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L'émissaire de l'ONU pour la Syrie annonce sa démission
Publié dans Libération le 19 - 10 - 2018

L'émissaire de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura a annoncé mercredi au Conseil de sécurité qu'il quitterait fin novembre ses fonctions "pour raisons personnelles", après "quatre ans et quatre mois" d'une mission qui le conduira la semaine prochaine, semble-t-il pour la dernière fois, à Damas.
L'annonce du départ de l'émissaire de 71 ans, qui s'est marié récemment, n'est pas une surprise.
Cela fait plusieurs mois que ce diplomate italo-suédois polyglotte et chevronné avait indiqué vouloir quitter ses fonctions au secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Depuis cet été, ce dernier est engagé dans la recherche active d'un successeur, selon plusieurs diplomates.
Depuis le début du conflit en 2011, deux autres émissaires ont déjà jeté l'éponge devant l'impossibilité de la tâche: l'ancien secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, remplacé ensuite en 2012 par l'ex-ministre algérien des Affaires étrangères Lakhdar Brahimi.
Lors d'une rencontre avec des journalistes, Staffan de Mistura a précisé que ses "raisons personnelles" étaient des "raisons familiales". "Ce n'est pas une question de santé", a-t-il précisé dans un sourire, assurant "ne pas être fatigué" après sa longue médiation.
L'émissaire a aussi annoncé au Conseil de sécurité qu'il se rendrait la semaine prochaine à Damas, à l'invitation des autorités syriennes, pour tenter de débloquer la question de la création d'un Comité constitutionnel chargé d'élaborer une nouvelle Constitution pour la Syrie.
La mise au point de ce Comité traîne depuis le début de l'année et s'est révélée particulièrement laborieuse. Devant des journalistes, Staffan de Mistura a précisé que Damas était le seul responsable du blocage actuel.
"J'espère pouvoir convoquer ce Comité en novembre", a déclaré au Conseil de sécurité Staffan de Mistura, sans donner de date. "Nous ne sommes pas prêts à convoquer ce Comité s'il n'est pas crédible et équilibré" entre le régime, l'opposition et la société civile, a-t-il cependant ajouté.
L'émissaire a aussi indiqué qu'il allait inviter les garants du processus de paix d'Astana --Russie, Turquie, Iran-- à venir à Genève "avant la fin du mois". Il a indiqué qu'il reviendrait en novembre devant le Conseil de sécurité pour rendre compte de sa visite à Damas et de ses entretiens avec Russes, Turcs et Iraniens.
Depuis septembre, Staffan de Mistura est soumis à une très forte pression des Occidentaux, notamment des Etats-Unis, de la France et du Royaume-Uni, pour convoquer le Comité avant fin octobre. Damas est seul responsable du blocage, estiment les Occidentaux.
"Il y a une fenêtre d'opportunité" pour avancer sur le processus politique qu'il ne faut pas manquer, a estimé devant des journalistes l'ambassadeur français à l'ONU, François Delattre. Son homologue britannique Karen Pierce a fait valoir devant le Conseil de sécurité qu'il n'y aurait pas d'aide des pays européens à la reconstruction de la Syrie tant qu'un processus de règlement politique ne serait pas engagé sérieusement.
"Il faut aider les Syriens à rétablir leur économie détruite par la guerre", a réclamé au contraire Vassily Nebenzia, ambassadeur russe à l'ONU, en demandant aux Occidentaux de "s'abstenir de poser des conditions et tout ultimatum".
Premier soutien de Damas, la Russie, qui préfère privilégier le retour des réfugiés en Syrie, avait souligné en septembre qu'il ne fallait pas précipiter les choses concernant la création d'un Comité constitutionnel. Moscou soupçonne les Occidentaux de vouloir par ce biais hâter un changement de régime en Syrie.
Selon les explications de Staffan de Mistura, le futur Comité doit compter 150 personnes: 50 proposées par le régime syrien, 50 par l'opposition et 50 par l'émissaire onusien.
Cette dernière liste vise à représenter la société civile syrienne et les Syriens ayant fui à l'étranger.
"Un groupe de quinze personnes (cinq pour chacune des trois listes) composera l'organe de rédaction d'une nouvelle Constitution", a-t-il précisé. "Le Comité pourrait travailler à Genève sous une présidence syrienne impartiale".
La composition de la troisième liste par l'ONU "provoque encore des questions" de Damas, a reconnu l'émissaire. Mais elle a été "élaborée prudemment" et a déjà été modifiée à plusieurs reprises. "Nous avons sollicité des experts syriens indépendants" et "près de la moitié de cette troisième liste est composée de femmes".
"Il ne faut pas qu'une partie domine le processus", a insisté le responsable de l'ONU.
Déclenchée en 2011, la guerre en Syrie a déjà fait plus de 360.000 morts, tandis que plus de la moitié de la population a été déplacée ou a dû quitter le pays.


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