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A Dar Bouazza, on achève bien… les chiens
Publié dans L'Economiste le 19 - 05 - 2005


· Trois ont été empoisonnés à la strychnine
· Des enfants ont assisté à la scène et ont tenté de les secourir
TROIS chiens sont morts, après avoir avalé des appâts empoisonnés, posés par la commune, à l'intérieur du lotissement Océan, à Dar Bouazza.
Des enfants ont été traumatisés après avoir assisté à l'agonie de leurs chiens, devant leurs maisons. «Max, Louise et Paella (les noms des trois chiens), qui vivaient parmi nous depuis plusieurs années, ont connu une fin atroce. Ils avaient les yeux bleus et gonflés et leurs têtes tremblotaient. Ils sont morts après de terribles souffrances», témoigne un des enfants qui ont assisté à la scène. Selon l'une des propriétaires des chiens, qui compte bien poursuivre en justice la commune rurale de Dar Bouazza, les chiens «victimes» ont été bel et bien vaccinés et portaient des colliers. «J'insiste sur le fait qu'ils portaient tous des colliers rouges, sur lesquels figuraient leurs noms et l'inscription «Vacciné», confirme-t-elle. «Ils avaient également des carnets de santé. Les deux femelles avaient été rendues stériles», ajoute-t-elle.
De même, la propriétaire estime qu'il est «inadmissible de poser des appâts empoisonnés (de la strychnine) à proximité des résidences où des enfants jouent à l'extérieur». «Le sang et les cadavres des chiens peuvent être toxiques pour les enfants et représentent un danger pour l'environnement», souligne-t-elle. Et d'ajouter : «Nos protestations auprès de la commune ont été très mal accueillies. Les agents de l'autorité locale (éléments de la gendarmerie, caïd et moukaddem) n'ont rien trouvé de mieux que d'essayer d'intimider les plaignants».
Contacté par L'Economiste, le Service vétérinaire de la direction provinciale de l'agriculture de Casablanca, dont relève la zone rurale de la région du Grand Casablanca, a expliqué qu'en compagnie de la commune de Bouskoura, la commune de Dar Bouazza figure parmi les régions les plus touchées par le phénomène des chiens errants. Elle fait également partie des régions qui enregistrent un important nombre de cas de rage. En 2005, deux habitants de Dar Bouazza ont trouvé la mort après avoir contracté la rage.
Le Service reçoit régulièrement plusieurs courriers, de la part des autorités locales, l'incitant à augmenter la fréquence des battues destinées à éradiquer les chiens errants dans cette zone. Une grande campagne nationale de lutte contre la rage est d'ailleurs entamée depuis janvier 2004. D'après les statistiques du service, quelque 9.517 chiens ont été vaccinés dans la région du Grand Casablanca. «Autant ont été tués», explique un vétérinaire de ce service. Selon ce dernier, la lutte contre la rage et les chiens errants, principal vecteur de cette maladie, est sans merci.
«Pour nous, tout chien errant, non accompagné, est à abattre», explique le vétérinaire, catégorique. En effet, selon un arrêté du ministre de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche maritime, relatif à la lutte contre la rage, «tout chien trouvé errant de jour, en dehors du périmètre des villes, sur la voie publique ou les terrains non clos, sera immédiatement abattu». Toutefois, la lutte contre la rage et les chiens errants représente-t-elle une excuse pour le laisser-aller enregistré dans cette affaire? «Non», répond un vétérinaire du Service.
Les équipes d'abattage doivent respecter certaines règles, surtout en cas d'utilisation de la strychnine. De par la nature extrêmement dangereuse de ce produit, l'équipe d'abattage est tenue de prendre toutes les précautions nécessaires. «En périmètre urbain, cette méthode est bannie. Le risque est jugé très important pour la population», explique un vétérinaire.
Selon le Service de Casablanca, les appâts doivent être comptés et les agents sont tenus de remettre tous ceux qui n'ont pas été avalés par les chiens, à la fin de leurs missions. Les cadavres des chiens doivent être manipulés avec précaution. Mais que s'est-il passé au lotissement Océan à Dar Bouazza? Après l'abattage des trois chiens, une dizaine d'appâts traînaient toujours par terre. L'Economiste a pu le constater. Aussi, des enfants ont raconté qu'ils étaient en contact avec les chiens agonisants. Pour les sauver, ils leur ont même fait ingurgiter de l'huile d'olive, pour leur faire vomir le poison avalé. «Hélas, cette tentative était vaine», se désolent les enfants. «Et si les enfants ont porté leurs mains à leurs bouches après avoir touché les chiens agonisants?», se révolte leur mère.
Pour la responsable du Service d'hygiène de la commune de Dar Bouazza, l'équipe d'abattage a fait son travail «normalement». Les appâts ont été ramassés après l'opération et les trois chiens tués ne portaient pas de colliers. «Nous sommes prêts à déterrer les cadavres sur lesquels les traces des colliers sont bien apparentes», insiste la propriétaire.
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Que dit la loi ?
SELON l'article 601 du Code pénal, «quiconque empoisonne des animaux de trait, de monture ou de charge, des bêtes à cornes, des moutons, chèvres ou autre bétail, des chiens de garde ou des poissons dans des étangs, viviers ou réservoirs, est puni de l'emprisonnement de un à cinq ans et d'une amende de 120 à 500 DH».


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