Le Roi Mohammed VI a présidé une veillée religieuse à l'occasion de l'Aïd Al-Mawlid Annabaoui    SM le roi reçoit le président du gouvernement Espagnol Pedro Sanchez    Madrid réitère son soutien aux efforts de l'ONU pour une solution politique et durable à la question du Sahara    Un projet royal mis sur les rails    Alger fait le dos rond    Ghosn Gate. Qu'est-il reproché à l'homme puissant de Renault-Nissan?    Les jeunes golfeur marocains se distinguent lors des 19ème Championnats Panarabes Juniors    Dir iddik Summit, le nouveau rendez-vous incontournable du volontariat par inwi    Flash hebdomadaire    Comment BAM a bravé la crise    Rabat : Pedro Sanchez annonce un forum économique maroco-espagnol    La princesse Lalla Hasnaa reçoit à Tokyo plusieurs femmes japonaises leaders dans différents domaines    FIFM: Hommage à Jillali Ferhati    Migration : L'Espagne veut débloquer le budget européen    Arabie saoudite : Le roi Salmane fait l'éloge de l'appareil judiciaire sans mentionner Khashoggi    Les diplomates de l'UE valident le projet de Brexit    Scolarisation : Elaboration d'une cartographie territoriale des enfants migrants    CMC : PLF 2019, un budget aux objectifs potentiellement contradictoires    Vidéo – Casablanca : Une habitation s'effondre (encore) au cœur de la Médina    La Chine tient son propre soleil artificiel    Conversation téléphonique et commérages, le sketch hilarant de The Tberguig !    Arrivée à Rabat du président du gouvernement espagnol    La France veut augmenter les frais de scolarité pour les non-européens    La HACA présente son bilan 2016-2017    La Fondation Attijariwafa bank, partenaire de la 12e édition de la caravane AMGE    Point de vue : La jeunesse nous met face à nos responsabilités!    Aide à la production cinématographique : 16 projets subventionnés    CAN-2019 : Première qualification pour la Mauritanie    Le cheval Taymour remporte le Grand Prix de SM le Roi Mohammed VI du pur-sang Arabe    Amazigh. Les parlementaires appelés à rapprocher leurs visions    Financement sportif. Comment rétablir la confiance des investisseurs    La Renaissance de Berkane remporte la coupe du trône, la toute première de son histoire    Sanofi récompense les travaux de recherche sur le diabète au Maroc    Takrim 2018: L'inventeur marocain Rachid Yazami remporte le prix Innovation scientifique et technologique    Les relations maroco-libanaises en débat à la FSJES de Mohammedia    Grâce au PSOE et au PP, le Parlement espagnol n'a pas servi de lieu de propagande séparatiste    Un collectif espagnol dénonce l'instrumentalisation de la question féminine par le Polisario    China Trade Week Morocco 2018 se tiendra à Casablanca    La CDG présente à Rabat son programme international pour l'Afrique    Divers    Michael Gove, l'improbable sauveur de Theresa May    Pourquoi l'équipe de France est passée au travers    Doublement gagnant    News    Le Maroc à la conquête de l'espace    Les manifestations des "Gilets jaunes" ont fait un mort et plus de 400 blessés    Dakhla abrite la 11ème édition du Festival de la mode africaine    Le Liban invité d'honneur au Festival international du cinéma d'auteur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





«La démarche du Trésor consiste à réduire autant que possible la dette extérieure onéreuse»
Abellatif Loudiyi, directeur du Trésor et des Finances Extérieures
Publié dans L'Economiste le 18 - 01 - 2001

· Orientation stratégique: Un arbitrage permanent entre les marchés intérieur et extérieur pour éviter toute pression sur les ressources domestiques
· La part de la dette publique intérieure contractée sur le marché des adjudications en valeurs du Trésor passe de 25% du stock de la dette intérieure totale en 1995 à 76% aujourd'hui
· Trésor/chèque Vivendi: Pas de risque de reproduction du scénario de la deuxième licence GSM
- L'Economiste: Le marché de la dette intérieure a connu ces dernières années une évolution remarquable que ce soit au niveau des instruments qu'au niveau des intervenants. Quelle en est votre appréciation?
- M. Abdellatif Loudiyi: Le marché des adjudications des valeurs du Trésor n'est devenu vraiment opérationnel et structuré que depuis 1996, grâce à la mise en place progressive de réformes d'une grande ampleur. Ces réformes ont permis le développement et la dynamisation de ce marché qui est devenu ainsi le marché de la dette domestique par excellence. Parmi les réformes qui ont permis l'essor et la modernisation de ce marché figurent:
- la réduction progressive des emplois obligatoires des banques en bons du Trésor jusqu'à leur élimination totale en juin 1998;
- la soumission des bons du Trésor à la fiscalité de droit commun;
- l'ouverture du marché à l'ensemble des investisseurs potentiels, qu'ils soient des personnes physiques ou morales résidentes ou non résidentes;
- l'élargissement et la standardisation de la gamme des titres qui portent aujourd'hui sur un large éventail de maturités allant de 13 semaines à 20 ans;
- la création d'un marché secondaire des bons du Trésor qui devient de plus en plus important et animé;
- la création des OPCVM qui sont devenus en l'espace de quelques années parmi les produits les plus dynamiques sur le marché;
- l'adoption de la technique d'assimilation qui permet d'accroître le gisement des lignes et offrir ainsi un potentiel d'échange important sur le marché secondaire;
- l'annonce sur une base annuelle et trimestrielle des besoins de financement du Trésor depuis le premier trimestre de l'exercice budgétaire 1999-2000;
- la désignation d'intermédiaires en valeurs du Trésor qui ont pour mission notamment d'animer aussi bien le marché primaire que le marché secondaire. De plus, un code déontologique a été adopté en 1998-1999 par l'ensemble des intermédiaires en valeurs du Trésor. Par ailleurs, des réunions se tiennent mensuellement avec ces partenaires en vue d'analyser la situation du marché, l'évolution de la conjoncture économique et financière du pays et l'examen des mesures de nature à améliorer davantage le fonctionnement de ce compartiment.
Ainsi, la part de la dette publique intérieure contractée sur ce marché qui ne représentait que 25% du stock de la dette intérieure totale en 1995 se situe aujourd'hui à 76%. S'ajoute, la diversification des intervenants sur le marché des adjudications au cours des cinq dernières années. C'est ainsi que la part des banques dans le stock des bons du Trésor émis par adjudication est revenue entre 1996 et 2000 de 53% à environ 35%. En revanche, la part notamment des OPCVM est passée pendant cette période de 0% à près de 22% et celle des compagnies d'assurances de 19 à 24%. Les réformes évoquées ci-dessus, conjuguées à la stabilité macroéconomique, ont permis une importante détente des taux d'intérêt de la dette publique de l'ordre de 300 points de base entre 1995 et 2000. Ce sont là des éléments fondamentaux à garder présents à l'esprit lorsqu'on analyse la situation du marché aujourd'hui, car nous sommes en effet revenus de très loin, d'une situation où le Trésor s'arrogeait l'avantage de financements privilégiés et à des conditions administrés à la situation actuelle où il se finance aux conditions du marché.
- En d'autres termes, nous avons un marché qui fonctionne parfaitement...
- Cela ne veut pas dire que le marché et les conditions de son fonctionnement ne sont pas perfectibles. Au contraire, il doit constamment s'améliorer dans le sens du renforcement de l'efficience, du dynamisme et de la stabilité. Pour sa part, le Trésor est ouvert et toujours à l'écoute attentive des suggestions et propositions de ses partenaires, qui sont les principaux acteurs de la dynamisation et de la professionnalisation du marché.
- Le marché des taux a connu plusieurs événements durant les trois premiers trimestres de l'année 2000. Chaque fois, le Trésor est montré du doigt notamment pour sa politique de gestion. Quelle est votre position à ce niveau?
- Permettez-moi de commencer par placer les événements dans leur contexte. Concernant tout d'abord le premier trimestre de l'année 2000, les soumissions faites par les investisseurs ont porté essentiellement sur les maturités courtes, principalement les 52 semaines qui ont constitué près de 60% de l'ensemble du volume proposé. En effet, connaissant les besoins du Trésor à moyen et long termes, les investisseurs ont accentué la hausse des taux en estimant que, pour couvrir ses besoins dans ces maturités, le Trésor serait obligé d'accepter les taux proposés par le marché.
Ce comportement des investisseurs a en définitif acculé le Trésor à se financer essentiellement à court terme (65%) et, par conséquent, à s'écarter du volume annoncé pour la couverture de ses besoins à moyen et long termes. Et ce, en vue d'éviter une augmentation injustifiée des taux longs qui aurait pour conséquence un déplacement de l'ensemble de la grille des taux vers le haut. C'est ainsi que le Trésor n'a mobilisé que 2,4 milliards de DH de ressources à moyen et long termes, alors qu'il envisageait pouvoir mobiliser un volume de l'ordre de 4 à 5 milliards de DH.
Pendant le deuxième trimestre de l'année 2000, le marché a connu une relative stabilité et les soumissions des investisseurs se sont équilibrées entre le court terme d'un côté et le moyen et le long-terme d'un autre. Compte tenu de cet environnement favorable, le Trésor a intégralement respecté son programme d'émission pour le trimestre en question.
- La gestion du Trésor et l'absence d'un programme d'émission régulier et respecté et d'une gestion active de la dette sont parmi les reproches qui reviennent souvent.
- Votre question comporte trois volets: l'annonce des besoins, le programme d'émission du Trésor et la gestion active de la dette.
Concernant l'annonce des besoins, je voudrais rappeler que le Trésor a commencé par communiquer d'abord ses besoins annuels, ensuite semestriels et, depuis le premier trimestre de l'exercice budgétaire 1999-2000, cette déclaration se fait sur une base trimestrielle.
Aujourd'hui, les besoins trimestriels du Trésor sont révélés de façon régulière et les partenaires du Trésor sont les premiers à en être informés. Quant à la réalisation du volume annoncé, comme expliqué, elle ne dépend pas seulement du Trésor, mais également de l'évolution du marché. En effet, lorsque le marché, à tort ou à raison, anticipe une hausse des taux, les investisseurs soumissionnent aux adjudications à des taux toujours plus élevés d'une séance à l'autre et, parfois, en réduisant significativement les volumes offerts, comme cela fut le cas au cours du troisième trimestre 2000.
Dans un cas comme dans l'autre, le Trésor se trouve obligé de s'écarter des objectifs annoncés et ce, d'une part, pour éviter autant que possible aux finances de l'Etat des coûts excessifs découlant parfois d'augmentations injustifiées des taux et, d'autre part, pour essayer dans la mesure du possible de corriger les anticipations qui pourraient perturber le fonctionnement du marché.
Pour ce qui est de l'annonce du programme d'émission, permettez-moi de rappeler qu'il est connu de tous les intervenants: les soumissions sont effectuées chaque semaine pour les maturités courtes, toutes les quinzaines pour les maturités moyennes et longues et, depuis septembre 2000, tous les trimestres pour les bons à 20 ans. Il est arrivé cependant que, pour faire face à des besoins ponctuels imprévus, le Trésor procède à des modifications du calendrier initial en concertation avec ses partenaires.
Quoi qu'il en soit, et qu'il s'agisse du calendrier ou du programme des émissions, nous estimons que des améliorations peuvent être introduites et, à ce sujet, nous nous concertons avec nos partenaires sur les mesures les plus adéquates à mettre en place prochainement.
- Et concernant la gestion active de la dette?
- Elle constitue le souci premier du Trésor. Cette gestion procède d'une vision globale qui prend en considération la composante intérieure et extérieure de la dette publique. Elle prend appui sur un ensemble de repères stratégiques permettant d'opérer les arbitrages nécessaires entre endettement intérieur et endettement extérieur, de minimiser les coûts de la dette publique et développer les techniques permettant de rendre cette dette liquide et échangeable. C'est ainsi que, au cours du 2ème trimestre 2000, lorsque les taux sur le marché domestique ont commencé à augmenter, le Trésor a eu recours à des financements extérieurs visant en cela à stabiliser les taux domestiques et couvrir les besoins du Trésor à des coûts acceptables.
- De par les prévisions en matière de politique monétaire et budgétaire (réf. Loi de Finances 2001), quelle serait selon vous le scénario d'évolution de l'offre (liquidité), de la demande du Trésor (levée des fonds) ainsi que la politique de détermination des prix?
- Je tiens à souligner à cet égard que le ministre de l'Economie, des Finances, de la Privatisation et du Tourisme envisage de donner une conférence de presse prochainement au cours de laquelle le besoin de financement du Trésor pour 2001 sera annoncé. Ce que je peux vous dire ici est que les besoins de financement en 2001 seront comparables à ceux de l'exercice 1999-2000 qui ont fait l'objet d'une annonce dans le cadre d'une conférence de presse donnée par le ministre en question le 22 juillet 1999.
En effet, le niveau du déficit, comme vous le savez, est de l'ordre de 3% du PIB, soit le même niveau de la Loi de Finances 1999-2000.
Quant à l'offre de liquidité qui sera destinée au marché de la dette publique en 2001, elle dépendra naturellement de plusieurs facteurs qui sont propres aux stratégies de placement des différents investisseurs. Mais nous pensons qu'il n'y aurait pas de changement majeur au niveau du comportement des investisseurs par rapport aux années précédentes. Il n'y aurait pas de tension non plus sur le marché des taux compte tenu du niveau raisonnable du déficit budgétaire et de l'importante recette générée par l'ouverture du capital de Maroc Telecom.
- Le produit de l'ouverture du capital de Maroc Telecom est aujourd'hui connu. Y a-t-il des risques de retomber dans la situation provoquée par la deuxième licence GSM?
- Des concertations ont déjà eu lieu à ce sujet aussi bien avec la Banque centrale qu'avec nos partenaires IVT (Intermédiaires en Valeurs du Trésor). L'idée force qui ressort est qu'il faudra que le Trésor continue à alimenter le marché primaire à l'occasion de chaque séance d'adjudication. Le Trésor est par conséquent décidé à aller dans ce sens en vue d'épargner au marché les variations erratiques que pourrait générer son retrait total de ce dernier pendant un certain temps. C'est là l'esprit de partenariat et de concertation que j'ai évoqué précédemment et qui doit animer en toutes circonstances les uns et les autres.
- Le Trésor compte-t-il poursuivre sa politique de désendettement, notamment vis-à-vis de l'extérieur?
- L'endettement et le désendettement ne sont pas des politiques autonomes, mais des résultantes de l'évolution d'un certain nombre de paramètres macroéconomiques, notamment le niveau du déficit budgétaire. Le rôle du Trésor consiste donc à mobiliser les ressources nécessaires pour couvrir ce déficit, dans les meilleures conditions possibles. Et ce, en arbitrant entre les ressources internes et externes en fonction d'un certain nombre de repères et d'objectifs-cibles et, bien entendu, de la situation des deux marchés. Plus précisément, notre démarche consiste à réduire autant que possible la dette extérieure onéreuse figurant dans notre portefeuille. Cependant, notre pays continue à mobiliser d'importantes ressources extérieures auprès de bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux ainsi qu'auprès des fonds et institutions financières arabes et islamiques. Ces financements sont généralement assortis de conditions concessionnelles et destinés à appuyer les réformes structurelles et sectorielles ainsi qu'au financement de projets publics d'investissement.
L'idée d'arbitrage entre les ressources internes et externes se pose donc en termes de niveau. Cela veut dire que si nous constatons à un moment donné que le marché domestique se resserre ou que les taux d'intérêt augmentent rapidement, alors à ce moment-là nous pourrons envisager le recours au marché financier international pour ne pas exercer de pression sur les ressources domestiques.
C'est cette démarche qui a marqué nos orientations en matière d'endettement et de financement au cours des derniers exercices qui sera ainsi poursuivie en 2001.
Propos recueillis par Yousra MAHFOUD
------------------------------------------------------------------------
Et les financements administrés?
Désormais, la politique du Trésor consiste à supprimer tous les biais qui faussent le libre jeu du marché et plus particulièrement les financements avantageux dont pouvait bénéficier le Trésor à travers les emprunts conventionnels et les emplois obligatoires, entre autres. Pour ce qui est plus particulièrement des emprunts nationaux, M. Loudiyi rappelle que c'est la deuxième année que le Trésor n'y recourt plus. L'objectif visé est de permettre aux OPCVM de jouer un rôle plus dynamique dans la mobilisation et la gestion collective de l'épargne. Mais cela ne signifie pas pour autant que cet instrument est supprimé. “Il demeure un guichet de financement potentiel”, souligne M. Loudiyi.
· Un rôle de régulation
Durant le troisième trimestre 2000, le marché a connu une certaine tension. En effet, durant cette période, qui coïncide avec les vacances, les volumes soumissionnés sont devenus de plus en plus faibles d'une séance d'adjudication à l'autre au moment où les taux proposés augmentaient sans cesse. Ceci a dû perturber le fonctionnement normal de ce compartiment et, par conséquent, a empêché la stabilité des taux et le respect par le Trésor de son programme d'émission. Ainsi, sur un besoin de 10 à 11 milliards de Dirhams annoncé, il n'a mobilisé sur le marché des adjudications que 6,6 milliards. La partie non couverte du besoin de financement sur le marché intérieur a été recherchée auprès de sources de financement extérieures. L'objectif encore une fois du Trésor était d'imprimer aux taux une certaine stabilité et corriger ainsi les anticipations haussières des opérateurs.
L'institution a donc plutôt joué pendant toute cette période un rôle de régulateur. Selon son directeur, il ne s'agit pas là de montrer du doigt qui que ce soit ou lui renvoyer la responsabilité de tel ou tel dysfonctionnement conjoncturel du marché. “Je pense que nous devons tous, Trésor et opérateurs, nous tourner vers l'avenir et faire en sorte que le marché se développe et fonctionne sans à-coups”, souligne M. Loudiyi.
Il est vrai qu'au cours du dernier trimestre de l'année, et contrairement aux neuf premiers mois de l'année, le Trésor a dû mobiliser près de 17 milliards de DH, toutes maturités confondues, contre une annonce de 11 milliards. Cependant, il convient de souligner qu'il a remboursé pendant ce trimestre plus de 11 milliards. Autrement dit, l'endettement net pendant ce trimestre a porté sur seulement 6 milliards de DH. Ce dépassement des objectifs initiaux a été d'ailleurs largement anticipé par le marché avec le décalage de la réalisation de la recette relative à l'ouverture du capital de Maroc Telecom à 2001, alors qu'il était prévu qu'une partie de cette recette intervienne au cours du 2ème semestre de 2000.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.