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Capital développement
Proparco arrête un plan de relance
Publié dans L'Economiste le 02 - 03 - 2005


· Son activité s'essouffle depuis quatre ans
· LBO, syndication bancaire, partage des risques...
· Les nouveaux leviers pour financer l'entreprise privée
Le capital de développement va connaître un nouvel essor à partir de 2005.
La création de nouveaux fonds d'investissement est à l'étude par plusieurs banques de la place notamment. En outre, les plus anciens sont en phase de levée de capitaux après avoir épuisé la totalité de leurs ressources.
Même si le projet de loi censé réglementer l'activité et les incitations réclamées par la profession se font toujours attendre, les gestionnaires maintiennent le cap face au potentiel de croissance de ce mode de financement. Ce n'est pas un hasard si la direction du Trésor a inscrit l'adoption du texte de loi sur le capital- risque parmi les priorités de cette année.
Dans ce contexte, Proparco, filiale de l'Agence française de développement (AFD) a décidé, pour les exercices 2005 et 2006, de centrer ses interventions autour de quatre axes prioritaires.
Tout d'abord, elle continuera à accompagner l'effort d'investissement des entreprises et leur modernisation via le capital de développement. «C'est une activité significative de notre représentation. Elle consiste non seulement à accompagner financièrement mais aussi à renforcer les pratiques de bonne gestion et de transparence chez la PME», souligne Jean Marc Liger, représentant du bureau de Proparco au Maroc. La filiale de l'AFD va ainsi étudier la possibilité de prise de participations dans les nouveaux fonds qui vont se créer dans les mois à venir via l'instrument Averroès. Pour rappel, il s'agit d'un «fonds de fonds», créé en 2001 avec le concours de la Caisse des dépôts et de consignation (CDC), la Banque européenne d'investissement (BEI) et la Caisse de dépôt et de gestion (CDG). Averroès constitue un véhicule de prise de participation dans les fonds d'investissement au Maroc et sur le pourtour méditerranéen.
Proparco est déjà présente dans le tour de table de 3 fonds généralistes (Moussahama, Capital Morocco et MPEF) et un dédié aux nouvelles technologies (Upline Technologies). Les 4 fonds ont réalisé à ce jour près de 520 millions de DH d'investissement au profit de plus de 40 PME.
Outre les prises de participation dans de nouveaux fonds, Proparco entend réaliser des actions de cofinancement. «Il s'agit de prises de participation directes dans les sociétés, aux côtés des fonds d'investissement. L'objectif étant d'augmenter la capacité d'investissement de ces derniers», explique Jean Marc Liger. De plus, la filiale de l'AFD veut initier des opérations d'accompagnement des fonds notamment dans le domaine du LBO (Leverage Buy Out). Une formule de financement qui revêt un fort potentiel au Maroc à en croire le représentant de Proparco. Le LBO permet, entre autres, de mener à bien des opérations de transmission d'entreprises familiales dont les actionnaires fondateurs ont atteint l'âge de la retraite. Il permet également d'accompagner les grandes entreprises dans le processus de cession dans le cadre des recentrages sur leur métier de base.
Le deuxième axe d'intervention qui sera privilégié en 2005 a trait à la syndication bancaire. Celle-ci consiste à prendre part à des consortiums afin d'augmenter la capacité de financement des banques marocaines dans des projets de grande taille, tout en limitant le niveau du risque pour chacune des banques membre du pool. Vu l'importance des projets approuvés par la Commission des investissements, ce mode d'intervention a des chances de se développer. A titre d'exemple, la commission a donné son feu vert en 2004, aux projets de Samir (6 milliards de DH), Maroc Phosphore (plus de 2 milliards de DH), Méditelecom (1 milliard) et Cosumar (800 millions de DH).
Par ailleurs, le partage du risque constitue le troisième axe de développement de l'activité de Proparco. La filiale française envisage de travailler avec plusieurs banques sur la possibilité de garantir une partie de leur portefeuille existant et des opérations futures. «Le partage de risque permet de renforcer la structure du portefeuille de la banque au regard notamment des normes prudentielles», est-il expliqué. Elle lui donne la possibilité de conserver la créance et de céder une partie ou la totalité du risque correspondant. De plus, cette technique permet aux grands groupes d'accéder à des financements complémentaires pour soutenir leur développement.
Enfin, Proparco inscrit parmi ses priorités l'animation du marché financier, notamment en accordant sa garantie aux opérations d'emprunts obligataires initiées par des entreprises privées ou en facilitant leur introduction en Bourse.
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Le Maroc, premier bénéficiaire
Ce n'est pas nouveau. Le Maroc figure en tête des pays bénéficiaires des concours de Proparco. Par rapport aux prêts accordés depuis 1992, il a drainé 13% de l'encours global, soit 75 millions d'euros. Il devance ainsi l'Afrique du Sud (12%) et la Tunisie (12%). En fait, les engagements globaux de Proparco au Maroc dépassent les 100 millions d'euros, compte tenu de l'ensemble des garanties octroyées.
Par ailleurs, le Maroc remporte la palme par rapport au nombre d'opérations financées. Depuis le démarrage de son activité en 1992, la filiale de l'AFD a financé 38 prêts directs, 8 prises de participation et 2 opérations de garantie. Les lignes de refinancement ont pour leur part permis aux banques de soutenir une trentaine de PME.
Cependant, Proparco note un léger ralentissement de son activité au cours des quatre dernières années. Un essoufflement attribué à la situation de surliquidité du marché bancaire et à la faiblesse de la demande de projets à financer.


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