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La convertibilité: stade ultime de la politique de libéralisation, selon M Amor
Publié dans L'Economiste le 19 - 12 - 1991

Le Maroc a déjà et de facto accédé à une convertibilité du Dirham a indiqué M. Ali Amor, Directeur de l'Office des Changes, devant les invités de l'Association Angad Al Maghrib Acharqui. Techniquement, a-t-il souligné, la convertibilité ne nécessite pas un effort considérable.Elle requiert cependant, la réunion de conditions préalables telles que la maîtrise de l'inflation, l'élimination du contrôle des prix, l'accroissement des réserves de change et la modernisation des marchés financiers.
Telle que définie par M. Ali Amor, la convertibilité est en principe, un concept simple qui signifie qu'un résident ou un non-résident peut changer sans limite d'aucune sorte, la monnaie nationale contre des devises.
Cette notion, définie dans les statuts du FMI a quand même ses limites: les membres du Fonds sont tenus de maintenir la convertibilité financière mais non la convertibilité des produits (1). En outre, l'acception retenue par le FMI concerne presque exclusivement les opérations courantes a ajouté M. A. Amor.
D'après lui, il existe plusieurs degrés de convertibilité: la convertibilité totale qui signifie que les résidents et les non-résidents peuvent convertir la monnaie nationale en toute autre devise sans aucun contrôle sur l'origine ou la destination des fonds (cas des USA et de la GB, et dans une moindre mesure, celui de la RFA et de la Suisse), et la convertibilité externe ou limitée par laquelle il faut entendre que seuls les non-résidents peuvent convertir librement la monnaie nationale en devises étrangères.
Lors de son allocution, M. A. Amor a indiqué que le Maroc avait, déjà et de facto, accédé à une convertibilité du Dirham puisque l'Office des Changes a pris d'importantes mesures d'assouplissement de la réglementation des changes.
Ces mesures ont concerné plusieurs domaines, notamment le commerce extérieur, les investissements étrangers, le tourisme ...
En matière de commerce extérieur, l'opérateur économique peut, en effet, réaliser ses transactions en dehors de toute entrave.
Sur le plan des importations, 90% des produits figurant dans le P.G.I. sont librement importés.
L'opération d'exportation n'est, de son côté, soumise à aucune formalité ni autorisation préalable.
La seule obligation qui incombe à l'exportateur, c'est évidemment le rapatriement du produit d'exportation.
L'Office des Changes, en donnant aux exportateurs la possibilité de mobiliser leurs créances à l'étranger (circulaire n° 1.481 du 7 Août 1986 complétée par la circulaire n° 1.519 du 21 Février 1989) a concrétisé l'esprit libéral de la réglementation des changes.
Réussir la convertibilité: conditions préalables
Par ailleurs, si techniquement, la convertibilité ne nécessite pas un effort considérable, l'expérience acquise dans le domaine des programmes d'ajustement économique, qui préconisent la suppression des restrictions et l'ouverture de l'économie nationale, a montré que certaines conditions devaient être remplies pour que les mesures en faveur de la convertibilité aient des chances de réussir:
- Taux de change: le taux de change réel doit être compatible avec une structure soutenable de la balance des paiements à moyen terme.
Autrement dit, il faut opérer un rapprochement entre le taux officiel et celui du marché parallèle.
Au Maroc, cette mesure existe déjà a rappelé M. A. Amor.
- Politiques monétaire et budgétaire: la stabilité du taux de change réel ne peut être assurée que si la politique macro-économique est adaptée. La maîtrise de l'inflation est obtenue par des mesures de contrôle des prix.
Plus précisément, lorsque le niveau des prix nationaux augmente plus rapidement que chez les partenaires commerciaux, on ne peut espérer maintenir l'équilibre de la balance des paiements que si l'on restreint les importations ou les paiements ou si l'on opère une dévaluation de la monnaie.
- Politique des prix: l'élimination du contrôle des prix étant préconisée voire indispensable, seul le libre jeu du marché sera à la base de la formation des prix.
- Renforcement des réserves de change: pour assurer la convertibilité, des réserves internationales d'un niveau confortable s'imposent.
Actuellement, les réserves marocaines s'élèvent à 2,5 milliards de Dollars, soit environ trois mois d'importations.
- Libéralisation et réforme du marché financier: dans l'objectif de mobiliser l'épargne locale, de l'orienter vers des emplois productifs sur place et d'éviter la fuite de capitaux, la libéralisation et la modernisation de la bourse sont incontournables.
Somme toute, les véritables gains d'efficacité que procure la convertibilité ne peuvent se concrétiser que si l'économie marocaine s'ouvre non seulement aux marchés internationaux de biens mais également à ceux de services et de capitaux.
Hakima EL MARIKY
(1) maintenir la convertibilité financière, c'est-à dire ne pas recourir à des restrictions aux paiements et aux transferts; la convertibilité des produits est l'absence de restrictions, telles que les contingents et les interdictions.


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