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Politique: Hommage à Lahcen Lyoussi
Publié dans L'Economiste le 09 - 05 - 2006


· La mémoire du fondateur du MP revisitée
CRةة en 1998, le Centre Lahcen Lyoussi pour les études et la recherche politiques vient d'éditer une plaquette dont le titre est «l'avenir a de la mémoire». «Le centre que j'ai décidé de fonder en la mémoire de Lahcen Lyoussi (son père) n'entend pas servir une ambition sectaire ou partisane. Il est tout simplement une offrande à la mesure de l'amour pour ce pays qu'il a su nous transmettre par l'exemple», indique Moha Lyoussi.
Au cours de sa longue carrière à la tête des Aït Youssi, Lahcen Lyoussi eut à vivre et à affronter les grands bouleversements qui ont jalonné l'histoire du Maroc durant le XXe siècle. Au cours de l'été 1952 à Fès, il dira avec force que «Sidi Mohammed Ben Youssef est Amir Al Mouminine, nous lui devons obéissance. Les Français veulent mettre ce pays en morceaux». Lahcen Lyoussi choisit naturellement son camp au moment de l'épreuve . Il s'oppose aux visées du Protectorat en refusant de signer la pétition contre Ben Youssef, ce qui lui valut d'être destitué et assigné à résidence avec son fils à Ben Slimane, puis à Mogador (Essaouira) durant deux années.
«Au retour triomphant de Mohammed V, il est naturellement appelé à servir. Il se voit confier la charge de ministre de l'Intérieur dans le premier gouvernement du Maroc indépendant», précise Moha Lyoussi. Délicate mission dans un contexte où il fallait prévenir mille risques et dérapages.
«L'équilibre voulu par le Souverain, dicté par une appréciation des réalités du pays, fut pour un moment rompu sous la pression des partisans de l'hégémonie d'un seul parti», ajoute-t-il. Cette rupture ne sera pas sans faire des victimes et autres fuites en avant. Quant à Lahcen Lyoussi, il est remplacé à la tête du ministère de l'Intérieur pour être nommé ministre de la Couronne (conseiller royal).
Dès 1958, un nouveau parti politique naît, le Mouvement Populaire. Lahcen Lyoussi en fut le maître d'œuvre (fondateur) avec Haddou Aberkach, Abdelkrim Al Khatib et Mahjoubi Aherdan qui allaient occuper le devant de la scène grâce au soutien de Sidi M'Barek Bekkaï.
Près d'un demi-siècle s'est écoulé et le Mouvement populaire (MP) vient d'entériner la fusion (MP, MNP et UD) avec l'élection d'un comité central, d'un bureau politique et de conforter… Mahjoubi Aherdan en qualité de président.
Redevenu la 1re formation politique du pays avec 73 sièges au Parlement devant l'Istiqlal (une soixantaine) et l'USFP (50), il ne fait pas de doute que l'objectif de l'état-major du MP sera de transformer «l'essai» par un score à la hauteur de son ambition lors des élections législatives de 2007.
Pour cela, le MP doit impérativement resserrer les rangs car il semblerait que les «fiançailles», devenues officielles depuis la fusion, ont donné lieu à des tensions internes.
Pour preuve, la direction du parti a dû organiser des «prolongations» (suite au congrès de Fès), samedi à Rabat, pour finaliser la constitution du bureau politique. Il est dit «que c'est dans la douleur que l'on savoure les meilleures victoires». Rendez-vous est donc pris pour 2007?


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