l'Union européenne à partir du 25 mai 2018. Il aura pour effet de renforcer la protection des données à caractère personnel des utilisateurs de plateformes en ligne.
Plateformes en ligne/PME: De nouvelles normes
La Commission européenne a présenté aussi des règles nouvelles qui s'adressent aux plateformes en ligne et qui offrent aux petites entreprises un filet de sécurité dans l'économie numérique. Elles profiteront notamment aux entreprises telles que les hôtels, les commerçants qui pratiquent la vente en ligne, les développeurs d'applications et les autres entreprises similaires qui s'appuient sur des moteurs de recherche pour attirer du trafic internet vers leurs sites web.
■ Une transparence accrue: Les fournisseurs de services d'intermédiation en ligne doivent veiller à ce que les modalités et conditions qui les lient à des utilisateurs professionnels soient compréhensibles et accessibles. Il convient notamment d'indiquer à l'avance les motifs permettant de mettre fin au référencement d'un utilisateur professionnel ou de le suspendre d'une plateforme. Les fournisseurs doivent également respecter un délai de préavis d'une durée minimale raisonnable pour modifier les modalités et conditions. Si un fournisseur suspend ou supprime l'accès à tout ou partie de l'offre d'un utilisateur professionnel, il doit le justifier. Enfin, tant les services d'intermédiation en ligne que les moteurs de recherche en ligne doivent définir les critères généraux déterminant les modalités du classement des biens et services dans les résultats de recherche.
■ Un règlement des différends plus efficace: Les fournisseurs de services d'intermédiation en ligne sont tenus de mettre en place un système interne de traitement des réclamations. Afin de faciliter le règlement extrajudiciaire des différends, tous les fournisseurs devront inclure dans leurs modalités et conditions une liste des médiateurs indépendants et qualifiés avec lesquels ils sont disposés à collaborer pour résoudre les différends. Les entreprises seront également encouragées à mettre volontairement en place des médiateurs indépendants spéciaux. Lesquels seront en mesure de remédier aux différends qui se présentent dans le cadre de services d'intermédiation en ligne.
Enfin, les associations représentant les entreprises se verront accorder le droit de saisir la justice au nom des entreprises afin de faire appliquer les nouvelles règles en matière de transparence et de règlement des différends. Sur un autre registre, Bruxelles prévoit la création d'un observatoire de l'UE pour surveiller l'incidence des nouvelles règles dans l'économie numérique.
■ Des coûts et des pertes: Près de la moitié (42%) des petites et moyennes entreprises (PME) qui ont répondu à une récente enquête Eurobaromètre ont indiqué qu'elles utilisaient les places de marché en ligne pour vendre leurs produits et leurs services. Il ressort d'une autre étude que près de 50% des entreprises européennes qui exercent des activités sur les plateformes se heurtent à des problèmes. Cette étude a également montré que 38% des problèmes rencontrés dans les relations contractuelles demeurent non résolus, et ce n'est que difficilement que l'on résout 26% d'entre eux. Selon les estimations, cela entraîne directement des pertes de ventes d'une valeur comprise entre 1,27 et 2,35 milliards d'euros.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.