Algérie: Multiplication des emprisonnements de journalistes    Une nouvelle agence ANAPEC à l'Université Hassan II de Casablanca    Compensation: La charge décroche de 12%    La CGEM propose la création d'un "Label santé"    Macron appelle à éviter « toute escalade » ou « interférence extérieure » au Liban    Covid-19-Cas suspects: des centres de santé dans les quartiers    Migration illégale: Interpellations à Tan-Tan    Transformation digitale : la CDG passe à la vitesse supérieure    Covid-19 : Pourquoi le vaccin russe a déclenché autant d'animosité en Occident ?    Ciments Modernes étend son voile en Cote d'Ivoire avec une nouvelle cimenterie    US Round Up du mercredi 12 août – Kamala Harris, Bill de Blasio, Restaurants/Bars    Coronavirus: nouveau record au Maroc avec 1499 nouveaux cas    Evolution Covid-19 au Maroc : 1.499 nouveaux cas ces dernières 24 heures, 36.694 cas cumulés, mercredi 12 août à 18 heures    Ecoles privées et parents d'élèves : La confrontation reprend de plus belle    Champions League: heure, chaines...le programme des matchs (quarts de finale)    Un camion dérape, le chauffeur légèrement blessé    Situation épidémiologique au Maroc : Les indicateurs s'affolent !    Les divagations d'Alger et les mises au point musclées de l'UE    Ali Yata, il y a 23 ans ...    UC: une décision de Sajid crée la zizanie au sein du parti    Coronavirus: l'artiste Abderrazak Baba est décédé à Marrakech    Le parcours chrono-thématique des peintres marocains    Benchaâboun : 45 milliards de dirhams alloués au Fonds d'investissement stratégique    Absence de mesures de sécurité sanitaire    Alexandre Loukachenko, le président inamovible...    L'Atlético revient à Lisbonne six ans après    L'engagement des jeunes pour une action mondiale    Boxe: le combat entre Mike Tyson et Roy Jones Jr reporté    Google lance un dispositif d'alerte aux tremblements de terre    Que vive le Liban des lumières !    «Ne touche pas à mon patrimoine»    Botola: résultats et classement de la 21e journée    Casablanca: un camion-citerne percute une station-service (VIDEO)    Procès à distance: 306 audiences en une semaine    Les Marocains du monde, objet de toutes les sollicitudes    Le Bayern part favori face au Barça    Europa League : United et l'Inter au denier carré    L'hôpital militaire marocain de Beyrouth entame son action    Chez les séparatistes, la corruption le dispute aux détournements en tous genres    Le jeune artiste Anas Khermoui expose sa "Vision sensible" à Essaouira    Antonio Banderas annonce avoir le Covid-19 le jour de ses 60 ans    Entre Brad Pitt et Angelina Jolie, c'est à nouveau la guerre    Botola Pro D1 : Le WAC s'impose face à l'OCK    Poutine: la Russie a développé le premier vaccin anti-Covid-19    Comment la dépression a eu raison de l'écrivaine Naima El Bezaz    La Jeunesse socialiste dans l'attente de la vérité sur la suspicion de collusion des compagnies pétrolières    Trump évacué en pleine conférence de presse (VIDEO)    Ziad Atallah : L'aide marocaine intervenue au moment opportun    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Le Maroc érige une voie express de plus de 1000 km en plein désert
Publié dans Le Site Info le 10 - 07 - 2020

C'est un pays qui n'a ni gaz ni pétrole. Pourtant, et avec le peu de moyens dont il est pourvu, le Maroc est en passe de boucler un projet qui ne peut être conçu et financé que par de richissimes nations: Une voie express de plus de 1000 km, entre Tiznit et Dakhla en passant par Laâyoune, pour un budget de près de 10 milliards de dhs.
Après avoir signé de grands exploits comme le TGV, le port Tanger Med ou le complexe Noor, voilà que le Maroc est en train d'ajouter cette belle œuvre au registre de ses aventures spectaculaires.
Car au-delà de son impact sur l'ancrage définitif des provinces du Sud dans leur giron naturel, cette route a aussi une dimension continentale qui lui confère une portée stratégique indéniable. L'Afrique subsaharienne n'a jamais été aussi proche du Maroc et le projet va donner un coup d'accélérateur certain au flux des échanges humains, économiques et culturels entre le Royaume et des pays comme la Mauritanie, le Sénégal ou le Mali.
Projet « titanesque » selon l'expression même du ministre de l'Equipement, du Transport et de la Logistique, Abdelkader Amara, la voie express Tiznit-Dakhla a fait l'objet d'une convention de partenariat signée devant le roi Mohammed VI à Laâyoune en 2015, dans le cadre du nouveau modèle de développement des provinces du sud.
Avec un impact direct sur le quotidien d'une population de plus de 2,2 millions d'habitants, répartie sur 10 provinces du Sud marocain, le chantier se décline en deux composantes : Dédoublement de la route nationale No 1 entre Tiznit et Laâyoune, sur 555 km, et élargissement à 9m de la voie entre Laâyoune et Dakhla sur une distance de 500 km.
Son financement est assuré par l'Etat et les quatre régions concernées (Laâyoune-Sakia El Hamra, Guelmim-Oued Noun, Dakhla-Oued Eddahab et Souss-Massa) à hauteur de 8,5 milliards de dhs, auxquels il faut ajouter plus d'un milliard de dh pour le projet de contournement ouest de la ville de Laâyoune sur 7 km et le franchissement de l'Oued Sakia El Hamra.
Pour les habitants du Sahara marocain précisément, c'est vraiment un rêve qui est en train de se concrétiser.
Dans moins de deux ans ou presque, la pénible traversée des virages sinueux entre Tiznit et Guelmim, ou des routes sablonneuses entre Tan-Tan et Laâyoune ou Laâyoune et Dakhla, empruntée chaque jour par des centaines de poids lourds chargés de poisson, sera une partie de plaisir pour les automobilistes au lieu d'être une vraie corvée comme elle l'est aujourd'hui.
Car si ce n'est pas une autoroute, cela y ressemble beaucoup.
En effet, le projet va réduire le temps et le coût du transport, améliorer la fluidité du trafic, le niveau de service, le confort et la sécurité routière et facilitera le transport des marchandises entre les villes du Sud du Royaume et les grands centres de production et de distribution.
Pour mener à bien ce chantier, le ministère de l'Equipement a créé une structure dédiée, basée à Laâyoune. Ses ingénieurs et techniciens sont chaque jour sur le terrain pour superviser le travail effectué par les entreprises chargées de la réalisation des 15 tronçons de ce projet.
La tâche n'est pas aisée et le défi est grand. Les ingénieurs doivent faire preuve de beaucoup d'ingéniosité et d'effort conceptuel et technique pour surmonter un environnement désertique et inhospitalier. Car dans beaucoup d'endroits, il fallait partir de rien tant les Espagnols n'ont rien investi dans les infrastructures routières durant leur présence dans cette partie du territoire national.
Face à cette contrainte majeure, il fallait construire une voie express en site propre sur 162 Km et réalisation d'une voie express par dédoublement de la RN1 sur 393Km.
Mais en dépit de la nature du terrain, de la géographie et de la complexité du relief, les travaux avancent à un rythme soutenu sur tous les axes.
Ainsi, dans le périmètre de la région Guelmim-Oued Noun, le taux d'avancement du tronçon entre Tiznit à Sidi Ifni par exemple a atteint 41%, et entre Guelmim et Zrouila, il est de l'ordre de 92%, selon Yassine Zitoune, chef de chantier à la direction provisoire chargé de l'aménagement de la route nationale No 1 entre Tiznit et Dakhla.
Même constat dans la région de Laâyoune-Sakia El Hamra.
Les travaux sont réalisés à hauteur de 59%, avec des tronçons achevés à 84% comme entre Tarfaya et Laâyoune, a confié à la MAP le directeur de la direction provisoire chargé de l'aménagement de cette voie, Abdellah Al-Rais.
S'agissant de la voie entre Laâyoune et Dakhla sur 500 km, elle est presque achevée et les professionnels de la route ou les simples usagers apprécient déjà la qualité de la voie et la sécurité du trajet. Les responsables de la direction sont optimistes sur l'achèvement des travaux dans les délais, encouragés par l'avancement des chantiers et par la volonté de l'Etat de tout mettre en œuvre pour être au rendez-vous, vers la fin de l'année 2021.
Le ministre Amara, en visite dernièrement au tronçon entre Tarfaya et Laâyoune, a prévenu en effet les prestataires qu'aucun retard non justifié ne serait toléré. D'ailleurs, certaines entreprises l'ont appris à leurs dépens en voyant leurs contrats résiliés. Raison pour laquelle les travaux n'ont pas été interrompus durant toute la période du confinement qui a été instaurée au Maroc en riposte à l'apparition de la pandémie du nouveau Coronavirus.
Car en plus d'honorer un engagement solennel pris devant le roi, il s'agit de réussir un projet névralgique qui va façonner l'avenir des provinces du Sud.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.