Tunisie : Kais Saied et Nabil Karoui au second tour de la présidentielle anticipée    Heetch accompagne les auto-entrepreneurs    Sahara : La Grande Bretagne réitère son plein soutien au processus onusien et aux efforts du Maroc    Arbitrage, corruption à la CAF, rapport financier... Tout sur l'Assemblée générale de la FRMF    Le surfeur Ramzi Boukhiam qualifié pour Tokyo 2020    Global Teacher Conclave & Awards 2019 : Un Marocain primé    Affaire Griezmann: une sanction de 300 euros ou un huis clos pour le Barça    Sebta et Melilia. Les parlementaires de Vox veulent ériger un mur    Lancement officiel et adoption des recommandations de l'OMS    Agadir : Pour un meurtre, un chauffeur clandestin condamné à 20 ans de réclusion criminelle    Meknès : Il poignarde mortellement son voisin    «Le Roi : le Maroc de Mohammed VI », un livre pour comprendre le Royaume « au-delà des clichés »    Fête de l'Huma: Les chemins de l'Humanité!    Gestion migratoire : Le Commissaire de l'UA salue le rôle du Maroc    Logement social : La Cour des comptes identifie les failles    Ligue des Champions d'Afrique : RCA et WAC à un pas de la phase de poules    3e meeting du Barbe et Arabe-Barbe, championnats nationaux et Salon du cheval : La filière équine sur sa lancée    Mariage des mineures. Le verdict du CESE attendu demain    Marrakech à l'heure de l'Oriental Fashion Show    «Double face»: dans la peau d'un écrivain pas comme les autres!    Attribution du dépôt légal à plus de 4.300 ouvrages au cours des 8 premiers mois    Marrakech, Oasis des plus grands Djs du monde    Spoliation foncière : la lutte se poursuit    Administration publique : Le Maroc et Québec signent un accord    Nasser Bourita : La CEDEAO doit prendre le leadership dans la lutte contre le terrorisme    Iran : Le guide suprême exclut toute négociation avec les Etats-Unis    Brexit: La suspension controversée du Parlement britannique devant la Cour suprême    Sous pression, Angela Merkel dévoile sa stratégie climatique    Crise des migrants: Erdogan menace l'Union Européenne…    Audiovisuel : MBC5 veut rayonner sur le Maghreb    Soins auto-administrés : Le Maroc adopte les recommandations de l'OMS    Hajar Raissouni, la demande de liberté provisoire sera examinée jeudi    Sécurité pénitentiaire. Les raisons de la bérézina    Le Fonds de solidarité contre les évènements catastrophiques est en selle    Contrôle frontalier : Les fiches d'embarquement- débarquement supprimées    Journée mondiale de l'arthrose    Le glacier d'Aletsch pourrait disparaître d'ici à 2100    Ligue des champions : Liverpool rêve d'Istanbul et les clubs français d'exploit    Le choc entre les deux Olympiques débouche sur un nul    Réinsertion des détenus : Un slogan alléchant    Divers sportifs    Nasser Bourita : Le développement humain est la clé de la durabilité de l'action contre le terrorisme    Divers Economie    Déficit budgétaire de 33,5 MMDH à fin août    Rejet total de l'annexionnisme israélien par l'OCI    Ces stars qui se sont mariées en secret    "GTI", le prof de maths français qui rappe sur Pythagore    Brad Pitt en cosmonaute dans "Ad Astra"    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Bank Al-Maghrib maintient son taux directeur à 2,25%
Publié dans Libération le 27 - 09 - 2018

Bank Al Maghrib (BAM) a décidé, mardi, de maintenir inchangé le taux directeur à 2,25%, vu que son niveau actuel reste approprié. Sur la base des évaluations récentes de la conjoncture économique et des projections macroéconomiques établies par la Banque pour les huit prochains trimestres, notamment celles des trajectoires de l'inflation et de la croissance à moyen terme, "le Conseil a jugé que le niveau actuel du taux directeur de 2,25% reste approprié et a décidé de le maintenir inchangé", a-t-on indiqué dans un communiqué publié à l'issue de la 3ème réunion trimestrielle du Conseil de la Banque centrale.
En outre, le Conseil a noté, qu'après avoir évolué à des niveaux faibles en 2017, l'inflation a été en hausse sensible au cours des six premiers mois de l'année 2018, tirée par le renchérissement des produits alimentaires à prix volatils et des produits réglementés. L'inflation devrait connaître une décélération au cours du deuxième semestre pour terminer l'année sur une moyenne de 2,1%, avant de revenir à 1,2% en 2019, avec la dissipation de ces chocs, poursuit la même source, ajoutant que sa composante sous-jacente, qui mesure la tendance fondamentale des prix, continuerait à évoluer à des niveaux modérés, avoisinant 1% en 2018 et 1,2% en 2019, rapporte la MAP.
Par ailleurs, les dernières données des comptes nationaux relatives au premier trimestre 2018 font ressortir un ralentissement en glissement annuel de la croissance de 3,5% à 3,2%, recouvrant une décélération de 14,8% à 2,5% de la progression de la valeur ajoutée agricole et une amélioration du rythme des activités non agricoles de 2% à 3,4%. "Ces tendances devraient se poursuivre à moyen terme, la croissance nationale devant revenir, selon les prévisions de Bank Al-Maghrib, de 4,1% en 2017 à 3,5% en 2018 et à 3,1% en 2019", a ajouté le communiqué, précisant que la valeur ajoutée agricole s'accroîtrait de 5,1% cette année puis connaîtrait, sous l'hypothèse d'une campagne agricole normale, un recul de 1,6% en 2019.
En revanche, les activités non agricoles poursuivraient leur redressement, avec une croissance de 3,3% en 2018 et de 3,7% en 2019. Sur le marché du travail, la situation a connu une relative amélioration au deuxième trimestre en comparaison avec le même trimestre de 2017, selon BAM qui indique que l'économie nationale a créé 117.000 postes, dont 53.000 emplois dans les services. Tenant compte d'une entrée nette de 97.000 demandeurs d'emplois, le taux d'activité a poursuivi sa baisse pour revenir de 47,3% à 47%, tandis que le taux de chômage a reculé de 9,3% à 9,1%, avec toutefois une accentuation parmi les jeunes citadins de 15 à 24 ans à 40,5%.
Au volet des échanges extérieurs, les données préliminaires des huit premiers mois de l'année indiquent une poursuite de la dynamique des exportations, portée par l'amélioration des ventes du secteur automobile et des phosphates et dérivés, a noté la même source, ajoutant que leur progression atteindrait 8,2% au terme de cette année et devrait décélérer à 6,8% en 2019.
En parallèle, le rythme des importations devrait ressortir à 7,3% sur l'ensemble de l'année à la faveur d'une hausse des achats de biens d'équipement et d'un alourdissement de la facture énergétique, alors que ce rythme devrait ralentir à 3,4% en 2019. Pour leur part, après des augmentations notables en 2017, les recettes de voyages et les transferts des Marocains résidant à l'étranger (MRE) devraient connaître une quasi-stabilité en 2018 et s'accroître de près de 4% en 2019, estime la Banque centrale. Tenant compte d'entrées de dons des partenaires du Conseil de coopération du Golfe (CCG) prévues à 4,8 milliards de dirhams (MMDH) cette année et à 2,1 MMDH l'année prochaine, le déficit du compte courant se creuserait à 4% du PIB en 2018 et s'atténuerait à 3,7% en 2019, selon BAM qui table sur une quasi-stabilité des réserves internationales nettes à près de 240,8 MMDH à fin 2018. La couverture en mois d'importations de biens et services de ces réserves, qui atteindraient 252,3 MMDH au terme de 2019, se situerait ainsi à 5 mois et 10 jours puis à 5 mois et 18 jours respectivement.
Au plan monétaire, le cours du dirham s'est apprécié de 1,9% contre l'euro sur les 8 premiers mois de l'année et s'est déprécié de 0,9% vis-à-vis du dollar américain. Dans ces conditions, le taux de change effectif s'est apprécié, au cours du deuxième trimestre, de 1,4% en termes nominaux et de 0,9% en termes réels. Quant aux taux débiteurs, ils ont connu une baisse trimestrielle de sept points de base, tirée par celle des taux appliqués aux entreprises, avec en particulier un recul de 31 points pour les prêts accordés aux très petites, petites et moyennes entreprises, a précisé BAM, notant qu'en revanche, les taux appliqués aux particuliers ont connu une hausse de 31 points.
Concernant le crédit bancaire au secteur non financier, son rythme d'accroissement est resté quasi-stable d'un mois à l'autre à 3,5% en juillet et devrait terminer l'année sur une hausse de 4%, avant de s'accélérer légèrement à 4,5% en 2019.
Côté finances publiques, les données arrêtées à fin août 2018 font état d'un déficit budgétaire de 27,8 MMDH, en creusement de 1,9 MMDH par rapport à la même période en 2017, selon la Banque centrale qui indique que les dépenses globales se sont alourdies de 2,2%, reflétant principalement l'augmentation des dépenses de biens et services et des transferts aux collectivités territoriales. Parallèlement, la progression des recettes ordinaires s'est limitée à 0,4%, recouvrant une amélioration des recettes fiscales et une baisse de celles non fiscales. Dans ces conditions, la prévision de BAM pour le déficit budgétaire a été revue à la hausse à 3,7% du PIB en 2018. En 2019, ce déficit reviendrait à 3,3% du PIB, sous l'hypothèse de la poursuite des efforts de maîtrise des dépenses et de mobilisation des ressources.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.