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A l'ère du numérique, les métiers classiques séduisent toujours
Publié dans L'Economiste le 27 - 01 - 2020

Médecin, enseignant, vétérinaire, chef d'entreprise, ingénieur ou policier… les professions classiques du 20e siècle, voire du 19e, continuent de nourrir les rêves des jeunes comme elles le faisaient il y a encore 20 ans.
Malgré l'arrivée des médias sociaux et l'accélération technologique, telle que l'intelligence artificielle, dans les entreprises, les aspirations des jeunes dans l'univers professionnel n'ont pas changé. Ce constat a été relevé dans le rapport PISA intitulée «Dream jobs: Teenagers' career aspirations and the future of work», établi par l'OCDE.
«Les transformations en profondeur qui s'opèrent dans le monde du travail depuis deux décennies n'ont eu que peu de conséquences sur les aspirations professionnelles des adolescents, qui se concentrent désormais sur un éventail plus restreint de professions», écrivent les auteurs de l'étude.
Près de 47% des garçons et 53% des filles interrogés dans 41 pays prévoient d'exercer uniquement l'une des dix professions les plus populaires à l'âge de 30 ans. Les chiffres tirés de la dernière enquête PISA menée auprès de jeunes de 15 ans et rendue publique le mois dernier révèlent que les aspirations professionnelles sont aujourd'hui moins diversifiées. En témoigne la hausse de 8 points de pourcentage pour les garçons et de 4 points pour les filles depuis l'enquête PISA réalisée en 2000.
Ce resserrement des choix professionnels s'observe en particulier chez les jeunes issus de milieux socio-économiques plus défavorisés. Et chez ceux ayant obtenu de moins bons résultats aux tests PISA en compréhension de l'écrit, en mathématiques et en sciences.
«Il est préoccupant de constater qu'un nombre croissant de jeunes choisissent aujourd'hui leur métier à partir d'une liste restreinte de professions classiques les plus populaires, comme enseignant, avocat ou chef d'entreprise», a indiqué Andreas Schleicher, Directeur de l'éducation et des compétences de l'OCDE, lors du forum économique mondial de Davos, en Suisse (prévu du 21 au 24 janvier). «L'enquête montre que trop d'adolescents ignorent ou ne sont pas conscients des nouveaux types de métiers qui se créent, notamment du fait de la transformation numérique de l'économie», dit-il.
L'autre constat est que l'éventail des professions que les adolescents aspirent à exercer est plus diversifié dans les pays qui disposent de systèmes de formation professionnelle performants et bien établis. En Allemagne et en Suisse, par exemple, moins de quatre jeunes sur dix se déclarent intéressés par dix professions seulement.
En Indonésie, à l'inverse, 52% des filles et 42% des garçons se destinent à l'une des trois professions: chef d'entreprise, enseignant, et médecin pour les filles, ou militaire pour les garçons. Les aspirations professionnelles des jeunes allemands sont beaucoup plus variées et rendent mieux compte des véritables tendances de la demande sur le marché de l'emploi.
Les différences entre filles et garçons restent très marquées. Parmi les élèves ayant obtenu les scores les plus élevés au PISA, les sciences et l'ingénierie attirent majoritairement des garçons. Les données montrent également que les aspirations des élèves les plus brillants ne sont pas toujours à la mesure du potentiel que révèlent leurs performances scolaires. Les jeunes les plus performants issus des milieux socio-économiques les plus défavorisés sont en moyenne quatre fois moins enclins à exprimer des aspirations aussi ambitieuses que les meilleurs élèves issus des milieux les plus privilégiés.
D'autre part, un décalage est fréquemment observé entre les aspirations professionnelles des jeunes et la formation et les qualifications nécessaires pour les concrétiser. Pour répondre à ce défi, il convient de mettre en place des services d'orientation professionnelle efficaces et d'établir des liens privilégiés avec le monde du travail.
Les auteurs du rapport insistent aussi sur l'importance du milieu social et familial dans les choix de carrière et les aspirations professionnelles des jeunes. Disposer des informations précises sur les besoins du marché du travail est plus que nécessaire.
Maroc: Plus de 1/3 des filles ne prévoit pas de terminer le supérieur
AU Maroc, uniquement moins de 10% des filles et environ 22% des garçons qui ont obtenu les meilleurs résultats dans le dernier classement PISA ne s'attendent pas à être des professionnels ou des managers. En revanche, plus de 35% des filles et de près de 42% de garçons ne prévoient pas de terminer leurs études supérieures.
Avec les Allemands, les élèves marocains sont ceux qui ambitionnent le moins de compléter leur cursus supérieur. Bénéficiant d'un système de formation professionnelle efficace leur permettant d'accéder au marché de l'emploi, les Allemands ont tendance à préférer cette voie.
Concernant les Marocains, s'agit-il d'un manque de confiance en l'enseignement supérieur dont presque 25% des lauréats sont au chômage? Moins de 50% d'élèves s'attendent à une carrière professionnelle ou de gestion, mais ne prévoient pas d'achever leur enseignement supérieur.
Les élèves marocains ont obtenu des résultats inférieurs à la moyenne de l'OCDE en lecture, en mathématiques et en sciences, comme l'avait souligné l'enquête PISA à laquelle le pays a participé pour la première fois (cf. notre édition N° 5647 du 04/12/2019). Le Royaume est arrivé aux derniers rangs du classement (75/79).
F. Z. T.


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