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La nuit en plein jour le temps d'une éclipse
Publié dans L'Economiste le 09 - 08 - 1999

· Soleil, Lune et Terre sur la même ligne le 11 août prochain
· Badauds, mais surtout scientifiques, seront au rendez-vous. L'éclipse est une occasion pour étudier avec précision la couronne du Soleil
Le 11 août prochain, le Soleil a rendez-vous avec la Lune. Conséquence, une éclipse totale sur la Terre sur un couloir visible du Canada jusqu'à l'Inde. Mais si ce phénomène naturel a été de tout temps à l'origine d'interprétations les plus saugrenues (malédiction, mauvais sort, apocalypse...), aujourd'hui il est bien connu de tous. C'est donc à juste titre si le 11 août prochain, des milliers de personnes, munies de leurs lunettes de protection scruteront le ciel pour être les témoins d'un phénomène d'une rare beauté.
Une éclipse se reproduit à intervalles réguliers de temps, appelés depuis l'antiquité, "saros". Un saros correspond à environ 6.585,3 jours, soit près de 18 années. Période pendant laquelle se déroulent environ 41 éclipses de Soleil, dont un quart est en général total.
Si ces chiffres ne semblent pas faire des éclipses un phénomène rare, c'est la faible chance de pouvoir en observer une deux fois au même endroit qui leur confère leur caractère exceptionnel.
Ce phénomène se produit lorsque la Lune s'interpose entre un observateur terrestre et le disque solaire. Trois cas de figure sont alors possibles. La Terre se retrouve entre la Lune et le sommet de son cône d'ombre: c'est une éclipse totale. Deuxième cas, la Terre se trouve dans la zone de pénombre: c'est une éclipse partielle. Et enfin, la Terre se trouve au-delà du sommet et l'ombre de la Lune ne l'atteint pas : c'est une éclipse annulaire. La Lune paraît alors plus petite que le Soleil. Dans ce cas, il est possible de voir un anneau brillant autour du disque noir du satellite.
En fait, quand il y a éclipse totale, ce n'est que sur une surface terrestre ovale de 270 km de diamètre au maximum, correspondant au lieu d'intersection avec le cône d'ombre projeté par la Lune. Cette portion se déplace, en raison des mouvements respectifs de la Terre et de la Lune, à une vitesse supérieure à 2.000 km/h, formant ainsi une "bande de totalité" de plusieurs milliers de kilomètres de long. Tout observateur, situé sur cette bande, a la chance de voir tomber la nuit en plein jour.
Mais les badauds ne seront pas les seuls à attendre le moment crucial. Des hordes d'astronomes, installés le long de la ligne de totalité, pointeront aussi leurs instruments vers l'astre du jour. Pour eux, c'est une occasion inespérée d'observer avec "une précision diabolique" la couronne solaire et à moindres frais. Certes, les appareils au sol et les sondes spatiales comme l'orbiteur Soho, munis de coronographes, autorisent aujourd'hui une analyse presque continue de cette couronne. Mais rien ne remplace la pureté du phénomène naturel, expliquent les spécialistes. Souvent, le disque lunaire n'est pas exactement de la même taille apparente que le Soleil, mais légèrement plus grand. Ainsi, il est possible de détecter les protubérances, ces longs filaments d'hydrogène relativement froids expulsés de l'atmosphère moyenne du Soleil (la chromosphère) ou encore les plasmoïdes, petits nuages de particules dont la nature exacte demeure mystérieuse.
Abdelaziz MEFTAH (Infoscience & Cybersience)


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