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Mini-remaniement en plein état d'urgence sanitaire
Publié dans L'Economiste le 08 - 04 - 2020

Othmane El Ferdaous n'est pas un nouveau venu. Le nouveau ministre connaît les rouages de l'exécutif pour avoir été secrétaire d'Etat en charge de l'Investissement dans le gouvernement précédent (Ph. Bziouat)
L'image est saisissante: le Souverain, le chef du gouvernement et deux de ses ministres portent des masques, symbole de l'implication dans l'état d'urgence au plus haut sommet de l'Etat. Mardi 7 avril, l'annonce est tombée: El Hassan Abyaba est remplacé dans son poste de ministre de la Jeunesse et des Sports et de la Culture par Othmane El Ferdaous.
Le départ de Abyaba était at­tendu. En moins de 6 mois dans ce gouvernement, le ministre sortant a tellement accumulé les bourdes qu'il fallait mettre un terme à ces déra­pages. L'opinion publique a encore en mémoire la scène en Mauritanie où il s'était trompé sur le nom du chef de l'Etat, alors qu'il était en déplacement officiel et représentait son pays, le Maroc.
En tout cas, dans cette opération comme dans d'autres, et en dépit des circons­tances difficiles, les procédures ont été respectées. C'est ainsi que sur proposition du chef du gouverne­ment, le Souverain a nommé Oth­mane El Ferdaous à la tête du mi­nistère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture. Idem pour l'apparte­nance politique. Là aussi, le respect des formes a été observé: le nouveau ministre et le sortant sont du même parti, l'Union constitutionnelle (UC) dont le patron est Mohamed Sajid.
Othmane El Ferdaous n'est pas un nouveau venu. Il connaît les rouages de l'exécutif pour avoir été secrétaire d'Etat en charge de l'in­vestissement dans le gouvernement précédent. Il avait oeuvré auprès de Moulay Hafid Elalamy, dans la dis­crétion et la discipline, sans faire de vagues. Pourtant, il avait travaillé sur la création de l'Agence de déve­loppement digital qui aujourd'hui pilote, avec le département de la Fonction publique, la dématériali­sation de l'administration. Il a éga­lement contribué à l'élaboration de la charte d'investissement, actuel­lement en cours de finalisation au niveau du Secrétariat général du gouvernement.
Aujourd'hui, sur sa table, plu­sieurs dossiers importants dont cer­tains sont urgents comme notamment les colonies de vacances et les ter­rains de proximité. Il devra reprendre le dossier de l'audit des fédérations sportives pour y remettre de l'ordre.
En tout cas, le nouveau ministre ne manquera pas de réparer les dégâts causés par son camarade sortant. En effet, à l'arrivée de El Hassan Abyaba, personne n'a com­pris son acharnement à torpiller les réalisations de son prédécesseur Ra­chid Talbi Alami. En effet, il avait stoppé le processus de recrutement des cadres, qui touchait à sa fin. Il avait également annoncé la saisie de la Cour des comptes pour audi­ter les dépenses engrangées dans le cadre des «Jeux africains» organisés au Maroc au cours de l'été dernier. Ces premières sorties avaient éton­né plus d'un surtout que leurs partis politiques respectifs, le RNI et l'UC, avaient engagé un processus de rap­prochement qui devait aboutir à une fusion entre les deux formations.
Autre fait grave: le ministre sor­tant paie également comptant la manière jugée «un peu cavalière» par laquelle il a procédé à l'arrêt de l'impression et de la diffusion des journaux. En effet, son départe­ment a fait l'annonce un dimanche début d'après-midi alors que des quotidiens étaient sous presse.
Dans cette opération, El Hassan Abyaba n'a impliqué ni la Fédération ma­rocaine des éditeurs de journaux, ni le Conseil national de la presse, encore moins le Syndicat national de la presse marocaine. Visiblement, il ne s'est pas non plus inquiété de l'accompagnement et du sort de ces entreprises de presse ni des impri­meries qui emploient des milliers de personnes. Un dossier chaud qui attend aussi le nouveau ministre.
Combler le déficit de com
Dans ce mini-remaniement ministériel, Saaid Amzazi a hérité des fonctions de porte-parole du gouvernement, en plus de son poste de ministre en charge de l'Education nationale, de l'Ensei­gnement supérieur. Cette nouvelle charge devrait lui aller comme un gant. Il a fait preuve d'une grande pédagogie pour expliquer ses chantiers devant les parlementaires et les journalistes. Il faut aussi reconnaître que, dans l'épreuve de la pandémie que vit le pays, El Hassan Abyaba a brillé par son absence. Saaid Amzazi ne manquera pas d'investir ce terrain pour trouver les formules à même de com­bler le déficit de communication ressentie par l'opinion publique.
Le dernier bug
A la veille de son limogeage, El Hassan Abyaba a commis son ultime impair. Celui-ci a concerné une mise en garde adressée aux correspondants de la presse étrangère accréditée au Maroc. Dans un communiqué de presse, aux relents de menaces, particulièrement dans la manière de couvrir la pandémie du Covid-19. Selon le communiqué, «les dernières couvertures diffusées par ces médias étrangers comportaient des chiffres et des données partiels et des faits amplifiés et mis hors de leur contexte à des fins d'agi­tation médiatique. Le ministère attire l'attention de tous les correspondants sur la nécessité du strict respect des règles juridiques et législatives en vigueur». Une sortie qualifiée de maladroite et qui a créé de l'émoi dans les milieux des correspondants étrangers.
Mohamed CHAOUI


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