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Université d'été d'Agadir: «Chacun doit s'investir pour sortir l'amazighité du symbolique»
Publié dans L'Economiste le 14 - 07 - 2018

Noura Tigziri, Chercheur relevant de l'Université de Tizi Ouzou, est venue spécialement d'Algérie pour enrichir le débat à l'Université d'été d'Agadir, version 2018. Pour elle, il est primordial de transmettre le savoir légué par les ancêtres (Ph. FN)
Des experts de différents coins du monde sont venus à Agadir durant la semaine écoulée pour débattre de l'Amazighité à l'ère du numérique. En effet, c'est le thème retenu pour la 14e édition de l'Université d'été d'Agadir (UEA) qui rentre dans le cadre de Timitar off. En tout, 28 chercheurs représentant 16 universités et instituts ont fait le déplacement d'Algérie, de Tunisie, France, des Pays-Bas, Espagne et Maroc. Entretien avec Noura Tigziri, Chercheur relevant de l'Université de Tizi Ouzou en Algérie.
- L'Economiste: Quel rôle peut jouer l'Université pour la question amazighe?
- Noura Tigziri: L'importance découle du fait même qu'elle rassemble durant cinq jours des chercheurs de tous les pays et qui travaillent sur la problématique de l'amazighité que ce soit dans le domaine de la culture ou de la langue. L'amazighité dans le numérique, le thème retenu cette année, est d'une grande importance et il est d'actualité. Je suis émerveillée de tout ce que j'ai entendu car il y a énormément de personnes qui essayent de faire avancer les choses dans le domaine amazigh, principalement via les nouvelles technologies de l'information et de la communication.
- Justement, quelle place tient aujourd'hui l'amazighité dans la sphère numérique?
- Cela ne fait pas longtemps que l'amazighité est entrée à l'école et a fait parler d'elle dans les médias. C'est vrai que comparativement à d'autres langues, on serait tenté de dire qu'elle est marginalisée. Toutefois, personnellement, je suis optimiste puisqu'il y a une dizaine d'années, cette langue n'était même pas sur les différents réseaux sociaux sur Internet, alors qu'aujourd'hui, il y a beaucoup d'associations et de sites dédiés. Et aussi de documents continuellement mis en ligne. Il faut juste maintenir le rythme et continuer à travailler.
- C'est également un bon outil de promotion…
- En effet, le numérique a l'avantage de ne pas avoir de frontières. Tout le monde, de n'importe où, à n'importe quel moment peut accéder à l'information, aux documents, aux méthodes d'apprentissage de la langue amazighe... C'est un moyen très important qui doit faire la priorité dans nos recherches.
- Comment se porte l'amazighité en Algérie?
- Elle se porte très bien même si parfois, il y a des insuffisances, des projets qui restent en suspens…Néanmoins, nous restons très optimistes surtout avec la mise en place d'une Académie algérienne de la langue amazighe qui va être créée, en principe, cet été en Algérie. Les droits organiques ont été votés, il ne reste que l'installation. Cette structure va nous permettre de travailler encore mieux.
- Que faut-il faire pour sortir du symbolique et donner une meilleure visibilité à la langue amazighe?
- Tout ne dépend que de nous. Bien sûr, il est primordial de transmettre déjà ce que nous ont légué nos ancêtres. Il ne faudrait pas qu'on commence nous-mêmes à nous marginaliser en oubliant notre culture et notre langue. Ensuite, il faut avancer en vulgarisant l'information, en utilisant tous les moyens techniques pour la répandre et permettre aux gens d'y avoir accès facilement. C'est important qu'ils puissent voir comment les choses évoluent, ainsi cela a été fait durant cette Université d'été d'Agadir. Je suis convaincue que si chaque individu participe à son niveau, l'amazighité sortira du symbolique.


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