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Mammifères
Publié dans L'Economiste le 24 - 05 - 2019

En pratiquant la politique du chantage, le président américain a chamboulé le droit international. On n'est d'ailleurs plus très sûr qu'il existe encore.
Or, entre la décolonisation et le début des années 2000, la moitié de la planète s'était occupée à étendre le droit international libéral vers l'autre moitié, travail facilité par la fin de la guerre froide et la chute du mur de Berlin (1989). Rares étaient ceux qui avaient vu, qu'au lieu de devenir le royaume absolu du droit, la planète allait glisser vers la raison du plus fort.
Pas loin de la moitié des dépenses militaires mondiales sont américaines, soit 200 fois celles du Maroc, et ce, dans chaque mer, un porte-avions et sa flottille, opérationnels. Ce genre de bateau change tout dans la mise en œuvre de la puissance. C'est si énorme qu'on en oublie que Washington n'a pas gagné une seule guerre depuis 1950.
C'est là que fut développé le soft power: d'abord le droit, plus ou moins égal pour tous, grands et petits pays; ensuite des formes de raisonnements, de loisirs, de démocratie… Tout cela «pour le plus grand bien de tous et de chacun».
Pourtant, depuis 10-15 ans, cela ne pèse plus grand-chose. Les progrès technologiques sont hyper-concentrés comme des porte-avions avec leurs flottilles autour d'eux. Plus question de parler de justice fiscale, ni d'équité commerciale, ni d'oligopole et encore moins d'abus de position dominante.
Depuis Clinton, la conquête de la première place technologique est en cours. Les USA y sont, avec tous les mauvais coups nécessaires (cf. Editorial du 22 mai 2017). Il ne faut pas croire que le gentil Obama y échappe: c'est la politique d'une Nation, enjambant tout le reste depuis plus de deux décennies et qui continuera pour longtemps.
Quand on est 200 fois plus petit, que faire? Avoir des amis dans le système et éviter de se faire remarquer. En espérant avoir le sort des mammifères quand les dinosaures s'éteignirent.


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