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Ça craint pour les économies émergentes
Publié dans L'Economiste le 11 - 09 - 2018

D'abord la Turquie puis l'Argentine (particulièrement touchées en août 2018), la débâcle des devises émergentes s'élargit désormais à l'Afrique du Sud et l'Indonésie. Menacées par le retour en force du dollar, d'autres monnaies s'ajoutent à la liste.
En effet, la roupie indonésienne navigue à un niveau proche de celui de la crise des devises asiatiques de la fin des années 1990, le rand sud-africain et le rouble russe sont au plus bas depuis deux ans. C'est le cas aussi pour la monnaie indienne qui est prise dans une spirale baissière. Globalement, l'indice MSCI qui regroupe un panier d'une vingtaine de monnaies émergentes est à son plus bas depuis le printemps 2017.
Si le risque de défaut de paiement n'est pas encore agité, plusieurs pays développés craignent la contagion. «Montée des spreads souverains en zone euro, protectionnisme accru, prix du pétrole plus élevés, sorties de capitaux de grands pays émergents… les signaux de risque se sont multipliés au 2e trimestre de 2018. Beaucoup d'entre eux ont un air de déjà-vu, tant ils rappellent les années 2012 et 2013», avait relevé Coface dans son baromètre risques pays & sectoriels.
«Le contexte global moins favorable rend en premier lieu vulnérable les économies émergentes dont le solde courant est en déficit et a eu tendance à se détériorer ces dernières années», précise l'assureur-crédit français. Certes, le solde courant des économies émergentes et en développement prises dans leur ensemble a cessé de se creuser: après avoir baissé continuellement entre 2007 et 2016 (de +4,8% du PIB à -0,3%), il a atteint -0,1% en 2017 (même niveau attendu en 2018 par le FMI).
Mais cette amélioration n'est pas homogène. Elle a profité principalement aux pays exportateurs de matières premières, dont les cours ont rebondi en 2017. En revanche, la balance des transactions courantes s'est dégradée pour d'autres.
Parmi eux figurent l'Argentine, la Turquie ou encore l'Inde, dont les comptes extérieurs sont pénalisés par une demande interne robuste (favorisant une croissance dynamique des importations) et une facture énergétique plus salée (en lien avec la hausse des cours du pétrole qu'ils importent).
D'après les estimations de l'Institut de finance internationale, les achats nets de tels actifs de 25 pays émergents par des non-résidents ont reculé de 12 milliards de dollars en mai 2018. Ce qui rappelle l'épisode de mai 2013 consécutif aux changements d'anticipations de politique monétaire aux Etats-Unis.
L'Argentine est un cas d'école face à la robustesse du dollar. Le risque d'un nouveau défaut de paiement, après celui de la crise économique de 2001, a ressurgi au gré de l'effondrement de sa monnaie (le peso argentin a cédé plus de 50% de sa valeur depuis janvier 2018). Cette hypothèse semble écartée, au moins à court terme.
Ralentissement de l'économie au cours des prochains trimestres (0,4% en 2018), forte volatilité du taux de change alimentée par d'importants déficits jumeaux… c'est ce que prédit Coface dans son appréciation du risque. Le FMI est venu à nouveau en aide à l'Argentine.
Malgré l'introduction d'un filet de sécurité sociale qui pourrait inclure un programme de transferts monétaires conditionnels, l'accord avec l'institution internationale a été accueilli avec colère par une partie de la population (celle-ci lui reproche d'avoir aggravé l'effondrement économique de 2001).
Des remèdes
Pour stopper la chute de leurs devises, les pays émergents ont adopté différentes mesures. Par exemple, l'Argentine a appelé le FMI à la rescousse, l'Indonésie a remonté ses taux d'intérêt en août et la Turquie a notamment augmenté les prélèvements sur les comptes à terme en devises étrangères.


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