Aéroport Marrakech-Menara: Arrestation de quatre Tunisiennes pour trafic de chira    Suivez en direct la finale de la Coupe du Trône    Décès du journaliste et militant Mustapha Iznasni    Nouzha Bouchareb participe au Salon Al Omrane Expo MDM à Paris    MBS félicite le roi Mohammed VI à l'occasion de la Fête de l'indépendance    Google fête l'indépendance du Maroc    La prison "Oukacha" dément "les fausses allégations" d'une avocate    Forum euro-méditerranéen d'Essaouira: Maryam AIT MOULAY remporte «Prix pour Jeunes Leaders»    Les participants au 12ème Forum MEDays adoptent la Déclaration de Tanger    23.000 candidats aux concours des enseignants-cadres à Tanger    Le BCIJ arrête deux présumés terroristes à Rabat    Driss Lachguar reçoit une délégation du gouvernement de la jeunesse marocaine    Sous la pression de la rue, Mohamad Safadi renonce à devenir Premier ministre du Liban    Sao Tomé-et-Principe réaffirme son appui au Plan d'autonomie    Le Onze national accroché par la Mauritanie    Coupe du Trône : Le HUSA et le TAS pour l'ultime acte    Euro 2020 : Allemagne et Pays-Bas décrochent leur qualification    La réalisation des grands projets d'infrastructures nécessite près de 600 milliards de DH    L'expérience marocaine dans le secteur minier présentée en Chine    Devoxx 2019 : Les développeurs en conlave à Agadir    Le Premier secrétaire s'entretient avec l'ambassadrice de l'UE au Maroc    Bouillon de culture    Nouvelle édition du Salon du livre de l'enfant et de la jeunesse    Le grand maître du cinéma européen, Costa Gavras, à la rencontre des étudiants marocains    Taekwondo. La sélection marocaine ne rentrera pas les mains vides du tournoi international de Paris    L'élection de Mohamed Boudra à la CGLU met le Maroc sous le feu des projecteurs    Le chanteur malien Salif Keita interpelle son président et tacle Macron... sans langue de bois    Belle performance en finale de l'élève Fatima Zahra Akhyar    Venise sous les eaux : Nouvelle marée haute dangereuse attendue ce dimanche    Séisme de magnitude 5,3 enregistré dans la région de Midelt    Lutte ouvrière!    Le PPS et la Loi de Finances 2020    La finale de la Coupe de Trône : Le Tihad de Casablanca vs le Hassania d'Agadir    L'œuvre de Hamid Douieb sous la loupe    Mohamed Abdennabaoui : L'indépendance du pouvoir judiciaire est devenue une réalité    Liban: sous la pression de la rue, un ex-ministre renonce à devenir Premier ministre    L'alliance Renault-Nissan à la recherche du temps perdu    Le 12ème Forum MEDays clôt ses travaux    Nous sommes tous concernés par le diabète    Risques routiers: Renault Maroc sensibilise les écoliers!    Province de Jerada : Activation du plan provincial de lutte contre le froid    Vandalisme sportif : Arrestation de 10 personnes à Salé    « Engagement et citoyenneté 2.0 », table ronde pour entamer la 5ème édition du Forum euro-méditerranéen des Jeunes Leaders d'Essaouira    Eliminatoires CAN 2021 : Triste match nul pour les Lions de l'Atlas    Les révélations fracassantes de Jamie Lee Curtis    Vidéo : L'école marocaine vue par The Tberguig !    Kamal Hachkar rend hommage à Neta Elkayam    Eliminatoires de la CAN 2021 / Maroc-Mauritanie : Premier véritable test pour Halilhodzic    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





La nuit en plein jour le temps d'une éclipse
Publié dans L'Economiste le 09 - 08 - 1999

· Soleil, Lune et Terre sur la même ligne le 11 août prochain
· Badauds, mais surtout scientifiques, seront au rendez-vous. L'éclipse est une occasion pour étudier avec précision la couronne du Soleil
Le 11 août prochain, le Soleil a rendez-vous avec la Lune. Conséquence, une éclipse totale sur la Terre sur un couloir visible du Canada jusqu'à l'Inde. Mais si ce phénomène naturel a été de tout temps à l'origine d'interprétations les plus saugrenues (malédiction, mauvais sort, apocalypse...), aujourd'hui il est bien connu de tous. C'est donc à juste titre si le 11 août prochain, des milliers de personnes, munies de leurs lunettes de protection scruteront le ciel pour être les témoins d'un phénomène d'une rare beauté.
Une éclipse se reproduit à intervalles réguliers de temps, appelés depuis l'antiquité, "saros". Un saros correspond à environ 6.585,3 jours, soit près de 18 années. Période pendant laquelle se déroulent environ 41 éclipses de Soleil, dont un quart est en général total.
Si ces chiffres ne semblent pas faire des éclipses un phénomène rare, c'est la faible chance de pouvoir en observer une deux fois au même endroit qui leur confère leur caractère exceptionnel.
Ce phénomène se produit lorsque la Lune s'interpose entre un observateur terrestre et le disque solaire. Trois cas de figure sont alors possibles. La Terre se retrouve entre la Lune et le sommet de son cône d'ombre: c'est une éclipse totale. Deuxième cas, la Terre se trouve dans la zone de pénombre: c'est une éclipse partielle. Et enfin, la Terre se trouve au-delà du sommet et l'ombre de la Lune ne l'atteint pas : c'est une éclipse annulaire. La Lune paraît alors plus petite que le Soleil. Dans ce cas, il est possible de voir un anneau brillant autour du disque noir du satellite.
En fait, quand il y a éclipse totale, ce n'est que sur une surface terrestre ovale de 270 km de diamètre au maximum, correspondant au lieu d'intersection avec le cône d'ombre projeté par la Lune. Cette portion se déplace, en raison des mouvements respectifs de la Terre et de la Lune, à une vitesse supérieure à 2.000 km/h, formant ainsi une "bande de totalité" de plusieurs milliers de kilomètres de long. Tout observateur, situé sur cette bande, a la chance de voir tomber la nuit en plein jour.
Mais les badauds ne seront pas les seuls à attendre le moment crucial. Des hordes d'astronomes, installés le long de la ligne de totalité, pointeront aussi leurs instruments vers l'astre du jour. Pour eux, c'est une occasion inespérée d'observer avec "une précision diabolique" la couronne solaire et à moindres frais. Certes, les appareils au sol et les sondes spatiales comme l'orbiteur Soho, munis de coronographes, autorisent aujourd'hui une analyse presque continue de cette couronne. Mais rien ne remplace la pureté du phénomène naturel, expliquent les spécialistes. Souvent, le disque lunaire n'est pas exactement de la même taille apparente que le Soleil, mais légèrement plus grand. Ainsi, il est possible de détecter les protubérances, ces longs filaments d'hydrogène relativement froids expulsés de l'atmosphère moyenne du Soleil (la chromosphère) ou encore les plasmoïdes, petits nuages de particules dont la nature exacte demeure mystérieuse.
Abdelaziz MEFTAH (Infoscience & Cybersience)


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.