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"Les problèmes d'immigration sont dans les pays d'origine"
Entretien avec Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères
Publié dans L'Economiste le 24 - 11 - 2005

· L'accord de réadmission doit être «le plus équilibré possible»
· Clandestins: La filière marocaine insignifiante
«L'accord de réadmission, on y travaille tout le temps», a répondu Fassi Fihri. Tout en estimant que le Maroc est déterminé à poursuivre ces négociations, le ministre a rappelé que les relations avec le Maroc «ne se limitent pas au seul problème de l'immigration». Toujours est-il que, selon lui, un accord de réadmission «n'a de mérite et d'intérêt que s'il satisfait les deux parties et que s'il est susceptible d'être mis en œuvre d'une manière fluide sans divergence d'interprétation». Aux yeux de Fassi Fihri, celui-ci doit être « le plus équilibré possible et donner des garanties aux deux parties. C'est à cela que nous travaillons. Nous demandons à l'Union européenne d'ouvrir des négociations avec les autres pays concernés, car le Maroc ne peut pas réadmettre sur son territoire des personnes ni européennes ni marocaines sous prétexte qu'elles sont passées par son territoire en sachant qu'elles sont d'abord passées par d'autres territoires». C'est un réseau d'accords qu'il faudrait promouvoir. De plus, précise le ministre à L'Economiste, «ce qui est le plus important c'est que la réadmission n'est qu'un élément pour résoudre d'une manière substantielle et structurelle ce problème. Il faut penser à résoudre les problèmes dans les pays d'origine: les conflits militaires, le sous-développement, la pauvreté et la faim. C'est long, c'est difficile et c'est coûteux».
Le ministre marocain a précisé que dans le cadre de l'immigration clandestine en Espagne la filière marocaine représente «seulement 5% du total et que dans ce chiffre seuls 2% des migrations clandestines peuvent être attribués à des sujets marocains». Il a affirmé par ailleurs que les efforts du Maroc en ce qui concerne la lutte contre les flux migratoires clandestins se sont soldés par une baisse de 40% des tentatives de pénétration aussi bien vers les Canaries que vers la péninsule Ibérique. S'agissant des 40 millions d'euros prévus par l'UE pour aider le Maroc à lutter contre les migrations clandestines, la partie européenne a précisé que le déblocage de ces fonds a subi un certain retard technique et que maintenant ceux-ci étaient à disposition d'une «Unité de projets conjointe», qui procède actuellement aux différents appels d'offres pour notamment la fourniture de matériel de surveillance et de contrôle des frontières du sud et du nord du Maroc. La Commission européenne a reconnu que devant les besoins importants du Maroc la somme de 40 millions devrait pouvoir être dotée de montants supplémentaires à partir de 2007 et qu'elle y travaillait déjà.
Les ministres européens ont à ce propos salué l'initiative hispano-marocaine de tenir une conférence ministérielle euro-africaine sur la gestion des flux migratoires avec la participation des principaux pays d'origine, de transit et de destination concernés. Interrogé par L'Economiste à cet égard, Fassi Fihri a expliqué que Rabat et Madrid attendent qu'un certain nombre d'échéances se réalisent pour lancer leur initiative: d'abord le Sommet de Barcelone des 27 et 28 novembre. Ensuite le Sommet européen des 15 et 16 décembre, et d'autres rencontres comme le Sommet France-Afrique. A partir de là, a-t-il précisé, «nous comptons développer une coordination avec un certain nombre de pays africains pour arrêter un agenda de cette conférence et fixer les attendus et les objectifs». Selon lui, il s'agira d'une réunion qui se veut « pragmatique, concrète avec des résultats et qui devra embrasser l'ensemble du phénomène des migrations d'une manière globale: sécurité, réadmission mais aussi responsabilisation de tous les Etats concernés, codéveloppement et politique d'intégration».
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Coup de gueule «diplomatique»
Sur le plan économique, si l'Union européenne note avec satisfaction que le Maroc a su préserver la stabilité macroéconomique, elle rappelle que son économie reste fragile «du fait d'une base industrielle étroite et d'une forte dépendance vis-à-vis du secteur agricole». L'UE encourage le gouvernement à renforcer les politiques économiques afin d'augmenter la croissance du PIB au-delà du niveau nécessaire pour combattre la pauvreté et réduire le chômage. Tout en saluant l'initiative prise par Rabat d'accélérer le calendrier de son démantèlement tarifaire pour un certain nombre de produits industriels, l'UE regrette toutefois qu'un certain nombre d'obstacles aux échanges entravent les exportations européennes et que, à cet égard, plusieurs questions commerciales soulevées lors de la réunion du Comité d'association du 3 juin 2005 et de la réunion du sous-comité «Commerce» du 10 octobre 2005 n'aient toujours pas été résolues: méthode d'évaluation en douane, problèmes posés dans le secteur des céramiques, restrictions à l'exportation des cuirs et des peaux et protection des droits de propriété intellectuelle. L'UE souhaite qu'une solution soit rapidement trouvée pour ces dossiers. Elle souligne en outre la nécessité de créer un environnement favorable aux affaires car il s'agit «d'une condition déterminante pour attirer les investissements étrangers».


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