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Déconcentration: Benabdelkader veut accélérer le rythme
Publié dans L'Economiste le 14 - 05 - 2019

Mohamed Benabdelkader n'est pas au bout de ses peines. Aussitôt la charte de la déconcentration adoptée par le Conseil de gouvernement, le voilà parti en campagne pour convaincre ses collègues d'activer le transfert de leurs attributions vers les régions.
Dans cette opération, le ministre délégué de la Réforme de l'administration et de la fonction publique n'est pas seul. Il est appuyé par le travail d'une commission ministérielle, présidée par le chef du gouvernement, en compagnie des ministres de l'Intérieur et des Finances et du Secrétariat général du gouvernement.
Une commission technique est chargée du suivi et de la mise en œuvre du contenu de la Charte nationale de la déconcentration administrative. Il s'agit d'accompagner les départements ministériels dans la fixation des prérogatives, des moyens humains et matériels qu'ils comptent transférer vers les régions.
Les discussions avec ces départements visent à les aider à établir des schémas directeurs de déconcentration qu'ils doivent élaborer dans un délai de 6 mois après l'approbation de la charte. Donc, le deadline pour préparer, finaliser et valider le modèle de schémas directeurs de déconcentration administrative est fixé à juillet prochain.
En pratique, chaque ministère doit arrêter les attributions et les pouvoirs décisionnels qui seront transmis vers les services extérieurs. «Il faudra qu'il fixe également le rythme de transfert, les moyens humains et financiers qui seront mobilisés, les indicateurs de développement qu'il souhaite atteindre dans ces régions», note un haut fonctionnaire impliqué dans la gestion de ce dossier. Ce canevas est baptisé schéma directeur de déconcentration.
Le ministre a fait le point sur l'état d'avancement de ce chantier lors du dernier Conseil de gouvernement. Ainsi, au 8 mai dernier, la commission technique a traité du sujet avec 10 départements ministériels. Selon Mohamed Benabdelkader, des avancées dans l'élaboration de la vision de transfert des prérogatives ont été enregistrées.
«Nous avons commencé par les ministères en raison de leur tradition dans le domaine de la décentralisation. C'est le cas de l'Agriculture, l'Equipement et l'Industrie pour qu'ils soient la locomotive qui tire les autres», a affirmé le ministre à L'Economiste.
A cette occasion, il a rassuré ses pairs de la mobilisation pour respecter les délais, sachant que l'opération de transfert se déroule sur une période de 3 ans. Le ministère de Mohamed Benabdelkader veut accélérer le rythme. Pour cela, la commission technique a décidé de traiter deux départements par semaine.
Le but est de terminer cette étape vers le 20 mai. Après cette date, il sera demandé aux ministères de faire parvenir leurs schémas directeurs de déconcentration administrative de manière officielle à son département qui en assure le secrétariat de la commission technique. Ils devront disposer d'une nouvelle vision pour le transfert des ressources humaines, particulièrement pour les postes budgétaires. Car, à l'avenir, les recrutements devront être orientés vers les services extérieurs. Une occasion pour réfléchir sur l'idée de la fonction publique régionale.
Cependant, ce chantier, décisif pour la véritable mise en œuvre de la régionalisation, sera confronté à plusieurs difficultés. L'architecture administrative attendue prévoit la création de regroupements de ministères en fonction des attributions. Elle se fera selon des pôles: économique, social, financier, agriculture…
Pour l'heure, il est question de regrouper 4 ministères dans un pôle. Qui va se charger de la coordination, comment sera-t-il désigné? A-t-on prévu un système de motivation accompagnant la création de pôles dans les régions? Va-t-on activer l'appel à candidature et le ministère des Finances va-t-il s'inscrire dans le même sens. Autant de questions qui sont en suspens.
Une source proche du dossier se contente de dire qu'«il y aura de la casse». Car, dans cette affaire, les ministères n'ont pas demandé l'avis des fonctionnaires pour savoir s'ils seront tentés de monter dans le train. Certes, c'est décidé, un directeur de pôle aura le grade de directeur central, avec tous les avantages liés à la fonction.
Et pour les autres grades? Il faudra trouver de nouveaux ressorts pour accrocher les autres fonctionnaires qui travaillent dans la capitale pour les convaincre de se délocaliser vers Errachida ou Béni Mellal par exemple.
Nouveau dispositif de gouvernance
Le chantier de la décentralisation, pilier de la régionalisation avancée, sera à coup sûr confronté à deux challenges majeurs. Les responsables doivent les solutionner à l'avance et de manière claire. Le premier concerne la relation entre le wali et le directeur régional du pôle. Cette question sera au cœur du nouveau dispositif de gouvernance.
Le deuxième défi est sur le plan politique. En effet, imaginons une situation qui va fatalement se produire. C'est le cas de trois ministres qui seront logés au niveau régional dans le même pôle. Ils présentent la particularité d'appartenir à des partis politiques différents. Il faudra trancher cette question à l'avance pour éviter de tomber dans de nouveaux blocages qui feront regretter à la population et aux fonctionnaires l'ancien système.
Mohamed CHAOUI


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