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Tunisie
Publié dans L'Economiste le 19 - 09 - 2019

Donnée en exemple, la Tunisie vient de se choisir un chemin difficile. «La seule rescapée des Printemps arabes» (dixit la doxa – ensemble d'idées reçues sans discussion, ni vérification), notre voisin de voisin est semble-t-il le seul pays en développement touchant plus d'aides qu'on ne lui en a promis.
Néanmoins, il est compliqué de se retrouver dans les chiffres. Selon une lecture, le ministère des Finances a bien redressé les comptes. Selon une autre lecture, Tunis serait devenue «rentière des aides à la démocratie». Les deux approches ont des points communs.
Le premier d'entre eux est peut-être d'abriter beaucoup d'imprécisions, voulues ou pas. Ce qui n'est pas du tout l'image que l'on se fait de ce pays: on l'a connu propre et bien organisé; il ne l'est plus. En s'effondrant, l'Etat tunisien, le mieux organisé de la région, écrase sa population.
Au grand enchantement des Européens, les Tunisiens se sont choisis deux options «antisystème» pour leur prochaine présidence: d'un côté, Kaïs Saïed, ultra-conservateur, sans parti et sur-sollicité par les TV pour donner son avis et, de l'autre, Nabil Karoui, un bateleur dont la charité est louée par sa propre chaîne de TV. Les rieurs diront que c'est le triomphe des médias. Ils n'auront pas tort.
Toutefois, les Tunisiens, et donc leur environnement avec eux, se préparent à des lendemains difficiles, quel que soit le choix final. Le premier aura-t-il la chance d'un Emmanuel Macron pour se fabriquer son parti plus tard? Ce parti tiendra-t-il lorsqu'il faudra voter des textes promis pour revenir sur l'égalité homme/femme, par exemple? Quant au célèbre Karoui, aujourd'hui en prison, sans parti politique lui aussi, comment tiendra-t-il ses promesses de dons et secours, sans avoir promu la production ad hoc?
Espérons que ces démagogies ne détruisent pas les efforts que les Tunisiens ont fait jusqu'ici, même s'il y a des faux-semblants. La région ne mérite pas de déraper à nouveau.


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