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Exportations: Sale temps pour la tomate
Publié dans L'Economiste le 23 - 01 - 2009

· Depuis 10 jours, les prix et la consommation en baisse
· Le ralentissement devrait se poursuivre jusqu'en mars
Rien ne va plus pour la tomate marocaine. Depuis une dizaine de jours, le produit piétine sur les marchés européens. Les exportateurs nationaux sont moroses et jugent la situation «très difficile». Les prix sont à la baisse et la demande s'essouffle. Selon les professionnels, la tomate est commercialisée entre 0,45 et 0,7 euro/kilo sur les marchés extérieurs. «En cette période hivernale, la tomate fraîche recule dans l'assiette des consommateurs», explique Samir Tazi, membre de l'Association des producteurs et exportateurs des fruits et légumes (Apefel). «Les livraisons aussi sont ralenties par le mauvais temps», ajoute Ahmed Mouh Mouh, producteur de primeurs. Aujourd'hui en raison de la faiblesse de la demande, les exportateurs ont ralenti les volumes expédiés depuis près d'une semaine. Ainsi les tonnages exportés sont passés de 2.500 à 1.500 tonnes par jour. Selon un opérateur, cette période difficile devrait se poursuivre jusqu'à la première décade de mars. La campagne n'en est pas compromise pour autant. Au 4 janvier dernier, selon les chiffres communiqués par l'EACCE (Etablissement autonome de contrôle et de coordination des exportations), plus de 167.838 tonnes ont été expédiées au départ du Royaume sur les marchés européens et hors Union européenne, soit une hausse de 150.084 tonnes par rapport à la campagne précédente.
Par ailleurs, sur le plan commercial, tout n'est pas perdu. En effet, la tomate marocaine est demeurée, jusqu'à ces derniers jours, la vedette des étals européens. Et ce en raison de l'absence d'autres origines. En décembre dernier, le cours de la tomate sur les marchés extérieurs était entre 0,8 et 1 euro/kg exporté, indiquent les professionnels. «Ce niveau de prix a permis de vendre l'origine Maroc dans le cadre des accords du Gatt en dehors du quota global, octroyé au Maroc dans le cadre de l'accord d'association avec l'UE», précise Abderrazak Mouisset, président de l'Apefel. Et d'ajouter que «le mot d'ordre dans la profession était de dédouaner le maximum de tonnage expédié dans le cadre des accords du Gatt». En clair, les exportateurs marocains ont fait de bonnes affaires au moment où la tomate dépassait les 0,8 euro. Il s'agit ainsi de préserver les quotas alloués pour la campagne 2008/2009. Ce qui permettrait de faire face aux périodes de turbulences comme celle que vit actuellement la tomate.
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Ralentissement
Le secteur des fruits et légumes ne devrait pas trop souffrir de la crise économique internationale. Si ces derniers temps on enregistre un essoufflement de la demande, cela devrait repartir dans les principaux marchés dans les prochaines semaines.
Toutefois, le ralentissement devrait se confirmer au niveau de certains marchés. En Russie par exemple les acheteurs ont du mal à décrocher les cautions bancaires. Cela se ressent ainsi sur le volume des transactions.
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Le haricot vert a la cote
Le haricot vert se vend bien. Ses prix oscillent entre 2,5 et 3 euros/kg. A noter que cette culture occupe aujourd'hui en termes de superficie, de production et exportation le deuxième rang après la tomate. Les volumes expédiés ne cessent de progresser depuis une dizaine d'années. En 1995 le tonnage exporté de haricots verts, toutes régions confondues, était de 7.000 tonnes. Lors de la campagne d'exportation 2007/2008, le volume sur les marchés extérieurs a dépassé les 100.000 tonnes dont près de 80% au départ du Souss.
Le Maroc a profité du recul de la culture de l'haricot en Espagne dû au manque de foncier et de main-d'œuvre. Des opérateurs espagnols ont investi dans le Souss avec succès.
Par ailleurs, le poivron, la pomme de terre et la courgette connaissent également une hausse remarquable de leurs exportations ces dernières années. Même vers l'Espagne, pays concurrent du Maroc en la matière.


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