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La baraka des verts en Coupe d'Afrique
Publié dans L'Economiste le 15 - 12 - 1999

· Une rare liesse populaire a accueilli l'exploit du Raja de Casablanca
· Comment transformer une défaite inéluctable en victoire éclatante
Les supporters du Raja n'auraient pu espérer meilleur scénario et ceux de l'Espérance Sportive de Tunis pire cauchemar. Lorsque le Raja de Casablanca (RCA) a remporté dimanche 12 décembre sa troisième coupe continentale, la liesse populaire arriva à son comble. Quelques heures avant, personne ne donnait un centime des chances du RCA de remporter le jackpot. Les Tunisiens confiants, voire trop suffisants, ne voyaient pas comment la coupe allait atterrir à Casablanca. C'est ce qui allait arriver.
Pourtant, le match avait abominablement démarré pour les Casablancais. Un premier carton jaune pour Jrindou, le capitaine du Raja, suivi quelques minutes après par un autre immérité, et voilà l'équipe marocaine réduite à 10. Non content d'avoir injustement sévi, l'arbitre capverdien, visiblement dépassé par l'ampleur du match, allait s'illustrer bien plus en accordant par la même occasion un penalty imaginaire. Les dés étaient pipés, et les Rajaouis, excédés, ont même failli quitter l'aire de jeu avec tout ce que ça implique comme conséquences pour l'avenir de l'équipe. La partie tournait à l'aigre, allant même jusqu'à des accrochages entre joueurs et arbitres, voire même avec les cordons de sécurité. Heureusement, l'intervention des instances dirigeantes a fini par remettre le Raja sur les rails. La volonté divine tient finalement à peu de choses, et il était écrit que ce dimanche était le jour du Raja. Chadli, le keeper rajaoui, allait sauver la mise pour le Raja en bloquant admirablement le penalty tiré mollement par le Tunisien Walid Azzaiz. Ce fut le tournant du match. Les Rajaouis ont paru par la suite avoir mangé du lion et les Tunisiens, timorés, n'ont pas digéré la perte du cadeau sublissime offert par l'arbitre Quartet, la vedette malheureuse de la première mi-temps. La suite est connue. Le Raja tiendra les 90 minutes. La séance des tirs aux buts, qui a suivi, a confirmé la baraka de Chadli.
Ce fut la joie dans le stade, et l'explosion à Casablanca. Des secondes après, les rues de la capitale économique furent envahies pour une foule en liesse, scandant les noms de ses héros du jour: Chadli, Khoubach, Mesbah et autres Moustoudaâ et Zakaria...
Oubliant le poids des couleurs, Rajaouis et Wydadis, ont manifesté leur joie dans un daltonisme monochromie: du vert partout. Dans la vie du club, l'événement est de taille. La coupe arrachée dimanche équivaut aussi à un billet pour participer au premier championnat du monde des clubs, prévu du 5 au 14 janvier au Brésil.
La prime substantielle dépassant les 2,5 millions de Dollars accordée à l'occasion ne ferait que du bien à la trésorerie du club, certes le plus riche du pays, mais qui est encore à des années lumière de celles de ses prochains protagonistes.


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