La COP25 se clôture avec 42 heures de retard et un sentiment d'échec    L'Assemblée générale du Royal Golf Anfa Mohammedia est reportée    Mordu par un chat au Maroc, il succombe quelques jours après en Espagne    Agadir, un paradis de retraite où il fait bon vivre    Communiqué du Cabinet Royal    Casablanca. Rencontre-débat sur la promotion du don d'organes    Enseigner autrement!    Entretien avec le cinéaste et romancier Atiq Rahimi    Un site structurant à dimension internationale    Botola Pro D1: Les mises à jour se poursuivent    HCP : Les solutions à la réduction des inégalités, selon les Marocains    Oujda. Formation sur la gouvernance au profit des conseillères communales    Inde: 200 millions de musulmans, une minorité indésirable?    Météo : Fortes vagues attendues sur l'Atlantique    Skhirat: Deux médecins chercheuses marocaines en diabète primées par SANOFI    Abdennabaoui insiste sur le rôle « central » du corps du Secrétariat-greffe    Maroc : Chutes de neige et rafales de vent lundi et mardi    L'olive tient salon à Taourirt    L'APSB s'associe à la naissance de l'Association des sociétés de bourse africaines    Les Gnaoua au patrimoine de l'Unesco salués par André Azoulay    Cinéma et migration : « Rafaël » remporte le grand prix du Festival d'Agadir    Trois individus arrêtés à Casablanca pour détention d'une arme à feu et trafic de drogue    El Otmani : la confiance dans les corps intermédiaires est cruciale    Casablanca: Annonce des projets primés au Festival international du film de l'étudiant    Attijariwafa bank renforce son engagement en faveur des MRE du Canada    L'Organisation de Coopération Islamique fait le bilan de 20 ans d'activités    Forum parlementaire: Le Maroc et la France, partenaires pour la sécurité et le développement en Afrique    Rabat: Huit accords de partenariat pour l'accompagnement des personnes en situation de handicap    Botola Pro D1 : Le classico Wydad-AS FAR vole la vedette    Complexe Mohammed VI: Le modus operandi    Un nouveau souffle pour la Fondation «Esprit de Fès»    Des entreprises portugaises en mission d'affaires multisectorielle au Maroc    Ligue des champions : Ciel dégagé pour le PSG avant l'heure de vérité    Ligue Europa: Arsenal et la Roma au rendez-vous des seizièmes    Un ex-Premier ministre turc égratigne Erdogan en lançant son parti    Ouverture prochaine d'un consulat général de Gambie à Dakhla    Avec la victoire de Boris Johnson, tout reste à jouer pour l'économie britannique    La musique gnaoua, entre rituel africain et culte des saints vénérés au Maroc    André Azoulay: Il s'agit d'une consécration de l'engagement pionnier d'Essaouira    Les Algériens ne veulent pas Tebboune    Football: Qui sont les joueurs africains les mieux payés?    Présidentielles algériennes : Abdelmadjid Tebboune vainqueur selon les résultats préliminaires    La BAD approuve près de 245 millions d'euros pour développer les réseaux de transport d'électricité et d'électrification rurale    Karim El Aynaoui : « Atlantic Dialogues », une invitation à formuler des réponses urgentes aux grands défis communs »    Gestion des catastrophes naturelles : La Banque mondiale accorde un prêt de 275 millions de dollars au Maroc    Les prémices d'un nouvel espoir    Neutralité carbone en 2050: l'UE s'engage, mais sans la Pologne    L'art Gnaoua inscrit au patrimoine immatériel universel    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Aéronautique: Le challenge de la valeur ajoutée et de la taille critique
Publié dans L'Economiste le 22 - 05 - 2019

«Mieux que l'argument coût, nous disposons de l'atout «marché» pour pousser les acteurs aéronautiques à investir», fait valoir Karim Cheikh, président du Groupement des industries marocaines aéronautiques et spatiales (Gimas) (Ph. Gimas)
Bien que la plateforme Maroc soit la plus compétitive que Bombardier a dans son patrimoine, le groupe a décidé de la céder à ses sous-traitants. Cette annonce, faite il y a quelques jours, a jeté de l'ombre sur les performances du secteur.
Pourtant, la montée en gamme de l'industrie est bien amorcée et contrairement aux idées reçues, les entités implantées sont pour la plupart de réels centres d'excellence, soutient Karim Cheikh, président du Groupement des industries marocaines aéronautiques et spatiales (Gimas).
- L'Economiste: Le site Maroc a certes réalisé de grandes avancées, mais nous sommes attendus sur plus de valeur ajoutée avec des composants plus complexes …
- Karim Cheikh: Absolument! Et la bonne nouvelle c'est que nous avançons résolument vers plus de valeur ajoutée. Le plan d'accélération industrielle prévoit la montée en gamme de l'industrie aéronautique avec les offres de l'écosystème ingénierie. L'écosystème Boeing permet d'attirer davantage de métiers de pointe, l'écosystème moteur en plein essor, positionne l'industrie aéronautique à des niveaux d'exigence encore jamais atteints. Nous sommes sur la bonne voie. Contrairement à l'idée reçue, les entités implantées sont pour la plupart de réels centres d'excellence fournissant des équipements complets tels que des ensembles de cockpit, harnais d'avions, inverseur de poussée et bien d'autres. Notamment dans des secteurs technologiques avancés tels que le composite.
- Qu'en est-il de l'écosystème Boeing. Comment s'annoncent les premières installations?
- Les projets annoncés par le ministère sont en cours d'installation. Nous nous réjouissons de constater qu'il s'agit, pour partie, d'acteurs déjà installés; fournisseurs d'Airbus qui s'ouvrent, grâce au Maroc à Boeing. Cela positionne le Maroc différemment. Nous disposons de l'atout «marché» et plus uniquement «coût» pour pousser les acteurs aéronautiques à investir. Ces nouveaux investissements confirment la montée en gamme avec l'installation de métier de fabrication de pointe pour Boeing, dans les composites, les pièces pour le moteur, ou l'électronique.
- Qu'en est-il de la promotion des investissements aéronautiques à l'étranger?
- Elle se fait en équipe. La Team Maroc travaille de concert. Le ministère de l'Industrie oriente le développement, le Gimas met son expertise à disposition et les équipes de l'Amdie sont sur le terrain avec nos sponsors pour aller chercher les chaînons manquants dans notre supply chain et continuer de développer la masse critique pour les métiers déjà présents. Ces événements s'inscrivent dans la logique du développement industriel souhaité par le Maroc. Faire valoir la base Maroc à l'international est nécessaire pour asseoir la position du Maroc dans la carte mondiale de la construction aéronautique.
Propos recueillis par Aziza EL AFFAS


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.