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La facture pétrolière sur le grill
Publié dans L'Economiste le 05 - 08 - 2004

· Le prix se situe actuellement autour de 42 dollars le baril
· La Caisse de compensation sollicitée
LES prix du brent reflambent. Ils ont atteint des niveaux très élevés sur le marché international hier, mercredi 4 août, avoisinant les 42 dollars le baril contre 38 dollars quelques jours auparavant. Les opérateurs espèrent que cette flambée des prix sera passagère. Une réunion de l'Opep est prévue incessamment pour tenter de trouver des solutions afin de baisser les cours du pétrole sur le marché international.
Le Maroc, pays importateur, est tributaire des cours mondiaux et voit sa facture fluctuer en fonction des variations des cours internationaux. D'ailleurs, au terme du premier semestre de cette année, les importations marocaines de pétrole brut ont atteint près de 6,2 milliards de DH. Ce sont les dernières statistiques de l'Office des Changes qui en font état. Ces importations se sont ainsi inscrites en hausse de 94,1% par rapport à la même période de l'année précédente.
L'augmentation de ce poste des échanges extérieurs du pays a lourdement affecté la facture globale. Les importations du Maroc sont en effet passées de près de 67 milliards de DH en 2003, à plus de 77 milliards en 2004.
En volume, ces importations ont porté sur 2,87 millions de tonnes. Comparativement au premier semestre 2003, la hausse enregistrée a été de 81,1% puisqu'à fin juin 2003, les importations de pétrole brut portaient sur un volume de 1,58 million de tonnes. Le prix moyen de la tonne importée s'est établi à un niveau de 7,2% plus élevé que celui de la même période de l'année 2003. Il a ainsi atteint 21,54 DH la tonne contre 21,01 DH. En juin, le prix moyen a avoisiné les 22,98 DH la tonne, soit une hausse de 25,9%.
En cas de fluctuations importantes, c'est la Caisse de compensation qui a pour rôle de financer le déficit enregistré afin de maintenir les prix à la consommation sur le marché national. Elle dispose, dans ce cas précis, d'une ligne appelée compte d'ajustement des prix dont elle s'alimente pour stabiliser les prix. L'augmentation de la facture pétrolière engendrée par cette flambée des prix internationaux va lourdement affecter la trésorerie de la caisse. Pour le moment, aucune évaluation chiffrée ne peut être effectuée. Mais l'augmentation étant certaine, des opérateurs estiment que “la facture de la compensation pour les produits pétroliers sera probablement de l'ordre de 2 milliards de DH”. En 2003, ce montant a avoisiné 1,6 milliard de DH, compensation destinée à financer la stabilité du prix du butane sur le marché. L'augmentation des importations n'a pas touché uniquement le pétrole brut. Les acquisitions de gaz de pétrole et autres hydrocarbures ont également enregistré une hausse, contribuant ainsi à faire progresser les importations des produits énergétiques de façon générale. Elles ont ainsi respectivement augmenté de 7,3% et 53% par rapport à la même période de l'année précédente. Les importations globales de produits énergétiques se sont pour leur part établies à près de 10,96 milliards de DH contre 9, 97 milliards.
Par ailleurs, les importations en produits raffinés ont diminué. Le gasoil et fuel-oil, l'essence brute, les huiles de pétrole et lubrifiants ont enregistré des baisses respectives de 73,3, 26,6 et 35,6%.
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Fluctuations imprévisibles
LES produits énergétiques ont contribué à hauteur de 14,1% dans le total des importations du Maroc. L'année précédente, ce pourcentage s'établissait à 14,9%. Le Maroc est importateur de pétrole brut, ce qui le laisse tributaire des fluctuations du marché international. Pour cette année, aucune prévision n'est établie. Les fluctuations restent encore fortement imprévisibles.


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